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Une année au lycée - Chapitre 7

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Floraly
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Dim 23 Oct - 12:56
Floraly referme le Bunker derrière elle.
Floraly soupire
Floraly : "Il va falloir attendre le prochain chapitre pour ressortir..."

*****************************

Xari se frotta les yeux. L’air froid ambiant semblait alourdir un peu plus ses paupières qu’il retenait déjà difficilement. Il aurait peut-être dû rester chez lui ce matin-là. Aller en cours après une nuit presque blanche n’allait certainement pas être productif, mais il se voyait mal appeler sa mère et lui raconter qu’il faisait des insomnies depuis qu’on avait cambriolé sa maison. Elle lui rirait certainement au nez en lui expliquant que tout était dans sa tête et que même si un voleur entrait par effraction pendant la nuit, il ne lui voudrait pas de mal à lui mais plutôt aux meubles restants. Xari était bien conscient de tout cela, malheureusement, cela ne l’aidait pas à mieux dormir. Surtout lorsque ses parents étaient absents. Il avait hésité à demander à sa mère d’adopter un chien pour empêcher qu’un cambriolage se reproduise et aussi se tranquilliser, mais il ne l’avait pas fait. Sans doute ses parents auraient-ils refusé sans même prendre le temps d’écouter ses arguments. Ils n’étaient pas vraiment le genre de famille à avoir un animal de compagnie. Cela demandait trop d’investissement que ses parents préféraient mettre dans leur travail respectif et qu’ils s’attendaient à ce que leur fils mette dans ses études.

En plus de cela, le jeune homme était contrarié de ne plus avoir ses propres affaires. Il avait eu du mal à s’habituer au matériel que ses parents avaient racheté. En tant normal, il aurait été comme un enfant et se serait empressé de tout tester, mais cette fois-ci, il y avait trop de choses nouvelles pour qu’il puisse se les approprier comme il l’aimait. Il avait l’impression que tout ce qu’il possédait n’était pas vraiment à lui, qu’il avait emprunté et devrait rendre ensuite. Il avait aussi perdu certaines choses irremplaçables qu’il n’était pas sûr de s’être fait voler tellement elles étaient futiles. Alors il ne les avait pas déclarées à ses parents, parce qu’il en avait un peu honte et n’était même pas certain qu’elles existent encore.

Xari passa les grilles du lycée en baillant. Son corps essayait de l’aider à rester éveillé, mais il savait bien qu’il ne serait certainement pas attentif à ses cours du jour. Il demanderait peut-être à Jiraya de prendre des notes pour lui, ou à Funéral. Ils allaient probablement être étonnés de cette demande, mais ils avaient bien remarqué qu’il n’était plus vraiment dans son état normal depuis la rentrée, en début de semaine. Le noiraud avait déjà prévu de passer son week-end loin de chez lui pour pouvoir enfin dormir en paix. Il se sentait étrangement plus en sécurité dans n’importe quelle maison qui n’était pas la sienne. Il détestait devoir s’avouer qu’il était devenu aussi faible et ne pouvait pas se contrôler lui-même. Sauf que maintenant qu’il se tenait devant le problème, il était obligé de se rendre à l’évidence : le grand Xari, froid et terriblement rationnel, avait peur de dormir dans son propre lit.

Il salua rapidement Jiraya et Funéral qui l’attendaient devant le bâtiment principal. Tous les deux eurent la délicatesse de ne pas commenter les cernes qu’on pouvait clairement voir se dessiner sous ses yeux. Il avait probablement l’air d’un zombie, parce qu’il le savait, la fatigue n’influait pas que sur les poches de ses yeux. Sans doute que ses cheveux étaient en pagaille, son teint devait être trop pâle et c’était sans parler de la fatigue physique qui ralentissait tous ses mouvements. Ils arrivèrent en classe et Xari se laissa tomber lourdement sur sa chaise, à côté de Jiraya dont il ne put s’empêcher de remarquer le regard inquiet.
- Frérot, ça va ?
- A ton avis ? demanda Xari sur un ton cassant.
Encore un autre inconvénient de la fatigue. Il devenait bien plus irritable qu’à la normale, et pour lui qui n’était déjà pas très agréable de base, c’était quelque chose de plutôt marqué. Le pire, était qu’il était parfaitement conscient de tout cela et avait tout de même du mal à se contrôler. Il se haïssait d’être ainsi, mais ne parvenait rien à faire pour le changer. Il serra ses poings sur la table et s’efforça de prendre un ton plus doux en se tournant vers Jiraya.
- Je dors vraiment mal, c’est indécent mec. Désolé pour ma mauvaise humeur, ignore-moi juste aujourd’hui.
Son ami grimaça et tapota doucement son épaule pour compatir. Xari cala sa tête sur son bureau, entre ses deux bras et ferma les yeux en soupirant. Ce n’était certainement pas la bonne solution pour ne pas s’endormir, mais il se réveillerait déjà en entendant la voix de Mr. Silverlight annonçant le début du cours.

Il sentit quelqu’un passer près de lui et entendit la voix un peu trop enjouée de Bboy saluer les génies. Il ne se donna pas la peine de répondre. Sans doute que si Bboy était là, Nems l’était aussi. C’était devenu rare que ces deux-là pointent le bout de leur nez en cours et la chose n’était pas vraiment considérée comme un miracle. De son point de vue -et probablement aussi de celui des professeurs- c’était plutôt un genre de malédiction.

Xari ne parlait plus à Bboy depuis ce qu’il avait fait à Aypierre dans cette fichue forêt, deux semaines auparavant. Il avait essayé de relativiser au début, mais cela faisait un peu trop de choses accumulées sur la liste de son ancien ami pour qu’il lui parle comme si de rien n’était. Funéral restait un peu indifférent, même s’il était plus distant, comme Xari mais en moins prononcé. Et finalement, Jiraya semblait croire qu’il y avait encore de l’espoir. Quand son meilleur ami lui avait appris qu’il avait hébergé Bboy durant la seconde partie des vacances, il avait d’abord cru à une blague avant de comprendre devant l’air peiné de Jiji que c’était la réalité. Xari avait dû rassembler tout son sang-froid pour ne pas lui cracher à la figure tout ce que Bboy avait fait et qui le rendait instable et indigne de confiance, mais il s’était contenté d’un petit avertissement un peu trop léger à son goût. Jiraya avait essayé de le convaincre que Bboy n’avait pas tant changé que cela et qu’au fond il restait le génie qu’il avait toujours été. Des salades, que des salades, et Xari n’avait pas eu assez faim pour les bouffer.

Quelques secondes après la sonnerie, Silverlight ramena la classe au silence et Xari se redressa en s’étirant discrètement. Son regard fut immédiatement attiré par Chelxie au premier rang qui gloussa en le regardant. Par réflexe, il lui décocha un regard noir qu’elle ne vit pas car elle s’était retourné trop tôt. Qu’est-ce qu’il lui prenait, à elle ? Habituellement, elle était plutôt du genre à regarder le professeur ou son cher Skyyart qu’elle aimait tant. Et cette fois-ci alors ? Elle se fichait de lui parce qu’il avait l’air fatigué ? Quand Azenet faisait un malaise en pleine classe elle semblait toute inquiète et demandait des nouvelles toutes les deux secondes, mais quand c’était lui qui avait l’air malade, elle trouvait cela drôle ? Xari était vexé, forcément. Surtout qu’à une période, ils avaient été amis tous les deux, mais depuis que Skyyart était arrivé dans le collège, elle n’avait d’yeux plus que pour lui, quitte à abandonner tous ses autres amis masculins. Xari reporta son attention sur son professeur qui lui serait de toute façon bien plus bénéfique que Chelxie. Il ne fallait pas qu’il se laisse irriter pour si peu, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il était constamment sur les nerfs. Il prit mollement des notes durant cette heure, puis la suivante, se coupant du monde aux intercours pour ne pas dire de choses qu’il regretterait sans doute plus tard.

A la pause de dix heures, il se leva nonchalamment pour se rendre aux toilettes. Il avait l’intention de se rafraîchir un peu et de voir s’il avait vraiment une mine si affreuse. Mine de rien, la réaction de Chelxie l’avait intrigué. La traversée dans les couloirs fut plutôt laborieuse, parce que sa petite taille qui lui permettait habituellement de se faufiler entre les gens ne lui servait à rien dans cet état et qu’il se faisait bousculer de toutes parts. Il finit par atteindre son but et passa rapidement devant un pissoir avant de venir au miroir. Il se scruta à l’intérieur et mis à part trouver qu’il avait une apparence déplorable, il ne vit rien de risible. Il haussa les épaules et se rinça rapidement le visage avant de repartir. Peut-être que Chelxie ne riait pas pour lui, finalement.

Il revint à son casier et sortit sa clef de sa poche. Il avait un cours de math ensuite et il n’avait pas envie de devoir affronter la foule une seconde fois. Son casier fut vite ouvert et refermé et il se dirigea vers sa salle de classe avec l’optique de ne pas en bouger jusqu’à la pause de midi. La belle illusion. Il ne s’attendait pas vraiment à ce que deux mains lui poussent violemment les épaules et qu’il soit projeté vers l’arrière en laissant ses précieux livres s’écraser sur le sol. Non, il ne s’y attendait pas, mais ce fut pourtant ce qui arriva.

Il grimaça en sentant les cadenas de différents casiers se presser dans son dos et eut à peine le temps de se remettre de ce qu’il venait de lui arriver que deux mains l’enfoncèrent un peu plus contre la paroi, lui arrachant presque un gémissement de douleur.
- Je peux savoir à quoi t’as pensé, connard ?
Xari papillonna des yeux quelques secondes avant de se reprendre, se rendant soudain compte de la phrase prononcée. Étrangement, ce n’était pas l’utilisation du mot « connard », qui le dérangeait, mais plutôt celle du mot « penser », parce qu’il ne pensait plus à grand chose depuis une semaine. En sentant la prise sur son col se raffermir, il fut pourtant obligé d’utiliser ses neurones et vite. Avant qu’il ne réussisse à recoller les morceaux, une voix cria depuis l’autre bout du couloir.
- Wow, Sky ! Qu’est-ce qui se passe !?
La voix effrayée de Jiraya sembla le sortir brutalement de sa torpeur.
Il était là, plaqué contre la rangée de casiers bleus par un Skyyart à l’air furieux. Une main de l’autre garçon tenait fermement son col pour l’empêcher de se dégager. Et puis, la quasi totalité des deuxièmes années qui les regardaient, les yeux ronds, était tout de même notable.

Jiraya et Funéral sortirent de la foule alors qu’aucun des deux autres n’avait bougé. La main de Skyyart tremblait contre sa gorge et Xari n’avait pas tellement l’intention de faire le malin. Il se redressa un peu sur ses jambes pour se garder une certaine dignité, même s’il était toujours plus petit que son adversaire. Il laissa de côté sa légère angoisse et demanda d’une voix un peu méfiante :
- A quoi j’ai pensé ?
- Tu te fous de moi bordel !
La pression sur sa gorge le fit momentanément étouffer et Xari dut faire des efforts pour ne pas paniquer. Il n’était pas habitué à ce genre de situation. Il cherchait souvent les emmerdes, mais il avait toujours été assez malin pour éviter qu’on le cogne. Il avait été heureux que ce soit ainsi, sauf qu’aujourd’hui, un peu d’expérience pour se défendre n’aurait pas été de trop...
- Sky, arrête ça putain !
Jiraya venait d’essayer de tirer le garçon en arrière mais celui ci l’avait fermement repoussé de sa main libre.
- Je veux qu’il m’explique. MAINTENANT !
Xari réfléchissait à toute vitesse. Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire qui mette son camarade dans une telle colère noire ? Il aurait bien aimé poser encore une fois la question mais il avait trop peur de la réaction de Skyyart. La stratégie de « attends pour voir » n’était pas envisageable non plus, parce que ses jambes ne le soutiendraient plus très longtemps au vu de la douleur qui lui transperçait le dos.

Alors il ferma les yeux, attendant le premier coup, mais celui-ci tarda à venir. Xari ne savait pas si c’était lui qui était totalement bouché ou si autour d’eux régnait le plus religieux des silences jamais entendu dans cette école. Finalement, peut-être qu’un professeur allait voler à sa rescousse et que tout s’arrêterait là. Ils pourraient enfin avoir une discussion d’égal à égal et Xari pourrait comprendre les raisons de son agression, mais à nouveau, les choses ne se passèrent pas comme il avait bien voulu se l’imaginer.
Une vive douleur à la mâchoire le fit basculer de côté, laissant les cadenas de tous les casiers du bas lui râper la peau sans aucune pitié. On lui shoota dans les côtes et puis plus rien. Il se douta que quelqu’un avait dû venir à son secours, mais il avait trop mal pour espérer ouvrir les yeux sans se mettre à pleurer comme une fillette, ce qui n’était certainement pas dans ses intentions. Il se roula en boule sur le sol, dans une tentative vaine de se protéger de la douleur. Une main se posa doucement sur son épaule pour le rassurer. Il entendait des cris étranglés probablement Skykart et la personne qui l’en avait débarrassé. Xari espéra de tout son cœur qu’un professeur allait bientôt intervenir pour arrêter toute cette pagaille.

- Funéral ! cria la voix de Jiraya près de lui.
Dans un sursaut, Xari se redressa un peu pour voir la scène. Funéral et Skyyart étaient l’un en face de l’autre, ou plutôt, Skyyart était assis sur Funéral et semblait lui mettre une sacrée pâtée. Xari s’en voulut. Énormément. Même s’il ne savait pas de quoi il était accusé, il se sentait atrocement coupable de voir son ami se faire battre par sa faute. Un mouvement sur sa droite le fit paniquer et il hésita à se remettre en position fœtale pour éviter de nouveaux coups, mais il n’en fit rien. Ses yeux restaient concentrés sur Bboy un peu en retrait, tourné vers Nems qui lui retenait le poignet, l’air froid. D’un geste brusque, Bboy se dégagea et Nems prononça quelque chose que Xari n’arriva pas à déchiffrer, avant de tourner les talons et s’en aller. Sans attendre une minute, Bboy s’était élancé vers les deux bagarreurs et il prit Skyyart par les aisselles pour le dégager brusquement. Funéral en profita pour se relever, prêt à aider le nouvel arrivant, mais ce dernier semblait s’en sortir très bien tout seul. Après tout, les situations foireuses, Bboy y était habitué.

Jiraya sembla se détendre un peu après cette intervention. Il arrêta d’observer le combat et se tourna plus vers Xari qu’il dévisagea avec attention.
- Ça va ta mâchoire ?
Il voulut avancer sa main pour appuyer sur le bleu qui devait être entrain de se former. Xari repoussa la main avant qu’elle l’atteigne. Il n’avait pas vraiment envie que son ami réveille la douleur que l’adrénaline semblait atténuer. Jiraya fit une légère moue désapprobatrice mais n’insista pas. Il sembla reporter son attention sur le combat. Il ne fallut pas longtemps avant qu’il ne se mette à parler à nouveau.
- C’est quoi ça ?
Il attrapa un papier bleu ciel décoré joliment qui traînait sur le sol et le déplia précautionneusement. Intrigué, Xari se força à s’asseoir en grognant de douleur pour lire son contenu à son tour. Il sentit son stress monter d’un coup en reconnaissant sa propre écriture. Les accents légèrement courbés, les boucles très rondes en écrivant les « l », les « r » qui ressemblaient à des « n »... Pas une imitation, non. Vraiment son écriture. C’était lui qui avait écrit cette lettre, à l’encre noire. Il en reconnaissait chaque phrase, chaque mot. A une époque, il aurait même pu la réciter par cœur. Dans un élan de panique, il l’arracha des mains de Jiraya avant qu’il ne puisse la lire entièrement et fixa le bout de papier, incrédule et horrifié.
- Xari, appela un Jiraya un peu perplexe, c’est toi qui as écrit ça ?
Le garçon se mordit la lèvre. Sans doute que l’autre avait déjà eu le temps d’en lire une bonne partie et avait compris de quoi il retournait... Il lui en coûtait de devoir l’avouer, mais la situation était trop grave pour que Xari mente à son meilleur ami.
-  Oui, il y a longtemps. Mais je te jure que je l’ai jamais amenée ici, cette lettre était...
Il leva la tête brusquement et observa Bboy qui tentait de calmer Skyyart sans trop savoir comment.

Xari sentit les larmes lui monter aux yeux et scruta à nouveau le morceau de papier qu’il tenait dans ses mains. Il manqua soudain de souffle et l’une de ses mains vint au secours de sa poitrine, sans pouvoir lui apporter une aide quelconque. Il regarda Jiraya qui le fixait toujours avec intérêt.
- Elle était dans mon journal intime, termina Xari, l’air terrifié et choqué.
Elle n’avait pas pu se glisser en dehors par elle-même. Elle était bien rangée dans une fourre en plastique qu’il avait collée à l’intérieur du bouquin. Sauf que voilà, son journal intime faisait partie des objets qu’il n’avait pas retrouvés après... Après...
- Jiraya, les cambrioleurs avaient pris mon journal, ils ont...
Le souffle court, les palpitations soudaines de son cœur, sa vue qui se troublait, la soudaine impression de tomber alors qu’il était déjà au sol. Xari savait exactement ce qui lui arrivait mais n’avait rien pour lutter là-contre. Son esprit perdait pied au même niveau que son corps. La pression était trop grande pour qu’il puisse la supporter et tout son être réagissait en conséquence. Jiraya sembla remarquer ses tremblements et ses yeux vitreux, parce qu’il le fit s’allonger sur le sol. Xari luttait pour ne pas laisser partir son esprit trop loin, là d’où il serait plus difficile de le ramener.
- Crise... D’angoisse... articula-t-il difficilement.
- Je sais, répondit Jiraya en masquant son inquiétude.
Xari sentit à peine la main qui se posait sur son cœur pour en sentir les battements. Il avait compris l’origine de la colère de Skyyart, et même celle des gloussements de Chelxie. Il aurait préféré ne rien en savoir, finalement.
- Frérot, tu respires avec moi ? demanda Jiraya d’une voix calme, bien que légèrement hésitante.
Le jeune homme à terre acquiesça doucement et ferma ses yeux pour mieux se concentrer sur son meilleur ami. Il devait faire abstraction de tout. Des étudiants qui devaient encore le regarder, des professeurs qui venaient d’arriver pour calmer la bagarre, des cris injurieux que Skyyart hurlait encore à son encontre.

De cette lettre qu’il avait écrite, mais pas envoyée.
De cette lettre qu’il avait écrite il y a deux ans, mais jamais envoyée.
De cette lettre dans laquelle il avait mis ses sentiments, doux et purs à l’époque, mais qui lui faisait si mal aujourd’hui.

Cette déclaration qu’il avait écrite à Chelxie avant de l’oublier.

**

- Ça va aller mec ?
Xari hocha la tête pour toute réponse. Il n’avait plus envie de parler à qui que ce soit et même le ton doux et compatissant de Zerator ne parvenait pas à calmer l’impression que la terre entière était hostile.
- Le proviseur va sûrement passer te voir quand il en aura fini avec les trois autres. Je lui dirai que tu es là, alors repose-toi jusque là, ok ?
Nouveau hochement de tête.
- Xari, j’ai pas tout capté mais la personne qui a fait ça mérite vraiment qu’on la noie dans une piscine à boule. Enfin, si t’as besoin de quoi que ce soit, t’as mon numéro. Même si je suis pas là, ma secrétaire super-sexy se fera une joie de te prendre un rendez-vous.
Xari haussa un sourcil à l’entente des propos un peu incohérents de l’autre qui lui adressa un sourire, soulagé de l’avoir fait réagir un peu.
- C’est pas Fukano ta secrétaire ?
Zerator prit un air effrayé.
- Merde, lui dis pas que je le trouve super-sexy !
Xari ne put empêcher un petit rire de passer ses lèvres et Zerator eut les yeux brillants quelques secondes, heureux d’avoir pu lui changer un peu les idées. Il lui tapota délicatement le dos avant de reculer d’un pas en glissant une main dans sa poche.
- Allez, je te laisse. Vous avez pas réussi à faire annuler le cours de math et Azenet va me tuer si je le rate ! Je te laisse avec l’infirmière, je suis sûr qu’elle aussi est super canon ! Bye !
Zerator le laissa en plan, assis sur l’un des lits blancs et absolument inconfortables de l’infirmerie. Il aurait bien aimé que son ami reste un peu avec lui pour lui changer les idées avant qu’il ne soit obligé de faire face à ce qu’il s’était passé et ce que cela pouvait signifier. En réalité, il aurait voulu pouvoir rentrer chez lui en vitesse et se rouler en boule dans un recoin sombre de la bibliothèque, mais l’école avait un genre de protocole à suivre pour ce genre de situations et il ne pouvait pas s’y soustraire. C’est en bon délégué de classe que Zerator s’était proposé de l’amener à l’infirmerie tandis que les professeurs dissipaient la masse et amenaient les dissidents dans le bureau du proviseur pour qu’ils s’expliquent. A ce moment là, Xari aurait souhaité être dix kilomètres sous terre. Il avait laisser passer toutes les blagues nulles et vaines de Zerator en lui suivant avec le regard éteint. En plus d’être passé pour un fragile incapable de se défendre devant toute l’école, il allait passer pour l’imbécile qui essayait de draguer la copine d’un de ses amis et pour le con qui s’était fait jeter avec mépris. Sauf qu’il n’avait jamais eu la moindre intention d’envoyer cette foutue lettre. Il l’avait écrite deux ans en arrière, quand il en pinçait pour Chelxie sans oser le lui avouer. Il avait bien vite arrêté de se faire des illusions en voyant qu’elle le traitait comme elle le ferait avec un frère et un bon pote, mais ne semblait pas attirée par lui d’une quelconque manière. Surtout à l’arrivée de Skyyart, il avait définitivement arrêté de se faire des films

Mais à l’époque, mettre ses sentiments sur papier lui avait fait du bien. Cela lui avait permis de mettre des mots sur ses émotions et de passer plus facilement par dessus, en se rendant compte que ce n’était qu’une amourette de gamin. D’ailleurs, depuis Chelxie, Xari s’était bien soigneusement gardé de tomber amoureux de qui que ce soit. Premièrement, ses parents feraient tout pour le sortir de cette relation, et secondement, il n’avait pas envie de s’engager dans quelque chose qui ne durerait pas. Il savait bien qu’il ne finirait jamais sa vie avec quelqu’un qu’il aurait rencontré au lycée, et il n’avait pas envie de nouer des autres liens que de l’amitié avec des personnes pour l’instant.

Maintenant, comment aller expliquer cela à Chelxie et Skyyart ? Forcément, il allait devoir se justifier, même s’il ne savait pas ce qu’il allait bien pouvoir dire. « Je me suis fait voler mon journal intime la semaine passée et cette lettre était dedans. Oui Chel’, j’étais amoureux de toi y a deux ans, mais je te jure que c’est fini. Je suis heureux pour vous, vous formez un très beau couple. Mais puisqu’on en parle, vous pourriez arrêter de vous bécoter quand on est en classe ? C’est gênant. »
Non, Xari ne se voyait pas dire quelque chose du genre, même en omettant la fin. C’était une explication un peu trop farfelue. Le problème, c’était qu’il ne voulait pas s’enfoncer dans un mensonge ou rendre quelqu’un d’autre coupable. Il n’arrivait surtout pas à se faire à l’idée que les personnes qui l’avaient cambriolé avaient pu faire un truc pareil. Des voleurs avaient sans doute mieux à faire que d’enfoncer encore un peu plus leurs victimes. Leur prendre leurs objets de valeur et ce qu’ils avaient gagner en travaillant durement pour s’offrir une bonne vie n’était-il pas suffisant ? Fallait-il encore qu’ils viennent le faire souffrir en ressortant des dossiers sur lui ?

Xari savait qu’il avait besoin d’en parler à quelqu’un, quoique cette histoire puisse paraître étrange. Pour cette raison, il n’était pas pressé de le faire, mais il allait probablement aussi devoir s’expliquer avec ses parents et cela n’allait pas être une mince affaire.

Il fut tiré de ses pensées noires par l’infirmière qui rentrait dans la salle. Elle le salua chaleureusement avant de lui dire qu’elle arrivait dans deux petites secondes. Il sourit tristement en se disant qu’au moins, il aurait un sujet un peu léger à aborder avec Zerator quand il sortirait d’ici...

Parce que l’infirmière, elle n’était pas canon du tout.

*****

Aypierre enfila sa veste d’un coup et rentra à moitié ses pieds dans ses chaussures, aplatissant la bordure arrière. Il devait de toute manière s’acheter une nouvelle paire de basquettes et pour l’instant, la seule chose à laquelle il pensait, c’était de sortir d’ici le plus rapidement possible.
- Tu t’en vas déjà mon loup ? Oublie pas de rentrer tout de suite à quatre heures, ta grand-mère vient prendre le goûter.
Le jeune homme ne se donna pas la peine de répondre. Il ouvrit brusquement la porte, sortit et la referma violemment, faisant vibrer la façade de sa pauvre maison, mais à vrai dire, il n’avait pas envie de compatir avec un mur en béton. Il passa le portail et s’engouffra dans les rues pour rejoindre au plus vite le lampadaire près duquel il avait l’habitude de retrouver Azenet. Il n’y avait personne sur le banc et c’était plutôt normal : il avait une bonne quinzaine de minutes d’avance.

Il s’assit négligemment sur le banc et ajusta correctement ses chaussures, prenant même un peu de temps pour refaire ses lacets qu’il ne se donnait jamais la peine de détacher habituellement. Il fallait sérieusement qu’il se calme où il allait commencer à insulter sa professeur d’anglais durant ses cours de l’après-midi. La barrière de langue ne l’arrêterait certainement pas. Il s’adossa contre le banc et souffla bruyamment. Qu’est-ce qu’il avait fait au bon Dieu pour vivre une journée pareille ? Cela avait commencé dès qu’il avait franchi les grilles qui menaient à la cour de l’école. Il avait laissé Azenet un moment pour partir saluer Demon avec laquelle il parlait depuis quelques jours par What’s app. Depuis qu’il avait réussi à obtenir son numéro, en fait. Elle était très sympathique par téléphone, mais dès qu’il l’avait approchée dans la cour, elle lui avait lancé un regard noir et l’avait jeté, un peu en mode « va voir ailleurs si j’y suis ». Aypierre n’avait pas vraiment compris sa réaction, mais il s’était imaginé qu’elle préférait juste être seule, ou alors qu’elle ne répondait à ses messages par politesse ou alors... Cette histoire l’avait travaillé tout le matin et bon sang, il ne savait pas qu’il avait une telle imagination. Il lui avait envoyé un message durant la pause de midi mais elle n’avait toujours pas répondu.

Quoiqu’il en soit, cela avait déjà commencé à le mettre sur les nerfs. Rien ne s’était arrangé quand il avait vu un énorme attroupement devant sa salle de classe. Xari était couché sur le sol et respirait bizarrement avec Jiraya près de lui, tandis que Funéral, Bboy et Skyyart se battaient comme des crétins en plein milieu du couloir. Aypierre aurait bien voulu des explications de la part de Bboy mais il n’avait pas eu le temps de lui en donner puisque les trois bagarreurs avaient été immédiatement convoqués dans le bureau du principal. Depuis, il n’avait pas de nouvelles, malgré ses messages, et ça le frustrait. Il espérait bien le croiser avant le début des cours de l’après-midi, pour autant qu’il se pointe au lycée.

Et puis, comme sa matinée avait été particulièrement laborieuse, il n’était pas vraiment revenu à la maison en respirant la joie, ce qui avait rendu sa mère inquiète et n’avait pas manqué d’amuser sa très chère petite sœur qui s’était fait un malin plaisir de lui faire remarquer que c’était encore lui qui avait terminé le dernier litre de lait le matin et qu’il n’était pas allé en rechercher un à la cave. Dans un élan de bonne humeur, il lui avait dit qu’elle n’avait qu’à mettre de la crème dans ses céréales parce qu’elle était vraiment trop maigre et que ce n’était pas de cette manière qu’elle réussirait enfin à faire gonfler un peu sa poitrine. Sa sœur s’était étouffée avec sa salade, sa mère l’avait regardé avec des yeux ronds en lui demandant de s’excuser et lui, il avait poussé son assiette et était sorti de la cuisine sans finir son repas.

Quelle matinée de merde, vraiment. Et son téléphone restait désespérément vide de tout message, pour ne rien arranger.

- Yo Pierre, bien mangé ?
Aypierre regarda son meilleur ami qu’il n’avait pas entendu arriver, plongé dans ses pensées. Il s’était arrêté près de lui et attendait sans doute qu’il se lève.
- Ouais, mentit-il, et toi ?
- C’était terrible, Mme Rosmerta cuisine divinement bien !
- Mieux que ma mère ?
- Pierre, on ne peut pas comparer les gens à Dieu...
Aypierre rit doucement à la remarque. Même s’il n’était pas trop d’humeur, Azenet avait toujours cet air de gentillesse dans le regard qui le rendait incapable d’être de mauvaise humeur en sa compagnie.
- On y va ? demanda Azenet en regardant rapidement l’heure sur son portable.
- Oh, oui, excuse.
Aypierre se leva et ajusta les bretelles de son sac sur son dos. Son téléphone vibra dans sa poche et il l’en sortit en commençant à avancer aux côtés de son ami. Le message était de Bboy, et il lui fit grincer les dents.

Bboy
Ils ont appelé mes parents pour les avertir, mais j’ai pas eu de sanction parce que c’était pour venir en aide à Fufu et Xari. Si je rentre, je vais me prendre une pétée, mais ça tombe bien, j’ai pas l’intention de retourner chez moi. J’me casse, c’est pour aujourd’hui.

Aypierre sentit son cœur s’accélérer et tapa une réponse en s’excusant envers Azenet qui haussa juste les épaules en enfonçant un peu plus ses mains dans ses poches.

Aypierre
Comment ça tu t’casses ? Quand ? Fais pas de connerie...

Bboy
Tu sais très bien comment. Mais t’inquiète, je viens de toute façon en cours cet après-midi, tu pourras me faire un câlin pour me dire au revoir <3

Aypierre soupira, agacé. Il avait encore l’après-midi pour le convaincre, même si ce ne serait sans doute pas dans les meilleures conditions. Pas question qu’il laisse Bboy aggraver son cas.
- C’était qui ? demanda Azenet, curieux, avec un sourire amusé.
Le jeune homme semblait trouver drôle qu’Aypierre corresponde par message avec sa collègue de la boulangerie et il suivait leur histoire de très près. Le grand brun s’était bien gardé de lui dire qu’elle l’avait bien gentiment envoyé sur les roses le matin même.
- Bboy, répondit Aypierre sur ton indifférent, en rangeant son téléphone.
- Ah...
La réaction lui fit grincer les dents. Il n’avait vraiment pas besoin du désaccord de son meilleur ami, surtout que même si elle était bien atténuée, il sentait encore la colère de la matinée qui attendait son heure, bien au chaud. Il n’avait pas envie de la déverser sur Azenet parce qu’ils se disputeraient à propos de la seule chose qui parvenait à les monter assez l’un contre l’autre pour qu’ils élèvent le ton : Bboy et Nems.

Ils s’empressèrent donc tous les deux de changer de sujet et arrivèrent bien vite jusqu’à la cour. Aypierre s’efforçait de ne rien laisser paraître, mais il était tendu. Il cherchait Bboy et Nems du regard dans l’espoir d’aller leur dire deux mots avant les cours, mais il ne les trouva pas. Peut-être que Bboy lui avait menti pour qu’il n’insiste pas et qu’ils étaient déjà partis ? Il se mit à stresser. La sonnerie retentit et il fit signe aux Patricks de déjà rentrer en classe et qu’il les rejoindrait un peu plus tard.

Il avait un petit soucis à régler...

**

La sonnerie retentit enfin au bout de ces deux interminables heures d’anglais et il ne fallut pas longtemps à Aypierre pour ranger ses affaires et se retrouver sur ses pieds. Il rejoignit Azenet et Harry qui l’attendaient devant la porte et les suivit docilement, mais tout son esprit était en alerte. Il ne devait absolument pas rater Bboy et Nems. Ces deux-là étaient arrivés en retard au cours de l’après-midi, ce qui avait surpris la professeur. Pas qu’elle s’étonne du retard, non, c’était plutôt le fait qu’ils soient présents à son cours qui était inhabituel.

Ils s’arrêtèrent dans la cour pour attendre le reste des Patricks. Aypierre n’était pas serein. Il jetait des coups d’œil rapides de tous les côtés toutes les deux secondes, prêt à saluer ses amis et à partir rejoindre les deux autres à tout instant. Harry dut rappeler trois fois son prénom lorsqu’il voulut lui poser une question et Aypierre ne répondit qu’à moitié. Ses amis commençaient à l’agacer. Ils voyaient bien qu’il était préoccupé, ils ne pouvaient pas le laisser tranquille, juste cette fois ? Au lieu de ça, ils s’obstinaient à essayer de l’inclure dans la conversation alors qu’il n’avait vraiment pas envie de parler pour le moment. Du moins, pas avec eux.

Il aperçut Bboy et Nems côte à côte traverser la cour et les appela rapidement avant de leur dire de l’attendre. Ils s’arrêtèrent tous les deux et Aypierre sentit une légère pression s’enlever de ses épaules. Au moins, il avait une chance de les empêcher de faire leur autre grosse connerie. Il se tourna vers ses amis et remarqua leurs regards insistants et clairement mécontents, mais les ignora.
- Bon, bye les gars. Bon week-end !
Il recula d’un pas et se retourna pour rejoindre les deux autres. Tant pis si les Patricks lui en voulaient un peu, retenir Bboy et Nems était bien plus important à ce moment-là. Il soupira d’agacement en sentant une main attraper son bras pour l’arrêter. Il aurait aimé pouvoir se dégager simplement et continuer sa route, mais il était bien trop gentil pour ignorer qui que ce soit, et pour la toute première fois, il détesta ça. Brusquement, il se retourna et son regard plongea dans celui déterminé d’Azenet et Aypierre eut envie de geindre. Tout sauf ça. S’il avait eu affaire à n’importe quel autre Patrick, il l’aurait jeté rapidement, mais avec son meilleur ami, ça ne marchait pas de la même manière. Il allait perdre du temps et ça le gavait.
- Aypierre, qu’est-ce que tu fous ! T’as pas ta grand-mère qui vient prendre le goûter chez toi ?
- Tu crois que je me dépêche pour quoi ? tenta-t-il avec un regard trop défiant pour qu’il ne soit pas entrain de mentir.
De toute manière, quel qu’ait été son ton, Azenet aurait compris qu’il mentait, mais il avait préféré essayer.
- Pierre, sérieusement. Tu te pourris la vie à être toujours avec eux ! Pourquoi tu raterais ton goûter pour aller faire je ne sais quoi avec ces deux-là et tu ne peux même pas libérer une soirée pour venir faire la fête avec les autres Patricks!?
Touché. Aypierre aurait bien aimé pouvoir lui expliquer la situation, mais c’était mission impossible, surtout que les deux principaux concernés l’attendaient encore et qu’il y avait une chance qu’ils s’en aillent sans l’avoir écouté.
- Je t’expliquerai, Aze, ok ? Mais pas maintenant.
Azenet fit un pas en avant, décidé à ne pas lâcher l’affaire et Aypierre soupira d’agacement. Vraiment, dans d’autres circonstances, il aurait tempéré les choses pour ne pas risquer la confrontation, mais là, il n’avait pas le temps. Peut-être qu’il aurait mieux fait de tourner les talons et de partir à ce moment-là, mais il n’arrivait pas à détacher ses yeux d’Azenet. Il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu aussi énervé.
- Pas maintenant ? Ne me dis pas que t’es pressé de revoir mamie Pétunia parce que tu l’as toujours trouvée ennuyeuse ! Et tu vas lui dire quoi à ta mère ? « J’étais chez Azenet ? » Je suis pas ton excuse, arrête de te servir de moi à la fin et assume ! Je pourrai pas te couvrir tout le temps !
Aypierre faillit reculer, choqué. Comment savait-il ?
- Je l’ai fais une fois ! Une seule, parce que je devais aider quelqu’un et qu’elle m’aurait passé un savon ! Aze, je ne t’utilise pas, je te le jure, d’accord. Maintenant, je peux y aller ou tu veux encore me faire la morale ?
Il aurait peut-être dû omettre la dernière phrase, mais il n’avait pas pu s’en empêcher, parce qu’Azenet était sérieusement entrain de le gonfler à lui faire la morale comme s’il était un gosse de sept ans. Surtout qu’il semblerait que leur dispute attire quelques curieux et qu’il n’aimait pas vraiment se donner dans ce genre de spectacle.
- Que je te fasse la morale ? Tu devrais peut-être commencer par écouter ta mère ! Merde, Pierre ! Si elle te dit tout ça, c’est qu’elle a une raison ! Elle exagère peut être un peu, mais-
- Stop, Aze. Ta gueule ! Arrête une bonne fois pour toute d’idolâtrer ma mère ! C’est pas parce que la tienne est plus foutue de s’occuper de toi que ça rend la mienne parfaite !
Merde. Merde, merde, merde. Il comprit son erreur en voyant les yeux d’Azenet s’agrandir et se remplir de larmes. Oh bon sang, ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire...

Plus personne ne parlait. Les Patricks derrière Azenet le regardaient avec un air profondément choqué et la foule tout autour commença à s’échanger des murmures. Aypierre ne quittait pas son meilleur ami des yeux. Il tenta un pas vers l’avant, la main tendue devant lui pour essayer d’aller réconforter son ami.
- Aze, écoute, je...
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’Azenet s’était déjà retourné et avait dépassé le groupe des Patricks en courant pour revenir vers le bâtiment. Aypierre le regarda s’éloigner dans un silence total. Tout le monde lui jetait des regards noirs de mépris qui ajoutaient encore une couche énorme à son malaise. Une silhouette se détacha du groupe devant lui. Il reconnut la tignasse rousse de Fukano et ouvrit la bouche pour essayer de se soulager, mais il ne put sortir un son que l’autre avait déjà pris la parole :
- Qu’est-ce que t’attends, crétin ? Va t’excuser.
- Je... Je peux pas... bégaya Aypierre.
Son regard se reporta vers Nems et Bboy qui avaient commencé à s’éloigner, sans doute lassés par l’attente.
- Comment ça tu... Pierre, t’es pas sérieux ?
- S’il te plaît, dis-lui que je viens tout de suite, mais je dois vraiment, vraim-
La gifle était partie toute seule. Aypierre reporta sa main à sa joue endolorie. Fukano le regardait durement.
- Vas-y, suis-les puisqu’ils sont si importants. Je passerai ton message à Aze, mais à ta place j’éviterais de m’imaginer qu’il aura envie de te voir après.
Il tourna les talons et fit signe aux autres Patricks mal à l’aise qu’il s’en chargeait. Aypierre le regarda commencer à courir vers la porte pour retrouver son meilleur ami.

Aypierre pouvait-il seulement encore l’appeler comme ça ? Il n’en savait rien. Il avait juste envie de pleurer.
Ravalant ses larmes, il se retourna à son tour et se mit à courir à la suite de Bboy et Nems. Il fallait au moins qu’il réussisse une chose dans sa journée.

Juste une.
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Nyal27
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Dim 23 Oct - 16:48
Hey, hey, heeeey
Comme d'habitude, mon commentaire s'écrit au fur et à mesure de ma lecture, donc mes réactions sont encore toutes chaudes :3


Oh nan mais naaaaaaaaan, mais commence pas par Xariiiiiiiiii, j'ai envie de lui faire un câlin après et je suis plus assez objectiiiive :c

SINON. J'ai trouvé.
"En tant normal" --> En temps normal, plutôt ? ;P

Que dire, que dire ? Je crois que j'adore ton interprétation de Xari parce qu'il me ressemble dans ses choix et ses pensées xD
"Des salades, que des salades, et Xari n’avait pas eu assez faim pour les bouffer." Je suis absolument fan de cette phrase. Elle me plaît beaucoup, je saurais pas dire pourquoi :')
Grr, j'aime pas Chelxie. XD *pas objective pour un sou, au final*
"Son casier fut vite ouvert et refermé et il se dirigea" Attention à la répétition, jolie fleur ;3 J'aurais préconisé un "puis", à la place du premier "et", par exemple
MAIS OMG SKY MAÎTRISE TES INSTINCTS DE JEUNE MÂLE. XDD Et Fufu le gentil <3
...... OH. J'aime cette histoire, putain xD Non mais sérieux, Flo', le coup de la carte piquée dans les affaires de Xari, c'est bien joué.
ET C'EST LA CRISE D'ANGOISSE. Bon bah fromage pour Nems qui voulait empêcher Bboy d'intervenir. Mouaha.

Et le retour de Zeraaaaaaaaaaaaaaa (et de sa piscine à boule(s))
"- C’est pas Fukano ta secrétaire ?" OMG XD
.... Je sais pas si je dois prendre cet abruti au sérieux. xD JE VEUX CROIRE AU ZERANO EN ARRIERE-PLAN.
Morale de l'histoire : ne JAMAIS garder une lettre d'amour qu'on ne compte pas envoyer. Franchement, grosse erreur de ta part, Xarinou èwé
Bon. Autre chose : il n'y a que moi que ça choque, le fait que le CAMBRIOLEUR dont on ne connaît PAS l'identité, puisse apporter en toute tranquillité le dossier gênant au LYCÉE ? Moi je me serais posé des questions xD Parce que ça veut forcément dire que c'est quelqu'un du lycée, et qui connaît Xari.
Enfin, je m'égare.
"Parce que l’infirmière, elle n’était pas canon du tout." Ok tu m'as achevée xD

"sa très chère petite sœur qui s’était fait un malin plaisir de lui faire remarquer que c’était encore lui qui avait terminé le dernier litre de lait le matin et qu’il n’était pas allé en rechercher un à la cave." C'est tout moi ça, râler pour la dernière brique de lait xD
Ok je retire ce que j'ai dit. ÇA S'FAIT PAS PIERROT. PAS LES ATTRIBUTS FÉMININS. Tu vas voir, la prochaine fois que tu vas rentrer, tu vas avoir une surprise è_é
OKOK BBOY VA FAIRE UNE CONNERIE, I SWEAR TO GODS

OWI AZENET PORTE SES BALLS
OMG
"Je suis pas ton excuse, arrête de te servir de moi à la fin et assume !" MANGE ÇA, P'TIT CON
Ah, le retour du "Ta gueule" de l'irrespect
OH LE GROS CON
ÇA SE FAIT TELLEMENT PAS
IL A PERDU TOUT MON RESPECT
MEC
PAS LES MAMANS, ON AVAIT DIT
AAAAAAAAAAAH TU VAS VOIR QUAND TU VAS RENTRER, TU VAS TELLEMENT TE BOUFFER DES COUPS DE PLUMEAUX QUE TU VAS TE TRANSFORMER EN OREILLER
Fukano je t'aime <3 Genre vraiment <3 Genre il a exaucé ma volonté <3


Bon. Voilà. XD C'est à chaud, comme dit. :') (c'est le bordel, surtout)
*chuchote* T'as vu, j'suis à l'heure c'coup-ci ! *s'enfuit*
- Nyal

___________________________________________________



Tomber donne l'impression de voler...
...Jusqu'à ce que tu heurtes le sol.


   Va donc jeter un coup d'oeil à mes fictions ici !    




Merci d'être là Invité, toi et tous ceux qui sont sur ce forum !
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Floraly
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Dim 23 Oct - 17:09
Ooooh, Nyal, si tu savais comme je suis pliée devant mon ordi xD
J'en peux plus de ce commentaire xD

Quand Mista a commencé la lecture, elle m'a dit : Je pense qu'on peut ressortir le #XariLaVictime. Enfin, c'est devenu une habitude quand Xari apparaît dans mes textes, nan ? x)

J'aime bien ma phrase avec "des salades". Je t'avoue que j'en suis assez fière, elle m'est venue toute seule pendant que j'écrivais ~
Sois gentille avec Chelxie un peu, tu veux ? ;P
Arf, effectivement la répétition du "et" est caca. Je t'avoue que je me suis assez mal relue, pour le coup. J'aurais pu l'éviter.
Skyyart défendre femelle. Autre mal chétif pas toucher à femelle. Nah.
La fin de cette partie du commentaire n'avait plus aucun sens, la fin de ma réponse non plus. Cacahuète, poubelle, sapin, pomme, jus de fruit. (Merci, j'aime bien l'idée de la carte aussi~)

Zeraaaaaaaaaaa ! C'est un peu le "good guy" xD
ENFIN QUELQU'UN QUI RELEVE LE COUP DE LA SECRETAIRE ! J'ai cru que c'était nul et que ça passait à la trappe :'(
Ta morale est pas mal, mais bon. Quelle était la probabilité que ça arrive, sérieusement ? x)
Pour le coup du cambrioleur, tu te poses les bonnes questions. Xari était un peu trop embrouillé pour y réfléchir, mais t'inquiète, ça va venir ~

J'avais prévenu que t'allais prendre cher ! x)
(J'avoue, c'était lâche de la part de Pierre )

Nyal : "PAS LES MAMANS, ON AVAIT DIT"
J'adore cette phrase. Je la dis tout le temps IRL xD
Quoiqu'il en soit, ce fut un joli échange avec beaucoup de bons points des deux côtés. Mais je crois qu'on ne peut pas dire qu'il y ait un gagnant...

Aaaah, Fukano... J'avoue que là, il fait un peu ce que tout le monde aimerait faire ! x)

Merci beaucoup pour ton commentaire, Mlle Nyal ! Ce fut un bonheur de le lire ! =D
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Nothingness
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Dim 23 Oct - 18:17
YO ! *ninja*

On commence par les points négatifs : les fautes. A part la faute qu'a trouvée Nyal, y'a aussi "Il avait laisser passer" et "ce qu’ils avaient gagner en travaillant". Voilà, instant grammanazi reloue terminé. Pikachu

Ensuite, les points positifs. Ahem. BLBLBLBLBLBL. Ce chapitre est tellement intense, plein d'actions toussa toussa. Comme toujours, le #XariLaVictime qui ressort, mais c'est habituel maintenant ! ON SE CALME SKY VOYONS, NAMEHO. Les jeunes de nos jours...
J'avoue que Zera est marrant. Très, même. Hihihihi.
Par contre AYPIERRE... GROS CON. Ahem. Excusez-moi mais il le mérite.
FUKA LE MESSIE, VENEREZ-LE !!! C'EST LE MESSAGER DES LECTEURS ! Merci à toi d'avoir exaucé nos prières.

Voilàvoilà très très bon chapitre, débisou Very Happy

___________________________________________________

:kappa:
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Floraly
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Dim 23 Oct - 18:40
Naaaan, une grammarnazie !
En vrai, c'est complètement my bad. Je me suis mal relue, c'est indigne de mes lecteurs :'(

Ce fut... Expressif, comme commentaire xD
ZERA T'A FAIT RIRE, YES ! Franchement, personne a relevé sur Wattpad, alors que tu peux commenter des phrases en particulier. J'étais vraiment triste.
Raaaaah, mais pense un peu. Il est coincé le pauvre Aypierre. J'avoue qu'on aurait préféré qu'il choisisse Azenet, mais Bboy semblait être le plus urgent...
Aaaah, Fukano se fait des amis avec ce chapitre ! x)

Merci merci, Mlle Ness !
Désolée pour les fautes Crying or Very sad

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Kanra
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Dim 23 Oct - 23:58
*long hurlement de rage*
MAIIIIIIIIIIIIS PUTAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!
Pourquoi stopper maintenant !
Jeff; Ca serait tellement plus simple de tuer Nems pour régler tout ces problèmes... *joue avec son couteau*
Ouais mais non, tu t'invite pas dans les fics des autres uu
Jeff; Not fun
I know.


Super chapitre, j'ai eu beaucoup de peine pour Xari, par contre pour le cas de Pierre et Aze... C'est pire que houleux, j'ai hâte de voir comment ça va évoluer .-.

___________________________________________________

I hate hope... Because....

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Floraly
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Lun 24 Oct - 7:32
Coucou !
J'avoue, c'était cruel de m'arrêter là ~

Nan nan nan, on va éviter de tuer des gens dans mes fic's si tu veux bien ! x)

Merci beaucoup ! L'évolution risque d'être intéressante ;P

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Seiko
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Localisation : Euh ... attend google Map ....... JE SUIS PERDUE !!!
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Lun 28 Nov - 15:52
Mon dieu .... Cette fic est juste geniale ! ! Pourquoi ya pas la suite ???;-;

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                        Se sentir fort c'est accepté le destin tel qu'il est et

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Floraly
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Lun 28 Nov - 19:17
Hey !
Merci pour ton commentaire ! Il n'y a pas de suite parce qu'elle n'est pas encore écrite ! Je galère un peu à l'écrire comme je veux, et j'ai pas trop de temps en ce moment, alors elle risque de tarder un peu ! Désolée ;P

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Seiko
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Localisation : Euh ... attend google Map ....... JE SUIS PERDUE !!!
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Lun 28 Nov - 19:24
Pas grave prends ton temps  Smile

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