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Une année au lycée - Chapitre 2

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Floraly
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Lun 9 Mai - 12:40
Hello hello !
Voici enfin la suite de cette très chère fic' ! J'ai une semaine de retard, oui, c'est vrai que je l'ai annoncé sur twitter mais pas ici, je suis désolée ! Pour les prochaines "parutions", je vais reprendre le rythme d'avant, donc vous aurez le prochain chapitre le 23mai ! Enfin, quoiqu'il en soit, j'espère que ce chapitre vous plaira, je vous avoue que c'est la seule chose que j'ai pu écrire depuis trois semaines et que j'avais l'impression d'être rouillée. Enfin, vous m'en direz des nouvelles, j'attends vos commentaires ! ;D

Bonne lecture !
Flo'

PS : Y aurait des fans de Teen Wolf dans le coin ?
***************************************************

La pièce est spacieuse, malgré les étagères qui couvrent les murs. Elles sont remplies de livres en tous genres, des romans, des dictionnaires, des manuels d’histoire. Certains manuscrits sont soigneusement rangés derrière des portes vitrées qui les protègent de l’humidité.  Le sol est recouvert d’une moquette épaisse aux couleurs chaleureuses qui donne à la pièce un air ancien et majestueux. L’endroit fait office de salon. Dans un coin, un carré délimité par des sofas crée une ambiance intimiste. Au centre de celui-ci trône une table sur laquelle traîne un plateau d’échecs et un bouquin laissé ouvert. Le reste de la pièce est agencé plus sobrement, avec quelques chaises à certains endroits, créant des ombres impressionnantes sur le sol dues à la lumière provenant d’un lustre fixé au plafond.
Dans une partie plus lumineuse de l’endroit se trouve une table ronde autour de laquelle sont réunies cinq chaises ornées de motifs sculptés. La couleur de la table est indéterminable à cause des nombreuses feuilles couvertes d’encre qui la jonchent. Deux des chaises sont occupées. Sur l’une d’elle, un jeune homme aux yeux sombres et aux cheveux noirs comme le jais. Il fait tournoyer un crayon entre ses doigts, l’air agacé. Un peu plus loin, un autre garçon, affalé sur sa chaise. Ses yeux sombres sont fixés sur un petit objet lumineux qu’il tient entre les mains. Il a l’air ailleurs. Le premier garçon finit par s’impatienter. Il repousse sa chaise, raclant la moquette, et se lève :

- Le grand MrBboy45 me ferait-il l’honneur de m’écouter cinq minutes ou bien son téléphone est devenu trop essentiel à sa vie pour qu’il ne puisse le lâcher des yeux sans se mettre à agoniser ?

Mais Bboy était loin d’être attentif. Il ricana doucement en lisant les quelques mots qui s’affichaient sur l’écran de son portable. Il se mit à répondre au message qu’on lui avait envoyé. Lorsque la table à laquelle il était accoudé se secoua brusquement, il sursauta avant de lever les yeux.
- Allô bonjour ! Je te parle ! s’écria Xari devant lui, le regard sévère et brillant.
Bboy n’apprécia pas le ton de son ami. Il coucha son téléphone sur la table avant de répondre sur un ton mi-las, mi-énervé :
- Oh tu me saoule Xari. Ça fait plus d’une heure qu’on est là, j’en ai marre.
- Une heure, oui, et tu peux me dire combien d’exercices tu as réussi jusque là ?
Le regard inquisiteur de son ami commença à lui faire perdre patience. Il avait la fâcheuse impression de se retrouver avec sa mère devant lui et c’était plutôt déplaisant. Surtout en sachant que Xari était plus jeune que lui et qu’il se permettait toujours de lui faire comprendre qu’il se trouvait plus mature. Cette fois-ci, Bboy n’avait pas spécialement envie de laisser couler. Xari voulait se comporter comme sa mère, et bien il allait lui répondre comme il le ferait avec elle. Il prit un air insolent et leva les yeux.
- J’en ai fait cinq. Si tu faisais ton job correctement, tu l’aurais remarqué, monsieur le professeur.
- Bboy, je te demande combien tu en as fait sans utiliser les corrigés.
Pour toute réponse, il reçut un regard noir. Bboy avait commencé à taper son cahier de math nerveusement avec le bout de ses doigts. Il se demandait la raison de sa présence ici. Il avait accepté  le rendez-vous avec Xari parce que sa moyenne en math en avait bien besoin et que malgré ce qu’il en disait aux deux autres, ses anciens amis lui manquaient. Sauf que ce Xari-là ne lui avait pas manqué du tout et qu’il avait la fâcheuse impression de perdre son temps.

Sans dire un mot de plus, il prit son sac du dessous de la table, le posa sur ses genoux et se mit à ranger ses affaires à l’intérieur.
- Je peux savoir ce que tu fais ?
- Je me tire.
- On a pas fini, arrête de faire le gamin.
Bboy se leva si brusquement qu’il faillit faire basculer sa chaise en arrière.
- Si, on a fini. Ne me raccompagne pas, je connais le chemin.
Il se dirigea vers le couloir menant à l’entrée, mais Xari courut sur quelques pas et se mit en travers de sa route. Bboy s’arrêta devant lui et exagéra un soupir.
- Bboy, qu’est-ce qui te prend ?
Son air sévère était toujours placardé sur son visage mais il y avait autre chose. Bboy n’arrivait pas à l’identifier. Il écarta son ami avec un léger coup d’épaule et partit vers l’entrée. Cette maison était beaucoup trop grande et il regretta que les couloirs soient aussi longs.  Xari le suivait sans dire un mot. Le silence était pesant. Ils arrivèrent devant la porte et Bboy se hâta d’enfiler ses chaussures. Il remarqua la mine contrariée de Xari et finit par lancer, un peu abruptement :
- Si tu t’inquiètes pour ton vingt bonus, t’en fais pas. Je vais voir Pierre et Nems, ils bossent aussi.
- Évidemment... grogna Xari avec une moue méprisante.
- Un problème ?
- Oui.
Bboy se redressa, cachant sa surprise, et fit un pas vers son ami adossé contre un mur. Il le dominait de quinze bons centimètres. Xari avait toujours été le plus petit de la bande, en taille. Normalement, il compensait par son intelligence, mais pour l’heure, Bboy le trouvait sacrément stupide.
- Vas-y, dis-moi ?
- Tu vas pas me faire croire que ça t’intéresse. T’en n’as plus rien à foutre de moi, de Jiji ou de Fufu. Va voir tes nouveaux super-potes, amuse-toi comme un petit fou, mais viens pas pleurer chez nous quand il t’arrivera une couille.
Bboy serra les dents. Il recula, prit son sac et ouvrit la porte. Ses mains tremblaient de rage. Il n’aimait pas le ton de Xari, il haïssait ses reproches. Il avait envie de lui faire payer ses mots. Avant de sortir, il se retourna vers lui et sans réfléchir aux conséquences, il dit :
- T’as raison, Xari. J’en ai plus rien à foutre de toi.
Il claqua la porte derrière lui et partit, sûr de lui.

Il quitta le quartier avant d’écrire un message à Aypierre et Nems. Il allait les rejoindre, il avait besoin de voir ses amis. Ses vrais amis. Il n’avait jamais été particulièrement proche de Xari. Il faisait juste partie de sa bande et entre eux, ça s’arrêtait-là. Il avait beau regretter un peu les deux autres, il avait fini par se rendre compte qu’il n’avait jamais vraiment rien eu en commun avec eux non plus. Avec Aypierre et Nems, il se sentait enfin vivant, c’était comme si à eux trois ils pouvaient renverser la terre entière et ce sentiment lui plaisait. Assez pour qu’il plaque tout ce qu’il avait pu construire avec d’autres personnes jusqu’ici pour les rejoindre.
Il arriva à la planque au bout d’une demie-heure de marche. La planque, c’était une cabane abandonnée dans les bois. Nems avait trouvé la place et ils l’avaient aménagée tous les trois durant les derniers mois. Des vieux meubles retrouvés dans la décharge qu’ils avaient sauvés des flammes, des bougies pour éclairer la nuit... L’endroit était devenu leur refuge et ils s’y rendaient pratiquement tous les soirs après les cours.

Il ouvrit la porte à la volée et entra en trombe. Ses deux amis étaient là, des consoles portables entre les mains. Aypierre était allongé sur le canapé poussiéreux, l’air concentré sur sa partie. Nems était à même le sol, les pieds surélevés et posés sur le ventre de l’autre. Il leva les yeux en entendant le nouvel arrivant.
- Hey, Bib ! T’as fait vite.
L’interpellé sourit et s’allongea près de lui. Il ne se gêna pas pour poser ses pieds sur Aypierre à son tour. Celui-ci ne protesta pas, toujours à fond dans sa partie.
- C’était bien tes révisions avec la taupe ? demanda Nems quelques minutes plus tard, après avoir franchi la ligne d’arrivée sur son écran.
- La taupe ?
- C’est petit et moche, ça lui va bien.
Il médita quelques secondes sur le surnom, avant de se tourner un peu plus vers son ami.
- Est-ce que c’est aussi super con, une taupe ?
- On peut dire ça, si tu veux.
Bboy soupira et concentra son regard sur le plafond. Il avait une sensation étrange au creux de la poitrine. Comme si quelqu’un pressait ses doigts sur son estomac, directement depuis l’intérieur de son corps. Il appuya ses mains dessus mais l’impression restait là. Il laissa ses bras retomber de part et d’autre de ses côtes et continua sa contemplation du plafond.
- T’as l’air bien silencieux aujourd’hui, finit par faire remarquer Aypierre en posant sa console sur le sol.
Bboy sursauta à la remarque. En réalité, il était entrain de se demander si Jiraya et Funéral allaient se ranger du côté de Xari et ne plus jamais lui adresser la parole.
- Les maths m’ont tués, mentit-il.
Aypierre haussa un sourcil et il comprit qu’il n’avait pas réussi à le duper. Néanmoins, le jeune homme ne posa pas de questions. Il se tourna vers Nems qui avait lui aussi déposé sa console près de lui.
- En parlant de maths, on ferait mieux de bosser aussi si on veut pas se prendre une note de merde.
- J’ai une proposition plus intéressante, fit Nems en se redressant.
Il aida Bboy à se relever et Aypierre s’assit sur le canapé, intrigué.
- Maintenant qu’on a une planque, on va pouvoir faire des trucs beaucoup plus cool qu’avant.
- Du genre ? demanda Bboy qui buvait ses paroles.
- Du genre on peut planifier un vol.

***************************************************

Trouver l’équation. Inverser x et y. Dessiner la fonction. Le schéma se répétait à l’infini dans sa tête mais il avait de plus en plus de mal à l’appliquer. Ses yeux se fermaient d’eux-même et les lignes de calculs sur sa feuille devenaient de plus en plus floues. Pourtant il n’était pas vraiment tard, mais il avait l’impression qu’il était déjà plus de minuit. Il appuya son front contre la paume de sa main dans l’espoir de se maintenir éveillé. Il se mit à mâchouiller le bout de son nouveau crayon à papier en essayant tant bien que mal de déchiffrer la consigne suivante.
- Ehm, Aze ?
Il leva les yeux vers la personne qui l’avait interpellée. Il trouva le regard chaleureux et un peu désolé de Zerator, assis en face de lui. Azenet aimait bien travailler avec lui. Il n’était pas du genre à poser des questions à chaque petite hésitation. Il essayait par lui même et si vraiment il ne parvenait pas à comprendre, il osait le déranger. De plus, il assimilait vraiment bien les choses. Azenet le soupçonnait de ne juste pas prendre le temps de travailler habituellement.
- Je vais devoir y aller, j’ai ma répèt’ avec le groupe...
- Ah, oui, bien sûr. T’as eu le temps de tout faire ?
- Pas tout à fait, je relirai les derniers exercices avant de dormir... Désolé.
Azenet rit doucement en appuyant sa tête sur sa paume.
- Pas besoin de t’excuser mec, t’as au moins compris les trois-quarts du thème.
- C’est vrai, grâce à toi. Merci.
- J’ai pas servi à grand chose, murmura Azenet pour lui-même tandis que Zerator rangeait ses affaires.
Il mit son sac sur son dos et resta là quelques secondes, hésitant.
- J’ai pris mon scooter, je te ramène ?
- Non, c’est gentil. J’ai encore du job et tu vas être en retard.
Zerator tapa du pied, comme nerveux et se rassit sur le bord de la chaise. Azenet le regarda sans comprendre.

- Azenet, même un gars mort serait moins pâle que toi. En tout cas, il aurait des cernes moins grandes.
Le concerné soupira.
- Laisse tomber Zera. Je rentrerai quand j’aurai fini ça, j’en n’ai pas pour long.
Il regarda la consigne danser sous ses yeux et fit un effort pour essayer de rendre les mots distincts, mais son livre se ferma sous ses yeux.
- Hey ! protesta-t-il en remarquant la main de Zerator posée sur la couverture.
- Crois-moi, Aze, la meilleure solution pour faire des bonnes notes en maths, c’est de bien dormir la veille. Range ça, je te dépose.
Azenet n’appréciait pas trop la tournure que prenaient les choses, mais il finit par se mettre à ranger ses affaires. Il n’arriverait pas à travailler beaucoup plus dans son état actuel et il avait besoin de réussir l’examen du lendemain. Comme tous les autres, il devait absolument les réussir. Il se leva de sa chaise et s’accrocha à la table d’un air nonchalant pour s’empêcher de tomber. Zerator ne releva pas mais il lui attrapa le bras et le guida jusqu’au garage. Une fois arrivé, Azenet regarda son ami ouvrir le coffre du véhicule. Il dut forcer un peu la serrure mais finit par réussir et il lui tendit un casque qu’il gardait à l’intérieur. Ils se préparèrent et s’installèrent sur le scooter. Zerator démarra. Azenet n’était pas totalement sûr que son chauffeur connaisse son adresse, mais il ne posa pas de question. Avant de s’engager sur la route, son ami ajouta :
- Évite juste de t’endormir, ça m’arrangerait vraiment.
Azenet sourit un peu et s’accrocha plus fermement aux poignées prévues pour les passagers. Message reçu cinq sur cinq. Le trajet ne dura que quelques minutes. L’air frais avait fait beaucoup de bien aux jeunes hommes et Azenet se sentait beaucoup mieux lorsqu’il revient à terre. Il tendit son casque à Zerator qui le rangea à nouveau dans son coffre. Il baissa la visière et le fixa dans les yeux.
- Je sais que t’as pas envie d’en parler Aze, mais si un jour ça te prend, je suis là, Ok ?
Azenet hocha la tête.
- Merci Zera. Bonne répet’.
- Merci !
Il baissa sa visière et repartit dans la nuit. Le son du moteur s’estompa au loin. Azenet soupira longuement. Son état de santé déplorable était si visible que ça, pour que même Zerator, avec qui il ne parlait presque jamais, le remarque ? Ou peut-être que c’était juste Fukano qui lui en avait parlé, après tout, ce n’était un secret pour personne que ces deux-là étaient inséparables et se confiaient tout. Ils lui rappelaient l’équipe qu’ils formaient avec Aypierre et Harry, les années précédentes, mais tout semblait si loin à présent...
Enfin, il avait vraiment besoin de sommeil, sur ce point, Zerator avait raison.

***************************************************

Xari tapait la mesure avec son pied presque machinalement. Il se sentait un peu bête, là, seul sur sa chaise en plastique poussiéreuse et pourtant, ça en valait la peine. C’était rare que Jiraya accepte de le laisser assister aux répétitions du groupe, mais ce soir-là, il avait dû avoir vraiment pitié de lui en l’entendant au téléphone. Après le départ de Bboy, Xari avait tenté en vain de recommencer à travailler. Ce qu’il lui avait dit tournait en boucle dans sa tête et il n’arrivait pas à l’en retirer. C’était un sentiment étrange, comme si ces paroles semblaient à la fois vraies et fausses. Il connaissait Bboy depuis assez longtemps pour connaître sa façon de se comporter sans réfléchir lorsqu’il était pris au dépourvu, mais cette fois-là, il avait l’impression que c’était plus que de la simple colère incontrôlée. Dans sa tête, il comparait sa situation avec une rupture. Bien qu’il n’en ait jamais connue, il avait l’impression que quelque chose s’était brisé entre eux deux et que malgré tous les efforts qu’ils pourraient faire, les mots resteraient.
Irréversible, voilà ce qui lui venait à l’esprit. Il feignait toujours le détachement, mais en réalité, il se sentait mal. Mal parce qu’il avait toujours voulu rester hors des disputes de la bande pour éviter de se retrouver à vivre exactement ce qu’il se passait en ce moment. Mal parce qu’il savait pertinemment que s’il y avait un parti à prendre, Jiraya et Funéral le choisiraient lui et que malgré tout le ressentiment qu’il éprouvait au moment même, il ne souhaitait pas à Bboy de perdre deux autres amis pour une raison aussi stupide. Mais le pire, c’était qu’une part au fond de lui avait l’impression que Bboy avait disparu. Ils n’avaient jamais été particulièrement proches et pourtant, Xari l’avait toujours admiré. Que ce soit pour sa capacité à mettre les gens à l’aise à la première approche ou bien simplement parce qu’il était lui-même toujours capable de se sortir de n’importe quelle situation embarrassante ou dangereuse. Le Bboy qu’il avait vu plus tôt dans la soirée ne ressemblait plus à celui qu’il avait connu et c’était presque effrayant.

Après son départ, il avait finit par appeler Jiraya. Il avait tenté de lui expliquer, mais son ami n’avait pas compris. Il lui avait dit que c’était Bboy, que ça lui passerait, comme d’habitude, mais Xari savait que c’était différent. Il avait fini par lui donner raison parce qu’il était beaucoup trop chamboulé pour argumenter. Et puis il s’était retrouvé là, dans le garage de la maison de Zerator, à écouter le concert privé que leur groupe lui faisait en entraînement. C’était à la fois très plaisant et un peu gênant d’être le seul spectateur. Xari vacillait entre les deux, mais il aimait bien l’idée qu’ils soient entrain de jouer juste pour lui. Zerator chantait à pleine voix en jouant avec le câble de son micro, Jiraya se déchaînait sur sa guitare électrique. En arrière fond, Maxildan, frappait sa batterie avec une frénésie inouïe et Nothing, la seule fille du groupe, faisait vibrer les cordes de sa basse avec assurance. Ils appartenaient tous les deux à un autre lycée mais avaient accepté de venir jouer au concert de Noël de leur école qui se déroulerait la veille des vacances. Cela leur laissait encore trois semaines, mais ils semblaient déjà connaître tout leur répertoire par cœur.

La chanson arriva à son terme et Zerator prit une pose digne d’un grand rockeur avant de lui lancer un clin d’œil. Tandis que la musique s’estompait et que les musiciens semblaient tous reprendre leur souffle, Xari se mit à applaudir en se trouvant une nouvelle fois un peu seul. Jiraya passa une bouteille d’eau à Zerator et les membres du groupes vinrent s’asseoir côte à côte sur la petite scène montée pour leurs répétitions, en face de Xari.
- Comment tu trouves ? demanda Jiraya en se frottant les mains.
- C’est classe. Vous allez faire un carton !
Il avait essayé d’être enthousiaste mais il avait du faire quelque chose de faux car Nothing lui jeta un regard méfiant. Il tenta de se rattraper le plus rapidement possible :
- Mais vous allez vous entraîner à quoi, puisque vous êtes déjà prêts ?
Les regards des autres convergèrent vers Zerator dont les épaules se soulevèrent tandis qu’il laissait échapper un rire léger. Il prit la parole :
- On va ajouter une nouvelle chanson à notre répertoire, juste pour le concert.
- Ouaip, Zera veut nous faire chanter ! ajouta Maxildan sur un ton d’une ironie non-dissimulée.
En punition, il reçut un coup dans l’épaule de la part de la jeune fille assise juste à sa droite.
- On était sensé garder ça secret, crétin ! dit Nothing.
- Je le dirai pas, vous inquiétez pas, s’empressa de les rassurer Xari.
- Voilà, tu vois, pas la peine de me frapper... grogna Max.
- T’as de la chance, c’est tout.
Jiraya sortit une boite de biscuits de son sac déposé sur le sol. Il la tendit à tout le monde et ils se mirent tous à grignoter en discutant. Xari aimait bien l’ambiance du groupe. Ils évoluaient à un niveau vraiment très bon, tout en gardant une cohésion assez incroyable, malgré leurs différences de caractères et d’activités extérieures. Zerator fut le premier à se redresser.
- Bon les gars, on s’y remet. Par contre, on y va tranquille, parce que si on se le refait comme avant, je tiens pas plus de cinq minutes. Et Jiraya a besoin de ses mains pour l’exam de maths de demain.
Xari ne put pas s’empêcher de sourire. En quelques bonds, Nothing était de retour sur scène près de son instrument, se moquant gentiment de Max qui se traînait jusqu’à sa batterie en prétextant des courbatures. Jiraya vint taper dans la main de Xari et lui demanda s’il voulait rester, ce qu’il accepta, bien évidemment. S’il rentrait, il allait broyer du noir. Tant pis s’il gardait les chansons en tête toute la nuit, au moins il aurait quelque chose auquel penser durant sa potentielle insomnie.

***************************************************

Azenet tapait nerveusement du pied sous sa chaise. Il ne restait que deux minutes avant la sonnerie et donc le début de l’examen. La matière ne l’effrayait pas réellement et il avait fini par passer une bonne nuit de sommeil. Sa mère ne s’était pas réveillée pour lui demander de l’aide et elle dormait encore profondément lorsqu’il avait quitté la maison. Avec elle, c’était l’inconstance la plus totale. Un jour tout allait bien, elle se levait même pour préparer le dîner, et le jour suivant c’était à peine si elle était capable de lire l’heure sur sa montre et de lui dire son nom. Azenet apprenait à vivre avec même s’il se sentait parfois un peu dépassé.
Il jeta un coup d’œil à l’horloge puis à la porte.
À côté de lui, Harry discutait avec Thaek sans vraiment faire attention à lui. Azenet savait qu’il lui en voulait toujours à cause de sa désertion plus ou moins volontaire des Patricks. Il aurait pu lui expliquer ce qu’il en était avec sa mère, mais s’il y avait bien une chose qu’il détestait par dessus tout, c’était de se chercher des excuses. Alors il encaissait sans rien dire les pics de son meilleur ami.

La sonnerie retentit et les élève s’empressèrent de regagner leurs places. Azenet donna un coup dans la barre métallique soutenant le bureau. Harry sursauta et haussa un sourcil en le regardant, mais lui garda les yeux fixés sur la porte close.
- Aze, ça va ?
- Pierre est pas là. Il rate jamais les examens d’habitude.
- Il était pas au lampadaire ?
- Non.
Azenet s’affala sur son bureau, inquiet. Normalement, lorsqu’il était malade, Aypierre lui envoyait un texto le matin pour lui dire de ne pas l’attendre, mais il n’avait rien reçu. La deuxième possibilité aurait été que...
- Bboy et Nems sont pas là non plus.
Harry s’était redressé et parcourait la salle des yeux. Il lança un regard entendu à Azenet qui ne put lui répondre que par un soupir démoralisé.
- Quel con, j’en reviens pas. Il va se chopper un zéro.
Le rouquin ne reçut pas de réponse puisque la professeur venait de faire glisser une feuille remplie de consignes sur son bureau. La classe était devenue totalement silencieuse.
- Bon, je vous le rappelle, lisez les énoncés, ne vous précipitez pas, évitez de tricher, et surtout, par pitié, relisez vous. Il y a des absents ?
Elle sembla enfin remarquer les bureaux vides. Elle afficha une mine blasé en voyant de qui il s’agissait avant d’ajouter d’une voix à peine audible :
- Je déteste faire des nouveaux examens pour les rattrapages...
Puis à haute voix :
- Vous pouvez y aller !

Azenet se plongea dans les calculs. Sa concentration était presque inébranlable. Il avait déjà liquidé les deux premiers exercices lorsque quelqu’un frappa à la porte. Tous sursautèrent en revenant à la réalité, mais personne n’osa lever les yeux de peur de se faire accuser de tricherie. Sans que la professeur n’aille ouvrir, la poignée s’abaissa et la porte pivota en grinçant. Un souffle court, des pas rapides. La curiosité d’Azenet lui criait de regarder, mais il n’en fit rien. Il délaissa son test et concentra son attention vers le bureau de la professeur :
- Désolé du retard, madame, mon réveil a pas sonné, chuchota une voix qu’Azenet identifia sans peine.
- Je ne m’attendais pas à te voir ici, Aypierre. Le test à commencé depuis quinze minutes, tu devrais peut-être repartir et commencer à réviser pour le rattrapage, le cassa Mme Taku.
- S’il vous plaît ? demanda le garçon d’une voix un peu sifflante.
Il avait dû courir pour venir, c’était certain.
- C’est tes révisions avec Nems qui t’ont fait oublier ton réveil ?
Un bruit de papier qu’on déplace résonna dans la pièce et Aypierre murmura une réponse que seules quelques personnes attentives au premier rang durent comprendre. Le jeune homme gagna sa place et s’y installa rapidement. Azenet reporta son attention sur son examen et se sentit désolé pour Aypierre. Il n’y avait aucun moyen qu’il décroche une bonne note, surtout essoufflé comme il l’était.

Une demie-heure plus tard, Azenet se leva pour rendre son examen, suivi presque immédiatement par Zerator qui semblait rayonner littéralement. De retour à leur place, ils se frappèrent discrètement dans les mains pour se féliciter. Harry, Fukano et une grande partie de la classe avaient déjà terminés et attendaient sagement sur leurs chaises que la sonnerie les libère. Instinctivement, le regard d’Azenet se tourna vers la place d’Aypierre. Il avait étalé toutes ses affaires sur le bureau de Nems et mâchouillait le bout de son stylo à bille, l’air calme, mais Azenet se doutait qu’il devait être en panique totale. La professeur annonça qu’il ne restait plus qu’une minute avant la sonnerie et se leva. Quelques personnes vinrent rendre et il ne resta bientôt plus que le pauvre Aypierre qui écrivait à s’en décrocher le poignet. O.Taku s’arrêta devant son bureau et le regarda rédiger les dernières lignes. Lorsqu’il fut l’heure, elle tendit sa main et il glissa sa feuille à l’intérieur en se mordillant la lèvre inférieure. Azenet se leva sur le champ et partit le rejoindre. Harry le suivit. Aypierre avait croisé ses bras sur la table et posé sa tête au centre. Ses cheveux étaient un véritable carnage, comme s’il n’avait pas eu le temps de se regarder dans une vitre avant de venir.

Harry se plaça sur le rebord de la fenêtre tandis qu’Azenet prenait la place de Nems, rangeant machinalement les affaires éparpillées sur son bureau. Aucun des deux ne savait vraiment comment engager la conversation. Finalement, Azenet, après avoir soigneusement entassé les feuilles vierges de son ami, posa une main sur son épaule et demanda avec une voix douce :
- Hey Pierre, ça va ?
Aypierre n’eut pas l’air surpris. Il se redressa lentement en appuyant ses mains sur la table.
- Désolé mec, j’ai merdé...
- T’inquiète pas mon pote, c’était juste un test de maths, intervint Harry, dont Aypierre semblait ne pas avoir remarqué la présence.
- Pas juste pour ça. Je fais n’importe quoi depuis le début de l’année.
- Ça, on avait vu, grommela Harry
Azenet lui jeta un regard noir tandis qu’Aypierre grimaçait, désolé.
- Un soucis avec Bboy et Nems ? demanda Azenet pour changer le sujet.
- Oui et non... C’est compliqué.
- Si tu veux revenir, y a pas de problème, Pierre. Mais va falloir te mettre à nous dire plus que juste ce qui t’arrange, gronda Harry.
Aypierre écarquilla les yeux, étonné.
- Harry, je...
- Ta gueule Pierre. J’en ai marre. Tu te barres pendant des mois, tu reviens mal un matin et on est supposé te pardonner et être déjà à tes pieds ? Très peu pour moi, les gars. Soit t’es avec Nems et Bboy, soit t’es avec nous, mais ton rôle d’agent double, j’en veux plus.
Sans leur laisser le temps de répondre, il se leva brusquement et partit rejoindre Theak qui venait d’observer la scène avec inquiétude. Aypierre laissa sa tête retomber lourdement sur son bureau.
- Putain...

Azenet resta là, légèrement choqué. Il savait que l’absence d’Aypierre énervait Harry, mais il s’était imaginé que lorsqu’il reviendrait, tout serait comme avant. Sauf que visiblement, il s’était trompé. Harry était plus rancunier qu’il ne l’aurait cru.
- Vas-y Aze...
Azenet regarda Aypierre qui avait incliné la tête sur le côté, toujours posée sur le bureau.
- Quoi ?
- Va voir Harry.
- Pourquoi ?
- Parce qu’il a raison et que tu penses sûrement la même chose que lui. T’inquiète, je comprends.
Azenet laissa échapper un rire nerveux.
- T’es sûr que tu fumes toujours pas ? T’as l’air sacrément défoncé.
Aypierre soupira avec un sourire.
- Ta gueule, je suis juste fatigué. J’ai pas oublié mon réveil, je l’ai juste pas entendu.
- Tu t’es couché tard ?
- Non, endormi tard. Un truc qui me travaillait.
- Ah.
La seconde sonnerie retentit et Azenet se leva pour regagner sa place. Avant de partir, il se tourna vers son ami.
- Je suis d’accord avec Harry pour un truc, Pierre. Tu devrais vraiment nous en raconter un peu plus.
Il attendit une réponse, en vain, car Aypierre se contenta de baisser les yeux et de le laisser partir.
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Kanra
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Lun 9 Mai - 13:55
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Sinon, j'espère sincèrement que Pierre va vite arrêter de fréquenter Nems... Bboy s'est mort, si Xari a tout rapporter, ça m'étonnerais qu'ils le laissent revenir comme un cheveux sur la soupe... Et j'espère que la situation d'Aze va aller mieux le pauvre !

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Lun 9 Mai - 15:29
Yaaay nouveau chapitre ! Je commence à les attendre de plus en plus impatiemment à cause de ton talent ! :c

Mlle Raly a écrit:
- J’en ai fait cinq. Si tu faisais ton job correctement, tu l’aurais remarqué, monsieur le professeur.
- Bboy, je te demande combien tu en as fait sans utiliser les corrigés.
Et bouuum ! What a claaash ! C'est ça qu'on veut, mon Xari ! (ง ͠° ͟ل͜ ͡°)ง

Mlle Raly a écrit:
- Maintenant qu’on a une planque, on va pouvoir faire des trucs beaucoup plus cool qu’avant.
- Du genre ? demanda Bboy qui buvait ses paroles.
- Du genre on peut planifier un vol.
Mesdames Messieurs, je vous présente la connerie humaine personnifiée ! Son nom : Nems ! Pis j'imagine que Bboy va le suivre comme un p'tit toutou x)

Hanwiiii je suis dans l'histoire ! 。◕‿◕。 Trocouuuuul ! En plus le personnage est parfait ;D

Bref, du coup je vais devoir patienter 2 semaines pour pouvoir à nouveau dévorer le prochain chapitre... J'ai hâte !
Bisous
Ta Nothing ♥

___________________________________________________

:kappa:
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Floraly
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Lun 9 Mai - 16:49
Kanra :

Ouiiii ! Une amie fan de Teen Wolf <3
Je viens de regarder les cinq saisons en deux semaines, je suis à fond x)

Ahlala, j'ai encore plein d'idées de malheurs qui pourraient leur arriver malencontreusement... ;P

Mlle Ness :

Hey ! Mon talent te remercie et mes chevilles commencent sérieusement à plus entrer dans mes chaussures. Problématique.

Xari il clash, ouais ! ;P
Il est fort en répartie, c'est assez marrant à faire comme personnage !

Nems a vraiment le sale rôle dans cette histoire ! xD
Je pense que c'est parce que c'est celui que je connais le moins. Après, j'ai rien contre lui, mais il me fallait un élément perturbateur ;P

Ui, tu es dedans, môdame la bassiste. Tâche de rester sage !

Eeeh oui, deux loooongues semaines ! En vrai, pour vous c'est long, mais pour moi c'est super court xD

Keur <3
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Lun 9 Mai - 17:47
Bon, il est où, Nems ? Je veux bien épargner Bboy, mais là, j'ai vraiment besoin d'un torchon.

___________________________________________________

( ͡° ͜ʖ ͡°)


Signa trop longue '-':
 
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Miss Otaku
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Lun 9 Mai - 19:46
"Du genre on peut planifier un vol."
WOW. WOW. WOW.
J'ai pas fini de lire mais là, ça pue la merde. Déjà que le coup de la planque me mettait pas en confiance, UN VOL? MAIS APPELEZ LES PARENTS DE CE GARS. FAUT QU'ILS REVOIENT SON EDUCATION LA, ET VITE.
Bref, je retourne lire. D'ailleurs on va aussi parler de l'éducation de Bboy, mais plus tard.

Fini.
L'éducation de Bboy donc.
"Xari voulait se comporter comme sa mère, et bien il allait lui répondre comme il le ferait avec elle."
Et la réponse attendue est :
"Désolé, je vais essayer de mieux travailler et de vraiment y mettre du mien. C'est important de réviser, tu as raison, tu sais ce qui est bon pour moi."
Mais non. Sale gosse insolent, va. IL FAUT ETRE GENTIL ET RESPECTUEUX ENVERS SA MAMAN. BORDEL.
Sinon, il s'est juste bien fait avoir avec :
"Bboy, je te demande combien tu en as fait sans utiliser les corrigés."
POPOPOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!
Le prix de l'irrespect.

"C’est tes révisions avec Nems qui t’ont fait oublier ton réveil ?"
Ce sont. S'il vous plait. Mais...
POPOPOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!

"Ça, on avait vu, grommela Harry"
Eeeeeeet...
POPOPOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO!

Bref, c'était génial.
Sinon, je suis d'accord avec toi, deux semaines, c'est court.

___________________________________________________

Avant, j'étais une sadique active.
Mais ça c'était avant, laisse tomber.
Maintenant je suis une auteure qui n'a que des pages blanches, une dessinatrice qui fait sa vie pépère et une Otaku qui lit 40000 choses en même temps.
Mais coucou à toi, qui que tu sois.
 :huug:  
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