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Ton sang sur mes lèvres

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Floraly
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Mer 2 Nov - 20:49
Hello peuple de TCS !

Comme vous le savez, lundi soir c'était Halloween ! Alors je me suis replongée dans les histoires de vampires, de loup-garous et autres créatures fantastiques...
Et puis, comme j'avais une idée d'histoire qui me trottait en tête et que j'avais envie de m'entraîner un peu à écrire au "je", j'ai pris ma soirée pour écrire un petit OS ~

Du coup, à ceux qui auront envie de le lire, le voici !
Un grand merci à Mlle Black qui m'a trouvé un titre absolument fabuleux et à Mlle Stakes qui a relu et approuvé avec enthousiasme !

Bonne lecture ! Very Happy


*****************************************************

Je cours comme un dératé derrière lui, déjà essoufflé alors que j’ai à peine fait trois pas. Il est déjà loin, boosté par son métabolisme très différent du mien, mais je ne me laisse pas décourager. Quoiqu’il arrive, je n’ai pas l’intention de le laisser seul dans cet état et il doit en avoir conscience, parce que je le sens ralentir son rythme au bout de quelques minutes, sûrement pour ne pas trop me fatiguer. Lui aurait sans doute pu soutenir l’allure encore longtemps, mais il ne peux pas se permettre de se promener dans les rues alors que sa soif n’est pas étanchée. C’est trop dangereux et on en est très conscients tous les deux.

Il bifurque dans une ruelle étroite et je passe au pas en m’apercevant qu’un panneau à l’entrée indique une impasse. Je laisse échapper un soupir de soulagement. Ça veut dire qu’il n’a pas l’intention de me fuir plus longtemps et tant mieux, parce qu’en dépit de toute ma volonté, mon endurance m’aurait fait défaut si j’avais tenté de le poursuivre.

L’allée est sombre, sans doute que l’état ne s’est pas donné la peine de planter des lampadaires dans un endroit aussi peu fréquenté. Moi ça m’arrange, parce que je sais qu’il préfère l’obscurité et qu’elle l’apaise. J’avoue que ça m’effraie un peu, aussi. Il y voit bien mieux que moi dans le noir et si ça tourne mal, je n’aurai aucune chance de me défendre. Quoique je ne peux pas prétendre que je pourrais mieux me débrouiller s’il faisait plein jour.

Je m’avance lentement vers lui. J’aimerais éviter de le brusquer autant que possible. Je suis intimement convaincu qu’il ne me fera pas de mal, mais je préfère lui épargner le plus d’effort possible. Ses sens sur-développés ont déjà du me repérer depuis longtemps, mais moi je peine à distinguer clairement l’endroit où il se trouve. C’est sa voix déchirée qui me donne enfin une indication et m’immobilise.
- Recule !
Conciliant, je fais un pas en arrière. Je ne veux absolument pas le brusquer, ce serait tout le contraire de mes intentions. Je suis là pour l’aider, peu importe le prix. Cette pensée me fait frissonner mais je bride immédiatement mes émotions. Aaron m’a dit un jour que ma peur ou mon désespoir pouvaient décupler leur instinct primitif et qu’il était dangereux que j’en ressente lorsque j’étais proche. Même quand il se contrôle parfaitement, ma peur lui fait retrousser les narines d’inconfort, alors je n’imagine même pas dans une telle situation. Quoique de toute manière, au vu de ce que je m’apprête à lui proposer, le résultat sera peut-être le même.
- Chris’, je veux juste t’aider. Nourris-toi de moi, juste assez pour reprendre tes esprits et ensuite on trouvera une solution.

Comme il ne répond pas, je tente un nouveau pas, prudent. Il s’est replié sur lui-même dans le fond de la rue, collé contre le mur sale et humide. Ses yeux me fixent et me fascinent. Ils brillent d’un éclat argenté qu’ils n’ont pas en plein jour, comme si leur couleur marron de d’habitude n’était qu’un leurre pour cacher sa véritable nature.

Je l’entends grogner et m’immobilise à nouveau. En le détaillant un peu plus, la réalité me frappe de plein fouet. Ce n’est plus mon ami qui se tient devant moi. S’il en a encore l’apparence, il n’en a plus l’attitude, ni le comportement. Ses bras sont enroulés autour de son corps et il tremble de tous ses membres, comme un animal blessé. Son regard me supplie et me brûle la peau alors qu’il n’essaie même pas de garder ses lèvres closes. Un léger nuage de vapeur s’en échappe d’ailleurs, m’indiquant qu’il respire par la bouche, et je comprends que s’il venait à en capter la fragrance, mon odeur suffirait peut-être à le faire bondir sur moi.

Ce qui est étonnant, c’est que la chose qui me dérange n’est pas l’idée qu’il ait envie de planter ses dents en moi pour prendre mon sang. Non, ce qui me rend dingue, c’est de le voir aussi faible et démuni, et d’en être la source.
- Chris’, prends... Fais-le tant que tu as encore un peu de contrôle. J’ai confiance...
Il secoue la tête et s’accule un peu plus contre le mur. Dans une tentative désespérée pour l’encourager à soulager son mal, je m’agenouille sur le sol, sans mouvement brusque toutefois. Son regard est fixé sur moi et j’ai cruellement envie de le voir de plus près, même si je sais à quel point c’est dangereux. Mes doigts se mettent à trembler et j’essaie à tout prix de contrôler ma peur, mais rien n’y fait. Je n’arrive pas à barricader mes émotions et il doit le sentir parce que je l’entends gémir. Toujours en me mouvant avec une extrême lenteur, j’enfile mon index dans le col de ma veste pour la tirer un peu vers le bas, dénudant ma peau tiède sous laquelle pulse bon nombre de veines.
- Viens, prends... S’il te plaît, j’aurai moins mal si tu te contrôles...

Je le sens prêt à relâcher ses barrières pour bondir sur moi et m’arracher la peau à la force de ses dents. Je ferme les yeux pour refluer le sentiment de panique qui s’empare de moi. Il ne doit pas sentir que j’ai peur, surtout pas.

Un bruit de course derrière moi me fait sursauter, mais je n’ose pas me retourner pour savoir de quoi il s’agit. Mon être tout entier semble soudainement avoir pris conscience du danger qui se trouve là, juste devant moi et n’ose pas lui tourner le dos. La personne derrière moi passe au pas peu avant d’arriver à ma hauteur et je sens une main glaciale effleurer ma joue lorsqu’elle passe près de moi. La caresse laisse toutefois une trace brûlante sur ma peau. Je sais très bien ce qu’elle veut dire. « Ne bouge pas », « Je m’en occupe, ne t’inquiète pas », « Ne te mets pas en danger ». Des recommandations qui m’auraient peut-être fait grincer des dents et répliquer à l’oral, mais qui me paraissent bien plus acceptables lorsqu’elles me sont prodiguées sous la forme d’un effleurement affectueux.
- Là, là... Reprends-toi, Chris.
Aaron s’est placé en face de mon ami, dos à moi. Il le prend dans ses bras pour l’empêcher de bondir à tout instant et je sens la tension dans mes muscles se relâcher. Je ne risque rien tant qu’il est là pour le retenir et ça me soulage d’un poids. A vrai dire, je ne sais pas ce qu’il m’a pris d’espérer pouvoir faire quelque chose pour l’aider. Je sais qu’ils m’apprécient bien, qu’ils me traitent toujours comme un ami, mais pour eux, je ne pourrai jamais atteindre un autre statut que celui de la petite chose fragile. Ils doivent toujours être attentifs à ne pas me blesser en me touchant, ou aller trop vite lorsque je marche à leur côté. Dire que j’en souffre serait un euphémisme. Ça me dévaste de me dire que mes meilleurs amis sont des vampires et que je ne suis qu’un humain, faible à souhait, qui ne pourra jamais les comprendre, jamais les calmer. La scène que Christopher et Aaron me laisse apercevoir en ce moment est parlante, plus que n’importe quel mot. Entre eux, ils peuvent se réconforter, se retenir. Moi j’aurais peut-être fini contre un mur, vide de mon sang et de ma vie. Honnêtement, je n’ai aucune idée de la raison qui les pousse à me garder avec eux. Peut-être qu’ils se sentent liés à moi d’une certaine manière, parce qu’on se connaissait avant que tout change. Je dois être l’un des seuls contacts qu’ils aient gardés après que tout soit arrivé et si moi je ne le regrette pas, peut-être qu’eux si.

Sans brusquerie, je me relève. Aaron semble avoir de la peine à contenir Christopher et j’en suis probablement la raison. Son regard argenté ne m’a pas quitté, en dépit des bras forts d’Aaron qui l’entourent. En prenant soin de ne pas le provoquer davantage en fixant mes yeux dans les siens, je commence à partir à reculons pour rendre les choses plus faciles. Lorsque la lueur blanchâtre s’éteint au loin, je me retourne et m’engouffre dans une rue principale. A ces heures, j’ai peu de chance de rencontrer beaucoup de voitures, et tant mieux. Ça évitera à des chauffeurs trop curieux de repérer les larmes qui roulent sur mes joues et que je ne fais pas d’effort pour cacher. J’ai trop mal au cœur.

J’ai toujours aimé qu’on se confie à moi. Être la personne avec qui tout le monde ose partager ses peines et ses secrets m’a toujours rempli d’une joie, d’une fierté immense, et je chérissais ce rôle avec beaucoup de soin. J’avais leur confiance et leur affection, leur réelle amitié. Mais leur transformation les a brusquement propulsés loin de moi, dans un univers inatteignable pour mon humanité minable. J’ai essayé de continuer à les écouter, mais comment confier ses problèmes à quelqu’un qui ne pourra jamais ressentir les même sensations et ne les comprendra jamais ? Impossible. Le pire, c’est que je ne peux pas leur en vouloir. Après tout, ils en souffrent bien plus que moi, à la différence près qu’eux, ils sont encore ensemble alors que moi je suis seul. Affreusement seul.

Naïvement, j’ai voulu les rejoindre, mais ils ont refusé, prétextant qu’ils ne sauraient pas s’y prendre, de toute manière. Et puis, selon eux, la douleur serait trop insupportable. Pourquoi ne pourrais-je pas l’endurer, moi, alors qu’eux l’ont fait tous les quatre ? Mon esprit désespéré a assimilé leur réaction comme un rejet, alors qu’avec un peu de recul, je me rends compte qu’ils n’essayaient que de me protéger. Je ne veux pas être protégé. Je veux juste être comme eux, avec eux. Ou au moins les aider d’une quelconque manière, mais ils refusent de se nourrir de moi, même lorsqu’ils se laissent trop aller et que leur faim devient extrême, comme pour Chris’ ce soir. Surtout que je sais qu’ils ne tuent pas leur victime. Ils se contentent de lui sucer à peu près un litre de sang, puis ils effacent leurs mémoires d’un claquement de doigts. Aaron m’a dit que la personne repart presque comme si rien ne s’est passé. La salive des vampires possède une enzyme qui booste les globules blancs. J’en ai fait l’expérience la dernière fois en faisant la cuisine. Mon inattention m’a coûté une jolie coupure sur la tranche du pouce, m’attirant un petit reniflement gêné des autres dans la pièce. Mon sang leur fait envie et normalement je fais bien attention, mais cette fois-ci je n’ai pas pu l’éviter. Pour régler la situation, Chris a attrapé ma main et a rapidement passé sa langue sur ma plaie, s’attirant un regard réprobateur des autres. Les circonstances étaient un peu troublantes mais il n’en a pas fait cas. Il s’est juste léché les lèvres avec gourmandise avant de me dire que j’avais bon goût. Je n’ai pas trop su comment le prendre sur le moment, mais j’imagine que le fait qu’il ait du mal à se contrôler avec moi vient peut-être de là. D’après ce qu’ils m’ont dit, ils ont plus de mal à résister au sang dont ils connaissent déjà la saveur. C’est en partie pour ça qu’ils refusent de se nourrir de moi quand ils ont soif : ils ne veulent pas en devenir dépendant et risquer de me vider totalement, par impulsion. Je peux le comprendre, mais ça me frustre. J’aimerais tellement être autre chose pour eux qu’un genre de vache sacrée.

A force d’errer sans but, je me perds dans les rues sombres de la ville. Je regrette de ne pas avoir pris de foulard, jusqu’au moment où je sens un corps chaud se plaquer contre le mien, m’arrachant toute sensation de froid. La peur me gagne sans crier gare alors que deux bras m’enlacent avec force. Quoi que je fasse, je sais que ce sera inutile, alors je me contente de rester statique, appréhendant la suite.
- Jim, soupire une voix derrière moi. Ne me refais plus jamais un truc pareil.
Je me sens soulagé en entendant le son de sa voix. Je viens tout juste de m’en rendre compte, mais il ne m’a quasiment pas parlé tout à l’heure, dans la ruelle. Preuve de sa difficulté à se contrôler. Son étreinte se desserre avec une forme de délicatesse qui doit lui coûter de nombreux efforts. J’essuie les restes de larmes sur mes joues avant de me tourner vers lui.

Sa peau est toujours blafarde et ses yeux brillent d’un doux éclat argenté, estompé par les lumières des réverbères qui nous entourent. À ses traits détendu, je sais qu’il a réussi à refouler sa part prédatrice d’une manière ou d’une autre. Aaron a du l’emmener chasser et l’a sûrement aidé à se nourrir. Je lance un sourire un peu hasardeux et me raidis quand je vois son air enjoué se transformer en une mine inquiète.
- Ça ne va pas ?
Je secoue la tête pour balayer sa question, mais il l’interprète autrement.
- Jim, si je t’ai fait peur, je suis désolé. Je ne voulais vraiment pas te faire de mal, c’est juste... J’avais faim.
Il arbore un air coupable qui n’a pas lieu d’être et je m’empresse de poser une main sur son avant-bras pour le rassurer.
- Non, c’est pas ça, je t’assure. Je sais que tu ne me veux pas de mal.
Il semble soulagé de ma réponse. Je n’ai pas envie qu’il pense que je puisse le considérer comme un monstre ou une bête sauvage. Vampire ou pas, il reste mon ami.
- Il y a autre chose alors ?
Son ton est doux, feutré. Il veut me pousser à la confidence et je m’y laisse aller. Je n’ai rien à y perdre, après tout. Mais j’avoue que ça me rend un peu penaud de devoir l’avouer.
- C’est juste... Je voulais aider, tu vois ?
Ma voix tremble à ces mots et je me sens ridicule. Ils ont peut-être raison de me traiter de fragile, finalement. Chris ne sait visiblement pas quoi me répondre et je crois que c’est assez explicite. Lui comme moi savons que je suis totalement inutile dans ce genre de situation.

Il me prend dans ses bras parce que quand il ne sait pas quoi dire, il préfère agir. Moi, ça me va très bien. Je pense que toute autre réponse m’aurait blessé, alors je me contente de celle-ci, m’enfouissant un peu plus contre son T-shirt délavé. Je sens son nez dans mon cou et je suis pratiquement sûr qu’il s’imprègne de mon odeur comme on reniflerait un gâteau au chocolat tout juste sorti du four. Pleinement conscient de ça, je le laisse continuer. Parfois, je m’interroge sur d’éventuels penchant suicidaires, mais je sais bien que ce n’est pas parce que j’aime le danger que je ne dis rien.
- Jim... La prochaine fois que tu essaies de me tenter, je sais pas si je saurai me retenir.
Il souffle ça dans ma gorge et je trouve ça incroyablement chaleureux. Je ferme les yeux alors qu’il laisse ses lèvres effleurer ma peau. Je crois que la pensée qu’il faudrait que je l’arrête dans peu de temps me traverse l’esprit, mais elle est très vite remplacée par une sensation de plénitude lorsque il embrasse la jonction de mon cou et de mon épaule. Mes jambes semblent faites de cotons et je dois faire un effort pour ne pas m’effondrer dans ses bras. Le charisme qu’il dégage m’enveloppe, me berce.
- T’as de la chance que je viens de manger, murmure-t-il encore en gloussant, avant de s’écarter de moi.
Je dois offrir un spectacle peu glorieux. Mes joues doivent être joliment teintées de rouge, mes yeux sont un peu humides et mes lèvres tremblent presque de frustration. Peut-être pour détendre l’atmosphère tendue, il se met à rire et ça me met mal-à-l’aise.
- Excuse moi Jim, j’oublie toujours que je fais de l’effet, maintenant.
Je secoue la tête, honteux de m’être fait avoir.
- C’est rien. Je vais bien finir par m’y faire, hein ?
- Je préférerais pas.
Mes sourcils se froncent presque automatiquement. Qu’est-ce qu’il veut me dire par là ? Qu’il aime bien pouvoir jouer avec moi à sa guise ? Qu’il m’aime bien et apprécie le fait de pouvoir me faire ressentir de l’attraction en retour ? J’en sais rien, mais dans tous les cas, ça m’embrouille et ça m’agace. Alors je me mets en route pour retourner à l’appartement qu’on partage avec les trois autres.
- Jim, je sens ton énervement.
- Arrête de toujours remettre ça sur le tapis. Je sais que t’as du pouvoir sur moi, pas besoin de me le rappeler tout le temps.
Ça me blesse, vraiment. Même si je sais qu’il ne s’en rend pas compte.

Il m’attrape les poignets en me faisant presque mal, mais ça a le don de m’arrêter net dans mon élan. Je cache ma colère du mieux que je peux et plante mon regard dans le sien. Hors de question de me laisser attendrir par son air mielleux et amusé.
- Jim, je le pensais vraiment pas comme ça, je t’assure.
Je ne lui donne pas la satisfaction de m’entendre répondre. Et puis, de toute manière, je n’aurais pas grand chose à dire.
- Regarde-moi.
Je n’aime pas qu’on me donne des ordres, mais je ne suis pas du genre à me montrer effronté pour si peu. Et puis, j’ai froid. Plus vite on aura fini de parler, plus vite il acceptera qu’on rentre. Mon regard croise le sien et s’y arrête, trouvant une lueur agréable de sincérité au fond des prunelle à mi-chemin entre l’argent et le chocolat.
- Tu me parles souvent de l’effet que j’ai sur toi, Jim. Mais est-ce que tu as la moindre idée du pouvoir que toi, tu as sur moi ?
Ses mots m’électrisent. Pas seulement parce que je sens qu’il dit vrai, mais aussi parce que ses yeux me dévorent et me promettent la même chose. Ce n’est pas de la faim que je vois, c’est du désir. J’aimerais répondre, j’aimerais bouger, ne serait-ce que d’un millimètre, mais j’en suis incapable.
- Jim, j’ai goûté ton sang et j’ai du mal à y résister, c’est vrai. Mais je te jure que si je devais te faire le moindre mal ou te rendre malheureux, ça me tuerais. J’ai envie que tu restes près de moi en sachant que je pourrais te blesser et ça me fait flipper. J’aimerais que tu sois heureux avec nous, mais tu ne l’es pas, parce qu’on est dangereux pour toi.
Ses paroles m’atteignent droit au cœur, et se répandent dans mes veines comme un baume réparateur. J’enroule à mon tour mes doigts autour de ses poignets et je le regarde avec une affection et une confiance infinies, aveugles.
- Arrête d’avoir peur. Je t’aime.

Une délicieuse expression de bonheur prend place sur son visage. Avec une lenteur qui doit paraître extrême à ses membres musclés, il se penche vers moi et capture mes lèvres avec les siennes. Je souris dans l’échange et nos mains pressent nos poignets sans se lâcher alors qu’on se colle l’un à l’autre.

Mon esprit est submergé d’une vague d’allégresse, alors que je m’imagine que de l’extérieur, nous ne ressemblons qu’à un couple de jeune amoureux qui s’embrassent, insouciant et heureux..
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JMDO
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Mer 2 Nov - 21:43
Better love story than twilight (A 1 petit détail près mais bon) Bien joué honnêtement .

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Floraly
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Mer 2 Nov - 21:57
Oh ! Un commentaire de ta part, je suis honorée !
Merci beaucoup ! *.*

Promis, un jour je ferai un OS qui ne contiendra pas de Yaoi, et je te le dédierai ! ;P

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JMDO
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Mer 2 Nov - 22:32
^^ Fais ce qui te plait , c'est surtout ça le principal .

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Nayara
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Localisation : BOOUUUH !! J'étais derrière toi... :3
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Jeu 3 Nov - 21:16
Alors j'ai pas eu le temps de commenter hier, mais je voulais te dire que je suis tombée amoureuse de tes personnages (puisque Black m'a dit que tu les avais inventés).
Voilà, donc si un jour tu es motivée pour écrire l'histoire complète, ce serait avec trèèèès grand plaisir que je lirai :3

(en vrai j'suis plus trop yaoi mais c'était trop cute. J'adore)
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Floraly
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Jeu 3 Nov - 21:39
Hey !

Black' m'en a vaguement parlé au détour d'une conversation, c'est vrai...

Merci pour le soutien, mais j'hésite encore sur ce que je vais faire. L'idée de base était juste de faire un petit OS pour m'entraîner, pas de le tirer sur une histoire...
Après, j'avoue que l'univers et les personnages me plaisent bien à moi aussi, mais les histoires de vampires, c'est vu et revu, difficile d'innover là-dedans...

Du coup, je ne veux rien promettre ! Mais merci beaucoup de ton commentaire, il m'a fait très plaisir ! =D

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Nyal27
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Localisation : Là où il fait beaucoup trop chaud pour une membre de la #TeamFroid. Le Sud quoi.
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Ven 4 Nov - 16:34
Ah.
C'est, euh, c'est niais ? Désolée, je suis pas en période niaise, je suis donc, à l'instant où je lis ton OS, incapable de m'ouvrir complètement à la douceur du texte XD
Mais, par niais, ce n'est absolument pas péjoratif ! Je veux dire, je dis niais, parce que c'est le mot qui me vient à l'esprit, mais en un texte de cette longueur là, je n'ai pas assez de temps pour m'attacher aux personnages (contrairement au fameux chapitre que j'ai mentionné cute, dans ta fanfiction, par exemple). Donc, ne le prends surtout pas mal ! :3
Au fait ! "L'État", la nation, est un nom propre, alors n'oublie pas la majuscule ;P
Par contre, les personnages sont intéressants, bien que peu approfondis, ils donnent envie d'être connus ! :3

Donc voilà, et comme d'habitude, la qualité est presque parfaite =w= (parce que le parfait n'existe pô, évidemment)
Nyal

___________________________________________________



Tomber donne l'impression de voler...
...Jusqu'à ce que tu heurtes le sol.


   Va donc jeter un coup d'oeil à mes fictions ici !    




Merci d'être là Invité, toi et tous ceux qui sont sur ce forum !
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Floraly
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Ven 4 Nov - 16:45
Hey !
Arf, j'aurais aimé que tu sois en période niaise, parce moi je crois que niveau écriture, j'y suis clairement !

Je ne le prends pas mal, ne t'inquiète pas ! Je sais que ce texte n'est pas le plus élaboré du monde non plus, et ce n'était pas le but. ;D

Ah, merci pour la faute ! Je ferai gaffe ;D

Merci pour ton commentaire, il me fait très plaisir ! Je vais tenter de faire des trucs moins niais, mais je te garantis rien, parce que je crois que je sais plus faire autre chose... J'imagine qu'il faudrait que je me force un peu à écrire sur un autre thème que des histoires d'amour, ça m'aiderait sûrement à me sortir de ça xD

Merci beaucoup <3
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