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[OC History/Back to the Past] Psychopath Dollhouse 1/2

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Mad Demonheart
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Dim 21 Fév - 22:49
Disclaimer: Attention avant de lire, présence d'INCESTE et de Yandere, donc soit-dit en passant contenu violent! Je préviens à l'avance pour ceux qui n'aiment pas ça ou qui sont facilement choqués (je présume), surtout que c'est l'une des rares fois ou j'écris sur un couple hétéro (et psycho). Ah, et c'est un OS en 2 parties! C'est tout pour moi, merci. Bonne lecture à vous!
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<< - Maintenant que j'y pense, je n'ai jamais entendu ton histoire...
- Eh bien, celle de Pupp' et la mienne sont liées.
- Ça, je m'en doutais bien. Alors, elle est comment?
-...Je ne sais pas comment la juger.
- Personne ne peut juger son histoire, comme moi je ne me permettrais pas de le faire avec toi.
- Toujours aussi fidèle à toi-même! Enfin...Je ne suis pas sûre que tu veuilles écouter une aussi vielle histoire.
- Pourquoi? Ça m'intéresse.
- Personne ne doit savoir. Jamais personne. Tu m'entends?
- Eh bien, c'est assez radical. Mais je suis prête à l'entendre. Toi, es-tu seulement prête à la raconter?
- Cela fait si longtemps j'ai l'impression...J'ai bien peur de ne pas me souvenir de certains passages...
- Fais du mieux que tu peux, je te fais confiance!
- Oui, je vais essayée...Merci...>>

L'autre personne ne rajouta rien de plus, impatiente d'entendre ce que la belle jeune fille en face d'elle avait à dire. Cette dernière hésita un peu avant de se lancer. Quitte à raconter son histoire, faisons-le dans les grandes lignes. Elle n'omettrait aucun détail. Désormais, plus rien n'avait d'importance, que le seul fait de confier ce si lourd secret qui pouvait changer une vie, comme ils ont scellé la leur.
Ainsi commença-t-elle son récit.
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Venez découvrir l'histoire des mystérieux personnages du monde merveilleux et enchanteur, mais aussi dangereux et mortel qu'une dague empoisonnée de Mad Demonheart...

Once Upon A Time...

"Du temps, des châteaux médiévaux, ou la magie était encore présente sur les terres (ce qui d'ailleurs, ne changera jamais), dans les sombres contrées d'Hurely naquirent des jumeaux, une fille et un garçon.
Leurs parents, après leur naissance, étaient déconcertés. Normalement, ils ne devaient pas avoir deux enfants. De plus, l'originel n'était rien de plus qu'un simple accident...
Mais cela ne devait pas se savoir. Ils étaient bien trop riches et respectables pour que cela se sache. Ce sont en partie d'honnêtes gens, du moins, d'apparence.
Ainsi vécurent-ils dans la crainte pendant les premières années de leurs enfants. Mais ce n'est pas sur les adultes que nous devons nous pencher.
Tournons cette page anecdotique et lisons plutôt la suite..."
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<< - Je vois la tête! Je la vois! Continuez de pousser, Madame!>>

La dame en question était actuellement allongée, les jambes pliées dans le but d'accoucher, le corps trempé de sueur. Elle n'en pouvait plus, la souffrance était intense. Mais pourtant, elle continuait de pousser, même si c'était dans le but de faire naître un enfant indésirable.

<< - Allez-y, Madame, vous y êtes presque! Encore un effort!
- Je...Aaaagh! Je n'en peux plus...Juste...C'est...C'est trop...!
- Allez, courage Madame! Je sais que vous en êtes capable!>>

La "très prochainement future" mère rassembla ses dernières forces et poussa d'un coup, forçant un maximum pour éjecter littéralement le nouveau-né hors de son corps. Enfin, elle ne sentit plus rien à l'endroit même ou une vive douleur se trouvait auparavant. Exténuée et haletante, elle demanda à voir son enfant. La sage-femme le lui tendit fièrement en souriant de toute ses dents. Elle lui annonça avec sincérité que c'était un beau garçon vigoureux. Celui-ci hurlait encore d'ailleurs, après avoir inspiré pour la toute première fois. La nouvelle maman ne put s'empêcher de sourire à la vue de l'enfant à qui elle venait de donner naissance. Elle se tourna vers son mari, radieuse. Lui aussi souriait, mais de manière plus crispée.

<< - Comment allez-vous l'appelez?
- On ne sait pas encore, nous n'avions pas réfléchi à un prénom juste avant l'instant...Comment voudrais-tu l'appeler, chérie?
- J'ai pensé à le nommer "Puryo". Ce prénom te plaît-il?
- Tous me conviendront, tant qu'ils te plaisent, ma tendre épouse.
- Oh merci! Tu as entendu, petit bout de chou? Escompter ce jour, tu t'appelleras Puryo!>>

A ces mots, le bébé gazouilla joyeusement, arrêtant momentanément de pleurer. Une chose presque irréel se produisit alors. La sage-femme venait de déposer doucement au creux de la poitrine de la dame son nourrisson, mais au moment ou se dernier fut lâché dans les bras de sa mère et complètement à sa merci, une décharge électrique sembla traverser son corps et frapper celui de sa maman, et tout ça à un endroit bien précis. La femme fut prise d'une vive douleur à l'endroit ou elle avait perdu du sang quelques minutes auparavant. Suite à cela, elle remarqua pendant une fraction de seconde que les yeux de son fils venaient de s'ouvrir en grand. Ce qui était effrayant, c'est qu'il paraissait entièrement noir, sans qu'il n'y est à l'intérieur une once de blanc autres que les reflets des flammes des chandelles, ou celui d'une lanterne. Ces contractions reprirent et l'agitèrent, la faisant gémir de douleur. A côté d'elle, l'autre jeune femme porta une main à sa bouche, surprise et inquiète.

<< - Que se passe-t-il, Madame?
- J'ai...J'ai mal...!
- Se pourrait-il qu'il en reste un?...Cela n'était absolument pas prévu!
- Attendez! Vous êtes en train de dire qu'il réside encore un autre enfant au sein de mon épouse?!>>

L'autre ne répondit pas dans l'immédiateté, mais se précipita au chevet de la jeune maman en difficulté. Elle la somma de pousser, de faire les mêmes choses qu'elle venait de faire il y a à peine quelques minutes. Comme elle le pensait, une tête sortit effectivement de l'orifice de la dame. La sage-femme l'attrapa à deux mains avec douceur, et encouragea l'autre afin qu'elle continue de pousser.
Elle finit par extirper le corps de l'autre bébé avec quelques peines, mais sans de trop grands problèmes. Elle remarqua immédiatement que celui-ci était en fait une minuscule petite fille. Tout comme son jeune frère, elle le nettoya aussitôt et l'emmaillota dans des larges bandelettes de lin, avant de le poser auprès de la jeune femme alitée. Les deux bambins se blottirent contre elle, mais à sa grande surprise et sous ses yeux horrifiés, ils se joignirent les mains, de sorte qu'ils enserraient leurs fins doigts, sans se lâcher.
La soignante qui assistait à toute la scène fut comme frappée par la foudre face à cet étrange lien. Elle commenta la scène en un souffle:

<< - Ceci est un signe divin: Vos enfants auront un avenir qui sera lié perpétuellement, et ils partageront une relation de proximité très intimes et fusionnelle!>>

Les deux parents étaient stupéfaits. Mais plus encore que la stupéfaction, c'était l'effroi qui était gravé sur leur visage. La mère ne pouvait enlever l'image de son fils aux yeux noirs ébènes, sans le blanc des yeux si caractéristiques. Elle se dit, que, peu importe que leurs destins soit liés, ils sont maudits et auront probablement un avenir très noir.
D'ailleurs, eux, ils ne voulaient pas de ces enfants. Mais ils continuèrent de faire bonne figure face à l'autre femme présente qui ne pouvait s'empêcher de s'extasier sur les jumeaux.
Un coup de tonnerre retentit pendant un moment, et des ombres fort différentes de la réalité s'affichèrent temporairement sur les murs. On pouvait surtout voir notamment les silhouettes des deux parents reliés par des longs fils fins accrochés à de tout aussi minces doigts, appartenant à deux jeunes personnes, l'une féminine et l'autre masculine. Et autour d'eux, un amoncelas de personnes que l'on pourrait prendre pour des cadavres, mais les fils démontraient que ce ne pouvait être que des marionnettes, mannequins et poupées.
Le flash blanc éclatant partit, seul restaient la faible lueur des bougies, et celle, plus étendue de la lanterne. Personne n'avait pu voir cette promesse d'avenir bien sombre qu'abritait la destinée des deux nourrissons qui ressemblaient actuellement à des chérubins. Pas même la mère, qui habitait pourtant de sombres interrogations s'avérant vraie pour un futur proche.
Personne ne savait encore qu'ils allaient tourner ainsi. Personne n'aurait pu le savoir.
L'image de deux adolescents, un garçon et une fille s'embrassant courut sur les beaux murs légèrement décrépis. Non, personne ne saurait jamais...
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Ma vraie venait de commencer...Et ma chute avec...

Dalia tira de toutes ses forces pour faire remonter tant bien que mal le lourd seau d'eau, sans pouvoir le faire bouger d'un pouce. Elle avait les bras trop faibles, aujourd'hui. Elle ne pourrait rien faire de plus. Mais elle persistait dans sa tâche. Si elle ne rentrait pas avec ce liquide si important pour sa famille, elle serait encore frappée à coup de ceinture. Et c'est lui qui recevra son châtiment car il s'interposera entre eux, comme d'habitude. Et que, comme toujours, c'est lui qui gardera les plus profondes cicatrices et le plus grand nombre, et qui gardera avec lui la rancœur de ses parents. Et elles mettront longtemps à guérir en plus...
Cette situation impossible qu'elle vivait la faisait souffrir plus qu'autre chose. Mais elle ne pouvait se plaindre! Ses géniteurs lui fournissaient un toit pour vivre, et de la nourriture, bien que c'était eux mêmes qui étaient chargés d'aller la chercher et parfois, et même assez souvent, de la subtiliser à des étalages du marché. Habiter dans la citadelle n'était pas certes de tout repos, elle le concevait. Mais habiter en bordure de celle-ci comme en bordure de forêt, ou se profilait au loin (pas si loin que ça, d'ailleurs) la campagne était encore plus irréel. Et dangereux pour ceux qui ne connaissaient rien à cette vie active et éreintante. Enfin, épuisante pour eux, les enfants de la maison!
Leurs parents ne bougeaient même pas le petit doigt pour les aider. Toujours les mêmes excuses, les mêmes affaires, arguments, la même rengaine.
Et toujours cette menace de les mettre à la porte s'il n'accomplissait pas leur travail quotidien. Quel ennui! Dalia, elle, rêvait des belles robes qui lui arrivaient de voir parfois sur le corps de jeunes filles de son âge, leurs toilettes impeccables et irréprochables lui faisant terriblement envie. Elle désirait ardemment pouvoir elle aussi se farder les joues, et ce sublime maquillage qui mettait si bien en valeur les jolies frimousses fraîches et vivantes des adolescentes telle qu'elle. Elle aimerait tellement pouvoir elle aussi être parée de riches bijoux au cou, lui couvrant ses poignets fins, ses doigts minces et son cou gracile! Oui, elle voulait ressembler à ses jolies bourgeoises qu'elle croisait dans les faubourgs de la cité, si belles dans leurs tenues et sous leurs couches de maquillage qui les faisaient ressembler à des jolies poupées de porcelaines, presque des princesses!
C'était son rêve, ce beau rêve de princesse parfaite.
Comparées à toutes ces jeunettes qui se pavanaient sous leurs beaux atours, elle ne possédait que des vêtements d'une simplicité déconcertante, parfois médiocre. Des tenues simples, des robes de paysannes sans aucun ornement, qui possédait seulement un simple corset parfois décolleté, qu'elle portait avec beaucoup d'humilité. Elle, elle n'avait rien pour elle. Ces cheveux étaient ternes et sans éclat, et ses yeux autrefois verts cuivrés, légèrement mordorés et si brillants, étincelants de vie avaient perdu ces étincelles qui leurs étaient propres, cet éclat scintillant qui faisait aussi luire ses cheveux.
Pourtant, elle restait belle. Mais ce n'était plus la même beauté, celle qui faisait tourner bien des têtes dans sa jeunesse. Cependant, une seule personne ne cessa jamais de l'aimer, même en l'ayant connu sous un autre jour. Mais ça, elle ne le saurait que bientôt.
Dalia à ce jour n'avait que cinq ans. Et à cinq ans, elle devait déjà travailler au compte de ses parents. Malheureuse vie qu'elle possédait! Mais elle ne pouvait que se plaindre et se lamenter, pleurer sur son sort. Et avec elle, son frère pleurait.
Il la suivait toujours, jusque dans ces coups les plus tordus. Et il se montrait si tendre et affectueux envers elle...Un sourire naquit sur ses lèvres minces et délicatement rosée. Un de ceux qui étaient rares, et qu'elle montrait très peu. Il était doux et gentil, patient avec elle. Ce pouvait-il que cela cache quelque chose de plus profond? Elle ne le savait pas encore, mais elle commençait à y percevoir un mot. Une sensation sur laquelle elle ne pouvait pas encore mettre de nom.
Un brusque mouvement attira son attention, manquant de lui faire lâcher la corde. Des mains vinrent se poser sur son regard, qui survolait jusqu'alors la clairière, paniqué.
Des mots furent soufflés au creux de son oreille, la faisant sursauter. Elle frissonna.

<< - Qui est-ce?
- Ne me fais pas marcher, Puryo. Je sais très bien que c'est toi. Il n'y a que toi pour t'aventurer ici, à cette heure matinale.
- Tu n'es pas drôle!
- Et c'est quand même toi qui es censé être né en premier. A se demander ou va le monde. Mère Nature, dans sa grande bonté, m'a-t-elle donc donnée cette intelligence qui te fais actuellement défaut?
- Non, je l'ai déjà. C'est juste qu'elle fonctionne plus lentement, j'imagine.
- Tss...Tu tombes bien! Je vais avoir besoin de ton aide.
- Je ne suis pas sur de le vouloir...
- Allez, ça ne prendra que quelques secondes! Et puis, tu ne vas pas laisser ta jeune sœur en détresse!
- Non c'est vrai. Je ne peux rien te refuser quand tu m'offres ce visage! (Il lui tira la joue affectueusement et sa jumelle grimaça) Que veux-tu que je fasse?
- Ça ne se voit pas? J'essaie de tirer la corde pour faire remonter le sceau, mais je n'y arrive pas! Il est beaucoup trop lourd!
- Trop lourd pour toi? Ça m'étonne! D'habitude, tu arrives toujours à le faire monter sans mon aide...
- Êtes-vous sûre que ce n'est pas pour que je m'empare de votre taille et fins bras, belle dame?>>

A ces mots, la petite paysanne rougit et détourna le regard, lui faisant signe de se taire. Son frère sourit, non-content de la réaction de sa jumelle, et s'approcha doucement d'elle. Il colla son torse contre son dos, et joignit doucement ses mains à celles de sa cadet de quelques minutes seulement, les maintenant fermement. La gamine ne pu s'empêcher de frissonner allègrement en sentant la proximité que son frère avait avec elle. Elle n'osa pas se tourner vers lui, mais sentit son regard la brûler par derrière. Elle ne bougea toutefois pas non plus, savourant l'étreinte de son frère le plus longtemps qu'elle pouvait sans pour autant s’acquitter de sa tâche. Aucun d'entre eux ne faisait le moindre geste, et s'attardait sur la chaleur de l'autre et celle qu'il ressentait étrangement au niveau du cœur. Finalement, ce fut le garçon qui se résolu à parler, s’arrachant au confort et à la douce tiédeur de l'instant, faisant revenir sa sœur et la raison, ce qui acheva de la réveiller complètement.

<< - Bon alors, ce n'est pas tout ça mais il faudrait bien remonter le sceau un jour, sinon, père va encore nous latter sévèrement le derrière! Et tu connais bien père...
- Oui, bon...Aide-moi au lieu de rouspéter!>>

L'enfant pesta un peu pour la forme en tirant de toutes ses forces sur la corde, la faisant bouger petit-à-petit avec l'aide de son jumeau. Cette activité qui lui occupait les bras et l'esprit était une distraction bienvenue pour lui faire oublier l'événement précédent mais elle n'y arrivait pas. En réalité, et bien que la jeune fille ne veuille surtout pas se l'avouer, le câlin que son  "grand-frère" et elle avaient partager l'avait troublée à tel point qu'elle en paraissait bouleversée.
A vrai dire, elle semblait toute retournée...
Ça lui avait paru à la fois si naturel et si étrange...Et puis, le contact de ces mains chaudes sur sa peau nue et pâle l'avait presque électrisée. L'espace d'un instant, elle crut qu'elle allait s'effondrer ou bien lâcher un son, qui, elle devinait, se serait avéré très gênant. Elle s'était donc mordu les lèvres, presque jusqu'au sang.
Elle tira toujours plus sur le l'épaisse corde de chanvre, tant et si bien qu'elle crut un moment qu'elle allait se déboîter l'épaule, ou se casser un bras sous la pression. Mais il ne se passa rien de cela. Le seau parvint enfin en haut du puis, et la jeune fille le saisis non sans mal, tentant de le transporter avec elle.
Son frère l'aida à le poser sur le sol avec délicatesse, avant de constater ce qui alourdissait autant l'objet rempli du liquide cristallin.
Des cailloux lisses et brillants, qui semblaient polis tapissaient le fond de métal luisant, quelque peu rouillé. Ils scintillaient tels des joyaux à la lumière, brillant d'un éclat irisé, laissant à penser que c'était des pierreries rares qu'ils venaient de trouver là. Peut être même des diamants bruts, va savoir. En tout cas, Diable que cela pesait lourd! Tout content de leurs trouvailles, la jeune fille dénoua les langes qu'elle portait autour de son cou pour les protéger du froid et en enveloppa soigneusement les belles pierres, en improvisant rapidement un baluchon qu'elle tendit à son jumeau.
Celui-ci le saisit, les yeux brillants, avant de lui décocher un sourire étincelant, ce qui eut pour effet de faire rougir la jeune fille, qui maugréa un peu en l'invectivant à se dépêcher avant d'arriver en retard, et d'être accueilli à la maisonnée par des coups de bâton.
Pierre regarda avec beaucoup de curiosité et d'incompréhension le comportement de Dalia, qui l'intriguait beaucoup. Il s'était grandement modifié ces derniers temps...Il essayait de comprendre, en vain. Ceci le dépassait pour le moment, mais il se promit d'y songer et de réfléchir à ça plus tard.
Après tout, jamais il n'aurait pu prévoir que cela déraperait de cette façon...
Non, jamais...
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Je me rappellerais toujours de ce jour décisif qui marqua un tournant de ma vie...

Son visage se reflétait dans la flaque d'eau. Elle s'attarda un moment devant, constatant que ses cheveux avaient encore poussé, ce mois-ci. C'était incroyable la longueur qu'ils pouvaient gagnés en si peu de temps! Elle soupira. Ses taches de rousseur étaient partiellement réapparue sur ses joues légèrement rosies, ne faisant qu'accentuer le charme de son beau visage poupin.
Mais comparé à cela, ces yeux restaient toujours ternes et sans vie, aussi froid que la mort. Rien d'autre n'y brûlait qu'une lueur de chagrin, une flamme de tristesse. Elle se contempla un moment, se perdant dans son propre regard, avant de soupirer et se détourner à nouveau. Encore en un soupir...Elle ne faisait que ça ces derniers temps, toujours pour un rien...
Elle ne se reconnaissait plus comme son frère le lui avait dit.
Elle avait désormais neuf ans, bientôt dix, et ses activités quotidiennes s'étaient encore accrues. Elle ne pouvait plus vivre à un tel rythme, avoir ce train de vie si épuisant...Pas plus tard qu'hier, elle éprouvait de la difficulté à se lever et à marcher, après s'être couchée très tard suivant une journée plus qu'épuisante, mais tout les matins, c'était la même routine. Et elle ne pouvait si dérober. Elle était en train de mourir à petit feu! Mais rien n'avait changé, et rien ne changera jamais...Probablement.
Oui, elle avait maintenant neuf ans. Et ces désirs, ces rêves et espoirs plus ou moins "heureux" n'avaient pas changés d'un seul pouce, mais elle s'était bien rendue compte de certaines choses. Même si ces belles robes richement ornées de décorations d'or et d'argent scintillants, ces magnifiques diamants et ces autres métaux rares et précieux, sa robe était bien plus efficace et plus confortable, ne la contraignant pas dans sa vie de petite fermière, et elle ne s'en plaignait presque pas (du moins pas publiquement) en toute bonne paysanne.
Elle voyait bien qu'elle, elle savait ce qu'était la vraie vie, la réalité aussi triste et dure soit-elle contrairement à toutes ces jeunes écervelées sans aucune expérience de la vie. Elle était bien plus réaliste, bien plus ouverte et terre-à-terre, comparée à ces jeunes filles qui se comportaient comme des poules aux œufs d'or en se pavanant comme des coqs, sans regarder une seule seconde la misère du monde ou s'apitoyer rien qu'un instant sur la pauvreté de beaucoup d'êtres vivants telle qu'elle. Elle le savait au fond, toutes ces richesses étaient empoisonnées, des choses qui t'éloignaient du bon sens et de la raison sans que tu ne le vois, et qui t'enivrais au point de t'en faire tourner la tête avant que l'on te dépossède de tout ce que tu aimais, et qu'il ne te reste rien que se tas d'or, à la fois cause et victime de avarice, qu'on finira bien par soustraire à tes soins, lui aussi.
Mais...C'était très tentant de céder au moins une fois à cet appel, qui résonnait si fort dans ses oreilles à certains moments...Et puis, pourquoi ne pas se laisser faire au moins une fois...?
S'abandonner à ces douceurs étincelantes...
Enfin, cela ne comptait pas...Il lui restait quand même la prunelle de ses yeux. Un sourire naquit doucement sur ses lèvres à ses pensées. Ses poupées étaient elles aussi toute sa vie. Elle ne pourrait jamais s'en remettre si l'on venait à les séparer de sa personne. Il n'empêche que pour elle, ces dernières était des véritables modèles de beauté. Et puis, elles n'étaient pas dotées de mauvaises intentions, ou de mauvais sentiments. Elles étaient parfaites. Sa famille parfaite.
C'était sûr et certain. Elle ne pouvait rêver meilleure famille qu'une inanimée, qu'elle pouvait modeler à sa manière, et la faire vivre comme bon lui semblait, comme elle l'avait toujours voulu. Sans se gaver de choses inutiles, de richesses inavouables, d'actes répréhensibles innommables.

<< - Dalia, as-tu fini de rêvasser?!
- Ah! Mère, veuillez me pardonner, je vous en prie! Je ne faisais pas attention au temps qui passait...
- Dépêche-toi d'aller chercher de l'eau! Et ramène m'en quatre seaux pleins, car je vais devoir faire...Ou plutôt, tu devras faire la lessive!
- Oui, mère. D'accord, mère...
- Et regarde moi dans les yeux quand je te parle! On ne se comporte pas comme ça en société!
- Certes, mère. Je vous demande pardon et vous présente mes plus sincères excuses.
- Allez, va! Que ton père et moi puissions être fiers de toi!>>

Être fier d'elle. Hmpf! Quelle plaisanterie! La belle brune aux yeux mordorés partit vers le puits en récupérant les sceaux au passage, la mort dans l'âme. Elle allait faire ce qu'on lui demandait, encore une fois sans songer à se rebeller, en respectant les volontés de sa mère, la dictatrice intraitable. De toute façon, ne pas respecter ses ordres lui était impossible. Elle aurait beaucoup trop à perdre, et elle n'oserait jamais faire un geste aussi insensé! Au fond, elle était coincée dans cette vie de petit oiseau en cage, mais elle n'était certes pas dans une prison dorée. Et pourtant, elle aimait sa mère. Oui, mais pas d'un amour neutre, normal. Non, elle avait même l'impression que celui-ci la rendait folle. Qu'il venait germer en elle les graines de cette folie, celle du désespoir qu'il regardait s'accroître au fil des jours...
Parfois même, une voix dans sa tête la poussait à des choses qu'elle ne comprenait pas. Elle était encore trop jeune pour savoir ce qu'on attendait d'elle. Mais peu importe.
Dalia se rendit au puits et y puisa le fluide clair et pur, l'une des rares choses qui n'était pas encore souillée par la main de l'homme, bien qu'elle doutait qu'un jour ce liquide gagnerais le goût ferreux de l'objet qui servait à en tirer un peu.
Seulement, elle commença à faiblir à l'avant dernier récipient, et ses bras se dépourvoient lentement de leur force. Elle s'imagina un instant appeler son cher frère à la rescousse, mais elle refusa de le déranger, gardant avec elle le peu de dignité et de fierté qu'elle avait, aussi pour ne pas lui faire encourir une possible punition pour avoir abandonné son travail actuel. Elle rassembla donc son courage et puisa dans un ultime regain d'énergie pour faire jaillir l'objet qui s'éjecta littéralement hors du petit trou de pierre moussue et craquelée. Heureusement, il avait perdu peu d'eau, ce qui rassura un tant soi peu la jeune fille. Mais son regard se porta sur le dernier, qu'elle n'avait pas encore utilisée. Elle devait faire un choix. Devait-elle désobéir à sa mère pour la toute première fois, ou mettre sa vie et sa santé déjà assez mal en point en jeu?
Son dilemme fut vite réglé. Elle accrocha la anse à la corde, avant de le faire descendre lentement dans les profondeurs abyssales. Puis, une fois qu'elle fut certaine qu'il était bien rempli, et à l'aide de la poulie grinçante, qui maintenait tant bien que mal le bout de chanvre, soutenu par une poutre, elle rassembla ses dernières forces et tira. Mais sa force ne fut pas suffisante, et, à son plus grand malheur, la corde lui échappa des mains, et le sceau plongea dans le puits, trouant la surface de l'eau plusieurs mètres en contrebas. L'enfant était horrifiée. Qu'allait-elle dire à sa génitrice, maintenant?

Elle se pencha au dessus de l'abîme, sans remarquer l'ombre qui se profilait dans les arbres derrière elle.
Elle semblait captiver par l'onde noire qu'elle entrapercevait dans l'obscurité du trou noir. Des bruits de gouttelettes, et d'autres, plus inquiétant et effrayants, comme les murmures de fantômes de jadis flottèrent dans les abysses, remontant lentement à la surface et titillant l'ouïe délicate de la jeune fille. Celle-ci se pencha un peu plus au dessus du muret, allant même jusqu'à décoller ses pieds du sol.
Quelqu'un tapota alors sur son épaule, et Dalia, prise d'une peur incontrôlée et dans un mouvement de panique, bondit en faisant volte-face. Et ainsi, sans même se rendre compte de quoi que ce soit, tout s'étant passé trop vite pour qu'elle le sache, elle tomba dans le gouffre noir qui se referma sur elle. Le cri de son frère qui la vit sombrer dans le vide sous ses yeux, après lui avoir fait savoir qu'il était là, fut déchirant. Il ne put réagir, mais entendit parfaitement le long cri de sa jumelle qui mourut au moment ou celle-ci s'écrasa dans l'onde glacée, trouant la surface dans un bruit caractéristique qui parvint nettement aux oreilles de Puryo, brisant son cœur dans sa poitrine.
Il sut qu'elle avait le souffle coupé car l'air lui manqua dans ses poumons, et une atroce brûlure lui dévorait le dos autant que le froid mordant qu'il ressentait à présent. Ça avait toujours été comme ça, il partageait un lien privilégié avec sa sœur. Apparemment, ce devait être ainsi depuis sa naissance, aux dires de ses parents. Mais sur l'instant, ce n'était pas la source d'inquiétude principale. Il sentit ses forces s'amenuiser et sa vision se brouiller, devant floutée. Il comprit immédiatement que la fillette était en train de perdre conscience! Et c'était fortement déconseillé dans l'eau (surtout glacée) car on risquait de se noyer!

Il comprit qu'il devait faire vite. Il n'avait pas de temps à perdre. Il devait faire preuve d'ingéniosité, car il n'aura jamais le temps d'aller chercher des secours, sa maison étant trop loin du puits, le temps qu'il revienne avec des renforts, elle serait déjà morte! Quand à la citadelle, elle était quasiment à l'opposé d'ici! Il ne fallait pas tergiverser, le pauvre petit garçon devait impérativement trouver un moyen dans les prochaines minutes de sortir sa jumelle de l’abîme sombre.
Miraculeusement, ces neurones fomentèrent un plan à la vitesse grand V qu'il s'empressa d'accomplir. Ainsi n'hésita-t-il pas à ce mettre lui-même en danger en descendant le long de sa corde, qu'il avait attaché à une grosse pierre non loin du récipient. Il craignait juste que la corde ne cède, sous leur poids mutuel. Mais heureusement, rien de tel ne se passa. Aussi noua-t-il avec soin et douceur, mais fermeté un la corde autour de la fine taille de sa jumelle, qu'il compléta par un nœud coulant, avant de ramper le long de l'épais morceau de chanvre et de s'extirper du puits. Il alla ensuite détacher la corde, puis revint vers le point d'eau, toujours aussi terrifié, mais empli de courage et d'une nouvelle assurance. Il fit remonter à la seule force de ses bras sa sœur sans grande peine, animé d'une nouvelle volonté puissante et inébranlable, violente et farouche. Il y met tellement de cœur qu'il manqua de la faire elle aussi passer par dessus bord, mais il parvint à se maîtriser.

Il finit par la déposer sur la terre ferme, et s'agenouilla près d'elle. Elle était toujours évanouie, mais il se doutait qu'il devait faire quelque chose pour parvenir à la maintenir en vie et avoir la chance et l'espoir de la voir se réveiller un jour. Il s'appliqua à faire un massage cardiaque à la jeune fille, lui faisant cracher toute l'eau qu'elle avait ingurgiter dans son plongeon magistral. Mais c'était loin d'être suffisant. Le jeune garçon comprit qu'il manquait quelque chose. Comme...De l'air, pensa-t-il en suffoquant. Il lui fallait de l'oxygène!
Et la seule manière de lui en donner, c'était...Bon. Il DEVAIT le faire. Mais il hésitait, étrangement. Sans savoir pourquoi, cette idée le gênait, et bien que ce soit pour sauver la vie de sa sœur, il en mourrait d'envie depuis bien longtemps en vérité. Oui, il avait plusieurs fois rêvé de l'embrasser, bien qu'il refusait de se l'avouer et d'assumer la chose.
Mais il le fallait bien! Il prit sa décision, et se pencha résolument sur le beau visage endormi de la secrètement belle de ses rêves, posant avec une infinie douceur ses lèvres sur les siennes. Il lui expira de l'air, lui envoyant l'oxygène salvateur, qui emplit de nouveau ses poumons auparavant noyés. Pendant qu'il accomplissait cette besogne, il se mit à songer à la relation qu'il partageait avec elle. Au fond, il l'aimait vraiment beaucoup. Peut être était-ce normal pour des jumeaux, leur relation devait être un peu plus que le simple amour fraternel. Mais son comportement bizarre, et ses gestes de plus en plus empressés à l'égard de Dalia au fil du temps lui montrait bien que tout cela était bien plus profond.
Peut être même que ça dépassait le stade du simple amour fraternel. En fait, il en était même certain. C'était beaucoup plus loin que ça...Ce n'était pas qu'une relation intime et fusionnelle entre frère et sœur, ni entre "moitié", mais bel et bien un amour véritable. Le véritable amour...Il l'avait trouvé. Il ne pouvait plus se le cacher, maintenant qu'il avait vu son amour secret tombé dans ce gouffre de silence et de vide. Il ne devait pas le lui cacher, car, peut être que même si maintenant pourrait être trop tôt, demain ce sera peut être trop tard. Et cet incident ne pouvait qu'appuyer ses sages paroles. Il devait donc lui avouer ses véritables sentiments avant qu'il ne soit trop tard pour le faire savoir à la principale concernée, médita-t-il.

Il continua de lui fournir de l'air avant de se retirer quand il sentit qu'elle était sur le point de se réveiller. Il ne se trompait pas. Dans les secondes qui suivirent, la jeune fille se réveilla en toussant et crachotant. Elle inspira une grande goulée d'air, à la fois pour respirer pleinement et se prouver qu'elle était bien en vie. Elle papillonna violemment des paupières, scrutant les moindres recoins de la clairière ensoleillée, avant que son regard ne s'arrête sur son cher et tendre jumeau.
Elle eu un peu de mal à discerner ses traits sous le froid soleil de cette matinée de printemps, mais le nuage qui vint le couvrir lui permit d'y voir plus clair...Et par conséquent, de mieux distinguer le visage de son frère en détail. Son visage paniqué était marqué par l'horreur, et ses traits étaient figés. Des rides d'inquiétude ou de colère, elle ne savait pas, barrait son front. Dans ces yeux brillait une lueur de panique et...une étincelle d'un sentiment qu'elle avait déjà vu plusieurs fois dans son regard, et parfois même dans le sien, mais qu'elle reconnaissait à peine.
Pourtant, si ses souvenirs étaient bons, elle avait cette petite étoile...à chaque fois qu'elle pensait à Puryo. Gloups.
Elle détourna automatiquement le regard, les joues rouges. C'est alors qu'elle prit conscience de la position assez équivoque dans laquelle ils se trouvaient, et elle rougie encore plus. Elle grommela à son jumeau une vague réponse à sa question muette se lisant dans ces magnifiques iris avant de tenter de le repousser, mais il resta fermement planté là, les pieds et bras ancrés dans le sol, bien décidé à ne pas se laisser faire. Dalia déglutit. Elle tenta de se glisser avec l'agilité et la souplesse d'un chat sous le corps de Puryo, mais ce dernier la retint en plaquant ses poignets et les maintenant au sol avec ses deux mains, et colla son bassin contre celui de sa sœur. Ce geste lui procura une intense chaleur et des papillons naquirent au creux de son bas-ventre, venant lui chatouiller les intestins en les frôlant de leurs ailes de lumière si délicates. Il vit les joues de Dalia chauffer et son visage devenir écarlate, ce qui le fit sourire. Finalement, peut être que ses sentiments une fois dévoilés s’avéreraient réciproques...
Sa sœur ne se débattait pas, mais le regardait fixement cette fois-ci, un air de reproche dans son regard, qui disparut graduellement face à celui, intense, du garçon. Ils se noyèrent dans les yeux de l'autre, n'osant pas troubler le silence des lieux.
Enfin, Puryo prit la parole, le cœur battant.

<< - Dalia...Écoute, si j'ai agis ainsi, c'est dans le but de te confier quelque chose d'important. Quelque chose...qui me tenait à cœur, et dont j'aimerais impérativement te faire part.
- Cela ne peut vraiment attendre que nous soyons rentré et en meilleur état?
- Je veux le faire maintenant, car, peut être qu'aujourd'hui, il est trot tôt, mais que demain, il sera trop tard...
- Je t'écoute, fit-elle en un souffle.
- Eh bien voila...C'est...C'est un peu dur à expliquer...Je...
- Prends ton temps, surtout. Ne te presse pas.
- Donc...Euh...Bon, allez je me lance! Je crois que je suis amoureux de toi>>, débita-t-il d'une traite.

La jeune fille en dessous de lui ne crut pas avoir bien entendu. Qu'avait-il dit?
Pendant que ses joues se colorèrent à nouveau d'une jolie teinte framboise, elle le contempla avec incrédulité et d'incompréhension. Il rouvrit la bouche pour s'expliquer un peu mieux et en détail avec plus de liberté, le plus dur étant passer. Mais pas le plus gênant...

<< - Écoute, ma Dalia...Depuis ma plus tendre enfance, je suis toujours fourré avec toi. Je t'ai toujours suivi partout, jusqu'à tes idées les plus folles sans jamais me plaindre ou presque. Et j'ai toujours éprouvé une très grande affection envers ta personne...(Il hésita, cherchant ses mots. Sa jeune sœur l'invita d'un regard à continuer) Mais depuis quelque temps, même deux ans déjà dirais-je, j'ai commencé à te regarder différemment. Pas comme le ferait un frère, mais plus comme le ferait un homme. Enfin, un garçon...C'est compliqué à expliquer, vois-tu...Disons que maintenant, j'ai des réactions bizarre en ta présence, et quelque chose me dit que tu ressens la même chose, à tes rougissements incontrôlés, mais...Chaque fois que je suis proche de toi, je ne peux m'empêcher d'avoir envie de te serrer dans mes bras. Chaque fois que tu me touches, j'ai l'impression d'être brûlé vif à l'endroit ou ta peau est en contact avec la mienne. A chaque frôlement, chaque caresse de ta part, j'ai des papillons partout dans le ventre et...Chaque fis que je te regarde, je me noie toujours dans tes yeux, et...je meure d'envie de te serrer dans mes bras.
-...
-...Je...Je...Je t'...Je t'aime!
-...Quoi?
- Je t'aime Dalia, dit-il sans se décourager.

La jeunette était abasourdie, elle n'en croyait pas ses oreilles. Il avait avouer l'aimer? Lui? Elle? Mais...Mais pourquoi elle? Et pourquoi lui? C'était son frère, nom des Déesses! Il ne pouvait l'aimer ainsi! Mais, bien qu'elle pensait cela à l'instant présent, elle ne pouvait pas nier le fait que la déclaration amoureuse du garçon l'avait profondément mise en émoi et la rendait plus heureuse que tout. Son propre cœur battait la chamade, et elle crut qu'il allait s'échapper de sa cage thoracique. Mais elle tint bon. Elle remarqua alors que l'autre la fixait toujours avec insistance, attendant probablement une réponse. Qui ne vint jamais. En un simple et rapide "Ne me repousse pas, je t'en prie", l'enfant unit ses lèvres à sa moitié, qui écarquilla les yeux.
Ce premier baiser échangé fut doux et tendre, attentionné. Aucun des deux ne voulait aller plus loin, il se laissait simplement aspirer par cette émanation de chaleur tiède et de douceur qui leur parvenait de ce contact chaud et qui aspirait tout ce qui se passait aux alentours. Plus rien n'avait de sens, plus rien n'avait d'importance, leur amour était débordant et unique en son genre et il effaçait tout ce qui se trouvait autour d'eux.
Il gommait leur raison, s'implantant dans leur rétine, dans leur cœur, faisant circuler une nouvelle énergie dans leurs veines. Ils se séparèrent par manque d'air, avant de se jeter sur les lèvres de l'autre avec plus de ferveur, s'embrassant cette fois-ci sans retenue.
Ils finirent par se détacher non sans mal.

<< - Je t'aime, Dalia.
- Moi aussi je t'aime, Puryo.>>

Ils se rendirent alors compte de l'heure tardive, et qu'il devait être aux alentours de midi. Ils se relevèrent en vitesse, ramassant les sceaux débordant d'eau (sauf bien entendu le troisième) puis partirent d'un même élan vers leur petite maisonnée. Enfin, plutôt grande quand même. Ils furent accueillis sous les cris courroucés de leur mère, surtout en voyant l'état de sa fille, et la ceinture de leur père, mais sans sortirent plus ou moins indemne. Psychologiquement, en tout cas.
Tandis que Puryo massait doucement son bras marqué d'une large tache bleue violacée en grimaçant de douleur, Dalia jouait avec ses poupées. Bien qu'elle avait neuf ans déjà, elle ne pouvait s'en empêcher. Elle avait l'impression qu'elles avaient une voix, une conscience, une raison.
Tout ce qu'il y a de plus humain pour des êtres vides et inanimés, telle des poupées de chiffons, ce qu'elles étaient d'ailleurs en partie.
Mais à chacun de ses anniversaires, elle recevait une vraie poupée, qu'elle soit de porcelaine ou d'une autre matière étrange, comme du bois ou de la cire.
Et elle les adorait plus que tout!

Plusieurs minutes défilèrent. La petite brunette revint voir son frère dont elle s'occupa quelques instants, lui administrant des soins et des onguents pour calmer la douleur et guérir partiellement les blessures. Une pulsion subite lui traversa alors l'esprit, de la même sorte que la voix qui l'assaillait parfois quand elle s'amusait avec ses êtres de porcelaines et de chiffons.
"Marque-le!"
Elle hésita un bref instant. Ses pupilles s'étrécirent et semblèrent se dilater. Puis elle approcha un ongle long au niveau du bras de son frère ou elle avisa une parcelle de peau nue, et non marqué d'un hématome. Elle planta alors son ongle dans la chair de son frère, lui arrachant une légère plainte sourde et le faisant sursauter, puis grava à l'aide de cet ongle aussi tranchant qu'un canif ou le bout d'un papier, elle grava en essayant d'être la moins douloureuse possible son nom sur le bras de son jumeau.
Les larmes de ce dernier lui montèrent aux yeux, mais refusèrent de couler. Quand enfin, la fillette acheva sa dernière lettre dans la chair tendre de son très récent conjoint, elle s'éloigna légèrement, détachant sa griffe sans aucun remord, une lueur de fierté et de satisfaction dans ses yeux verts luisants.
Son frère savait pertinemment pourquoi elle avait fait ça, et elle semblait heureuse. Elle le fixait avec adoration. Alors, quand elle lui tendit le bras à son tour, il hésita beaucoup, très indécis.
Mais en voyant le beau regard de sa moitié s'assombrir en face de lui, il n'hésita plus un seul instant, de peur de connaître quelque chose de pire, mais aussi parce que la même raison que son amante le poussait à commettre ce certain "tord".
Alors, il fit ce que son instinct primal, cette étrange petite voix lui disait de faire: Il grava son nom sur le bras nu de sa jeune compagne.
Celle-ci ressentit la même douleur qu'il eut auparavant, et fut saisie un instant par le doute. Mais elle se reprit, et sous cette douleur ce cachait même une part de plaisir.
Ils se contemplèrent l'un l'autre, se regardant dans les yeux, et leurs regards en disaient longs. Comme leurs sourires pleins de promesses qui vinrent illuminer sombrement leur visage...
-----------------------------------------------------------------------

Son monde parfait, c'était sa terre. Elle aimait son univers, ce monde fait uniquement de poupées. En ce moment, tout allait mal dans le réel. Pas dans l'imaginaire. Dalia avait bien grandi.
Et bien mûri aussi...Treize ans maintenant, elle en était fière. Oh oui, elle avait grandi. Et son esprit déjà étrange de base, quelque peu tordu, s'assombrit aussi. Aussi se trouvait-elle en ce moment en train de chanter et danser dans sa chambrée au milieu d'une armée de poupées...estropiées.
Elle riait aux éclats, ses membres bougeant avec agilité et souplesse sur un air que seule elle connaissait.
L'adolescente en saisit une au passage, particulièrement atteinte. Ce qui était auparavant une magnifique figurine de princesse en porcelaine avec ses magnifiques vêtements avait désormais les yeux crevés, une oreille coupée et une large aiguille d'acier planté dans son crâne fendu. Des coutures dessinés à l'aide d'une plume et d'un peu d'encre barrait les coins de sa bouche, et il lui manquait une jambe. Une balafre courait du long de sa tempe gauche jusqu'à son cou, touchant presque son épaule, tandis qu'une profonde entaille marquait son bras. Sur le ventre de la poupée était gravée le nom "Doll" au centre, et dans le dos avait été taillées des ailes d'anges recouvertes à l'encre noire.
La jeune fille ne paraissait pas alarmée outre mesure par l'état de sa favorite. Évidemment, vu que c'était elle qui lui avait fait subir tout ça. C'était la preuve de son amour sans borne pour elle, le fait qu'il transcende jusqu'à la souffrance, la douleur insupportable physiquement et psychologiquement et même la mort.

Quand elle avait commencé à la taillader, dans son subconscient, elle avait même imaginé parfaitement et cru voir des larmes couler des beaux yeux aussi verts que les siens de ce joli petit être vide, tandis qu'elle s'affairait à la faire saigner avec beaucoup de plaisir. Elle avait même été heureuse quand son regard croisa ceux noyés de larme de la pauvre figurine de porcelaine, qui semblait la fixer avec un air de reproche en souffrant le martyr.
Mais peut être...Peut être la regardait-elle ainsi pour en avoir plus...? Ce n'était pas suffisant? Oh, certes, elle avait encore plein d'amour à distribuer. Oui, d'amour, elle en était gorgée! Et elle n'hésita plus, faisant crier de douleur partout dans sa tête et son esprit la petite poupée, coupant, tailladant, saignant aux quatre veines, souriant avec beaucoup de noirceur, un sourire malsain. Elle n'avait plus rien d'humain, seulement cet amour si dévorant qui lui faisait tellement de bien et de mal, ce qui lui donnait des envies de meurtre incontrôlables!
C'était si...Si...Si beau...Cette mare rouge, couleur de l'amour et de la fraternité, loyauté...Comme elle rêvait de la voir sur son frère! C'était après tout la plus belle couleur au monde, celle de son cœur qui n'avait d'yeux que pour les siens...
Et puis, quelle plus belle mort que celle-ci? Au main de la personne qui vous aime de tout votre cœur, et que vous aimez vous aussi?
Oui, elle avait eu raison...Elle était pratiquement sûre d'entendre la poupée dire "merci"! Alors elle riait, riait encore et encore, prenant le corps de son "enfant" en le chérissant et le choyant, le serrant fort dans ses bras en riant à gorge déployée. Puis elle pleurait, sanglotais en un éclat de rire sans même comprendre, et se demander "Pourquoi?", pourquoi un tel acte, un tel geste aussi...inhumain?
Pardonne-moi...
Et s'endormir, les larmes coulant encore sur ses joues rougies après son fou-rire, un doux et tendre sourire noir encore présent sur les lèvres rosées, le cadavre entre ses mains menues aux doigts graciles, perdue dans son royaume parfait qui lui ouvrait les yeux petit-à-petit.
--------------------------------------------------------------

Puryo se sentait bien seul, lui aussi. Il aimait les poupées, mais ce qu'il préférait, c'était les marionnettes. Il venait d'avoir treize ans, et treize de ces dernières pour marquer l’événement. Des vraies, de très belles factures et bonne qualité, des pantins qu'il pourrait agiter à sa guise.
Déjà à cinq ans, il adorait raconter des histoires. Et sa vision du monde, loin d'être étroite, était aussi très développée et ouverte à toute sorte de nouvelles, de cultures, d'informations diverses et variées.
Seulement, plus il grandissait, et plus cette vision s'obscurcissait.
A l'âge de neuf ans, il avait fait une pièce exprès pour sa sœur. Avant cela, il l'avait longuement observé dans sa chambre sans qu'elle le voie.
Ainsi avait-il pu assister au massacre qu'elle mettait en œuvre, toujours énergiquement et en débordant de joie. Cela le perturba grandement. Il ne comprenait rien, sa sœur avait bien changé. Comment pouvait-elle faire une telle chose à ses poupées, elle qui les aimait tant?!
Il posa alors le regard sur l'une de ses marionnettes, sa préférée. Son sourire qui lui paraissait légèrement moqueur, l'air de dire "Tu ne comprends vraiment pas?" l'horripila. Il se mit à le détester. Alors, et alors seulement, il l'entendit.

Cette petite voix dans sa tête, et les connexions se firent. Cette fulgurante envie, grimpant comme une flèche, celle de tuer pour garder profondément enfoui, caché à ses côtés...
"Allons, tu ne comprends pas? Tu l'aimes, n'est-ce pas? C'est ta préférée...Elle est à toi. Personne ne doit la toucher, la regarder, même pas tes autres marionnettes ou tes poupées, mis à part l'élue de ton cœur. Qu'attends-tu?
Que lui arrivais-t-il? Il ne s'entendait plus penser...Juste cette voix dans sa tête...Qui se faisait si insistante et tentante...Non, il devait résister! Mais il n'était pas sûr d'en avoir la force.
"Il ne doit voir que toi, cet objet de tes désirs. Il ne doit garder que ton image en tête, que ton reflet dans tes pensées...Regarde ses yeux...Regarde les biens...Ils doivent y rester graver, dans sa mémoire comme dans la sienne, tu comprends...? Et si...Et si pour qu'il ne voie que toi et reste à tes côtés, il le faut...Il faut que tu ailles les crevés?"
Oui...Cela lui apporterait la dévotion qu'il demandait...Après tout, pourquoi pas?
Au fil de ses pensées, son esprit se teinta de rouge. Un beau rouge sang, la meilleure couleur de l'univers, tout aussi belle que le noir ou le blanc de la pureté, sans âme ni sentiments.
C'était beau, ce rouge. Il aurait bien aimé voir sa sœur revêtue de cette jolie teinte écarlate, baignant dans son amour...
Un amour qui n'avait plus aucunes limites, ce pourquoi les marionnettes n'avaient-elles plus d'yeux, plus de biens, plus rien. Pas toute, mais sa préférée, sa première victime, en avait beaucoup souffert. Et quand il se réveilla à moitié, les larmes coulèrent toutes seules, et il s'endormit, prostré sur la dépouille du pantin articuler fait lui aussi de porcelaine désormais brisée, comme le miroir de son âme, de ses sentiments impurs (mais pas encore à ses yeux) et de son cœur.
-------------------------------------------------------------------------

Sa sœur aimait son frère, comme elle avait aimé sa pièce mettant en scène un script plus qu'effrayant...Quoi de mieux que les meurtres d'amours?
C'était la plus belle chose possible, hein? La plus belle fin imaginable!
Non?
En tout cas, ils rêvaient tout deux de la même chose déjà. Mais ils tenaient à garder leurs petites activités, et par conséquent, leur relation secrète.
Cela ne les privait pas de petits plaisirs de tant à autres, et désormais, quand ils faisaient quelque chose, il le faisaient presque tout le temps ensemble, jusqu'à même se procurer cette souffrance amoureuse dont ils étaient dépendants, maintenant.
Griffer, mordre, taillader, démembrer, décapiter, balafrer, couper, saigner, crever, percer, fendre, mourir, rire, pleurer...Tout cela n'était qu'un cycle infernal qui perdait de plus en plus leurs âmes. Et leurs royaumes étaient devenus beaux, oui, merveilleux, le monde de leurs rêves!
Mais ils refusaient d'ouvrir les yeux, ou plutôt, ils les avaient bien ouverts, mais du mauvais côté. Cet amour si grand et si étincelant n'a plus aucunes barrières, sauf une.
Alors, ils se protégeaient, verrouillaient toutes portes, toutes fenêtres. Personne ne devait savoir. Et presque personne ne saurais jamais...
------------------------------------------------------------

On n'arrivait plus à se maîtriser, comme maintenant. Mais c'était dix fois pire avant, et on en a payé le très lourd prix. C'est là que se traça notre destin dans le sang et l'amour mêlé à la haine...

Les prétendants couraient autour de Dalia. Elle venait d'atteindre son quinzième anniversaire, et son tout dernier encore réel sans le savoir. Bien que ce soit une paysanne, ses parents avaient une grande renommée, et cela n'empêchait pas aux courtisans d'être attirés par l'adorable frimousse de la demoiselle au joli minois, faisant se retourner plus d'un lors de ses longues balades dans la citadelle. Aussi favorisait-elle la forêt et les vertes prairies pour ses déplacement au soleil, mais elle ne pouvait nier le fait qu'elle aimait faire tourner des têtes. Elle savait que ça rendait Puryo fou de rage, le submergeant dans son amour sanglant et empli de rouge ou il risquait de se noyer, et la rapprochait parallèlement de son but.
Elle avait tout prévu, et, en cette fin de soirée, voulait quelque chose de magique et...d'inoubliable. Là ou elle prouverait que l'amour surpasse la mort, la douleur, la souffrance et le chagrin, et toutes ces émotions néfastes!
Aussi attendit-elle avec beaucoup d'impatience que la fraîcheur et le voile nocturne s'abaissent sur les pauvres mortels qu'ils étaient.

Elle attendit seulement trois minutes avant qu'il n'entre dans sa chambre, curieux et désireux. Elle se retourna vers lui, toute joyeuse. Il était si désirable, avec son air incertain, hésitant!...Elle en avait tellement envie...
ATTENTION:
 
Ainsi, Dalia continua ses petites activités tout le long de la nuit, dénudant et blessant gravement son frère au fil du temps, qui ne songeait qu'à mourir, et que la mort le prenne vite car il n'en pouvait plus.
Elle allait atteindre son but, atteindre la jouissance à l'état pure, le blanc emplit de rouge! Mais c'est alors que leurs parents, scandalisés par le bruit, ouvrirent avec précipitation la porte de la chambre, tombant sur ce très noir spectacle. Ils dévisagèrent leur fille qui était actuellement en train d'embrasser passionnément son frère presque entièrement nu et le corps bardés de plaies sanguinolentes, occupée en même temps à lui enfoncer une aiguille là ou se trouvait le cœur dans un ultime instant de pur bonheur. Leurs yeux écarquillés fixèrent la scène avec effroi, venant s'arrêter sur leur rejeton et sa moitié, et celle-ci sembla se réveiller d'un mauvais rêves. C'est yeux totalement noirs et sans âme semblèrent revenir à la normale, mais pas revenir à la vie, et quand elle vit ce qu'elle venait de créer, elle hurla d'horreur.
L'air qu'arborait ses parents n'augurait rien de bon.
C'était déjà le début de la fin...
------------------------------------------------------------------

Malgré cet acte criminel passionné, et sans savoir pourquoi, bien que ce soit irraisonnable de sa part, Puryo ne cessa jamais d'aimer sa sœur.
Il l'aimait même encore plus, et son instinct criard le sommait de lui rendre la pareille pour pouvoir en profiter lui aussi. Mais il ne voulait pas.
Il ne désirait pas se venger, et ne céderait certainement pas à ses pulsions meurtrières et psychopathes. Surtout après ce que sa sœur avait subi. Ses parents avaient découverts sa réserve de poupées mutilées, et ça les avaient certifié dans le fait que sa pauvre Dalia était une folle. Alors, il l'avait enfermé dans une pièce spéciale dans la maisonnée, très éloignées de toute les autres salles pour leur propre sécurité. Chaque jour, il entendait sa sœur sangloter.
Chaque soir, il l'entendait chanter.
Il reconnaissait la chanson, bien évidemment, c'était leur préférée. Mais elle lui parvenait quelque peu diffuse, étouffée par les bruits de la nuit. Peu importait. Il l'écoutait, et ça le faisait pleurer. Et ça ravivait en lui tout ces souvenirs qu'il aurait préféré oublier.
Et ça la ramenait, elle. Cette voix qu'il aurait aimé ne plus jamais entendre. Celle meurtrière et froide, suave comme le miel, persistante, sifflante et sinueuse comme un serpent.
Un jour, il faillit céder. Mais il se retint arrivé à la poignée de porte de sa chambre. Malgré ça, il n'en menait pas large.

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Dim 21 Fév - 22:56
La suite arrive bientôt mes cocos, et désolé pour cette interruption brutale mais j'avais pas le choix :/
Bye bye les choux, n'hésitez pas à laisser un com's, ça fait toujours plaisir, aimez-vous et n'oubliez pas, soyez vous! :coeur:
Peace and make happy :coeurfleur:

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Lun 22 Fév - 13:37
Ow, c'est trop bieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen!
J'ai adoré! *^* Pour citer le texte, je dirai même "C'était si...Si...Si beau..."
Mais Dalia n'est pas une yandere. Désolée, elle ne rentre pas dans les critères. Elle doit aimer tuer, certes. Mais elle doit le faire pour que personne ne fasse mal à son amour. Dalia est encore plus merveilleuse qu'une yandere.
Sinon, je me demande bien qui est la voix. Une simple folie partagée? Ou bien serait-elle bien plus?

Sérieusement, les personalités psychopathes sous forme de voix qui prennent le dessus, c'est vu et revu.
Je crois que tu n'est pas très bien placée pour dire ça.
Ta gueule.

Breeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeef.
J'attends la suite pour (peut-être) te faire un long commentaire.
A plus! <3

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Avant, j'étais une sadique active.
Mais ça c'était avant, laisse tomber.
Maintenant je suis une auteure qui n'a que des pages blanches, une dessinatrice qui fait sa vie pépère et une Otaku qui lit 40000 choses en même temps.
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Lun 22 Fév - 13:42
L'identité des voix est dévoilée dans la seconde partie.
Je suis vraiment contente qu'il t'ai plu Smile
Alors elle est au-dessus d'une yandere :0 ?
Dois-je donc garder ce disclaimer?
Enfin, sinon, j'ai hâte de ton prochain commentaire Very Happy
C'est bel et bien une tragédie romantique c:
La suite arrive sous peu Wink!

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Lun 22 Fév - 13:46
Oui, elle est au-dessus d'une yandere! En soi tu peux parfaitement garder le disclaimer, c'est juste mes définitions qui sont très strictes.
TRAGEDIE YAY! *sautille de partout*

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Lun 22 Fév - 13:48
Merci beaucoup ma choupette ♡
Je t'aime!
J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances, mais elle sera sûrement bien plus courte.
Ce sera la chute de l'histoire, le dénouement final!

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