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[Army] Le chanteur

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Silen
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Lun 25 Sep - 16:28
Oui, je ship beaucoup l'army. Ouiouiouiouioui. L'idée me vient de la reprise qu'Arnaud Tsamère a faite avec Arnaud Joyet de 1982 des Joyeux Urbains !

Je ne sais pas ce que je fous à dix-neuf heures dans un café-concert à boire comme un trou mais le fait est que je suis vraiment à cette table, seul, un verre de Jack Daniel's à moitié fini devant moi. J'ai quitté mon appartement avec l'idée ferme d'améliorer mon état plus que déplorable moralement ces derniers jours mais je ne pense pas que l'alcool soit finalement la meilleure solution...
Et puis quelle idée de m'être mis juste à côté de la scène ! Vu la guitare posée et les projecteurs allumés, il va y avoir un con qui va venir imposer ses chansons de merde, pour la plupart des reprises douteuses de grands artistes, et pour le reste des compositions sûrement pensées sous héroïne... Bravo Jeremy, quelle super idée ! Enfin, tant qu'on me laisse broyer du noir dans mon coin, ça ira. Et puis avoir un fond sonore aussi ridicule que mes pensées, quelle merveilleuse mise en abîme, je pourrai me croire dans un film ! Je termine mon verre d'une traite avant de me mettre à rire, seul. Les gens doivent me prendre pour un fou... Mais ils ne seraient pas loin du compte.
Un homme plutôt grand arrive sur scène et je me remets à rire, toujours seul. Visiblement, je suis pas déçu... Ce gars ressemble à un clown avec sa touffe bouclée sur sa tête, son bouc aussi noir que ses cheveux – et mon état d'esprit, son allure dégingandée accentuée par sa maigreur... Et puis ses vêtements ! Il porte un t-shirt blanc un peu trop large, une veste noir et un jean slim bleu, ce qui amplifie son air idiot. Je me calme quand il prend la guitare et en passe la lanière autour de son cou. Il s'appuie plus qu'il ne s'assoit sur le tabouret qui lui ai réservé et approche le pied de micro. Il se racle la gorge avant de parler d'un voix fragile, tremblante de stress, qui ne le rend que plus ridicule encore.
« Bonsoir... Je m'appelle Arnaud et ce soir je vais jouer pour vous. »
Ledit Arnaud se replace correctement sur son assise puis semble se raidir. Sauf ses mains qui passent de sa nuque à son torse, de ses poches arrières à celles avant et de ses bras à ses jambes avec une rapidité trahissant une fois de plus son angoisse.
« Je vais vous interpréter tout d'abord 1982 des Joyeux Urbains, continue-t-il. Par contre, cette chanson, elle se fait en duo normalement et je pense que vous l'avez remarqué, je suis tout seul. Du coup, je vais quand même vous- enfin quand je dis tout seul, je parle bien entendu sur scène puisque vous, vous êtes là aussi... Donc je vais quand même vous chanter cette chanson mais- alors quand je dis que vous êtes là aussi, je ne dis pas que vous êtes sur scène avec moi vu que je suis seul dessus... Bref, je vais la chanter mais je vous préviens, si vous trouvez quelques passages étranges, c'est parce qu'on est sensé être deux pour la jouer mais moi... Je suis tout seul ! »
Je lève les yeux au ciel. Décidément, je suis pas servi aujourd'hui. Qui dit journée de merde dit aussi soirée de merde apparemment...
Le chanteur se replace sur son siège pour la troisième fois, se racle encore la gorge avant de commencer à jouer quelques accords sur sa guitare. Il s'en sort plutôt bien, je dois l'avouer, puisque je reconnais la mélodie de 1982. Il arriverait presque à me transporter... Il commence à chanter et alors mon souffle se coupe. Sa voix est douce. Parfaite pour chanter cette chanson. Elle est tellement différente que pendant son discours au début, beaucoup plus maîtrisée et posée. Je relève les yeux de mon verre vide pour les poser sur lui. Son attitude stressée s'est transformée en une assurance approximative. Il bat la mesure avec son pied, fait des petits gestes de la tête pour ponctuer les paroles et son visage devient plus expressif que jamais. Je découvre ses yeux pétillants comme ceux d'un enfant face à son public subjugué, collant plutôt bien avec la chanson. Je me surprends même à fredonner doucement en même temps que lui. Je crois qu'il m'entend puisqu'il baisse le regard vers moi. Ses yeux verts me percent, ils me fixent droit dans les yeux et je n'ose plus chanter. Un sourire amusé étire ses lèvres alors qu'il redresse la tête pour balayer la salle du regard...
Finalement, cette soirée n'est pas si mauvaise... J'ai été médisant, comme à mon habitude, mais la bouille enfantine d'Arnaud qui me lance de nombreux regards en enchaînant les chansons qui me rendent un peu nostalgique, je l'avoue, semble avoir dissipé le noir habituel de mes pensées. Je suis même un peu déçu lorsqu'il quitte la scène d'un dernier au revoir aux alentours de vingt-et-une heures.
Mon verre de whisky, rempli par le serveur, est vidé une fois de plus. Un long soupir m'échappe et j'hésite à rentrer. De toute façon, je n'ai plus grand chose à faire ici et la salle se vide. Seulement, alors que je pèse le pour et le contre, un homme s'approche de la chaise vide en face de moi. Un t-shirt blanc, un jean slim bleu et une veste noire au bras, je le reconnais aisément.
« Je peux ? me demande sa voix qui, cette fois-ci, ne monte pas stupidement dans les aigus comme lorsqu'il était sur scène. »
Je lève les yeux vers lui. Il me sourit doucement.
« Bien sûr, bien sûr, murmuré-je.
-Merci... »
Il s'assoit sur la chaise. Mon regard suit ses mouvements nerveux. Il me paraît gêné, mais c'est loin de son angoisse de tout à l'heure. Il fouille dans sa poche et sort un paquet de cigarette et un briquet. En tirant une clope, il me tend la boîte rouge et blanche.
« Vous en voulez une ? questionne-t-il poliment.
-Non merci, je ne fume plus, lui répondis-je.
-Je n'ai jamais réussi à arrêter, moi, rit-il, moqueur envers lui-même. »
Il ouvre son briquet dont une petite gerbe orange jaillit et l'approche du bout de la cigarette glissée entre ses fines lèvres, l'enflammant.
« J'ai remarqué que vous n'aviez pas l'air joyeux, me sort-il après une bouffée de tabac.
-Je passe ma soirée seul dans un bar à m'enfiler des verres, pas besoin d'être Einstein pour le deviner, plaisanté-je. »
Ma remarque le fit éclater d'un rire sonore.
« J'espère ne pas avoir empiré votre journée, me confie-t-il en souriant franchement.
-Ah si mais complètement, le taquiné-je.
-Je ne m'en excuse pas alors, sourit-il de plus belle. »
Son attitude en prononçant cette phrase me fait rire également. Je me reprends et le regarde dans les yeux avec un air malicieux...
« Vous avez une manière étrange de draguer, ironisé-je.
-Vous préférez l'une de mes digressions ? me répond-il du tac-au-tac.
-Oh non je vous en supplie, ayez pitié de moi, le prié-je en me jetant à genoux devant lui, les mains collées et une tête de chien battu. »
Il explose de rire et je ne peux empêcher un sourire de naître sur mes lèvres.
« Tu te mets déjà à genoux et c'est moi qui drague ! s'exclame-t-il. »
Je comprends rapidement l'allusion et me rassois en riant aux éclats. Un détail dans sa phrase me fait tout de même tiquer.
« Tu me tutoies déjà ? l'interrogé-je.
-Toi aussi maintenant, répond-il avec un air fier, sa tête appuyée sur sa main dont le bras est appuyé sur l'accoudoir de la chaise et ses doigts jouant avec son bouc.
-Ah, là, tu m'as eu Arnaud, avoué-je.
-Et en plus de ça tu m'appelles par mon prénom ! C'est à se demander encore une fois qui drague... »
Le regard provocateur qu'il me lance est rempli de sous-entendus.
« Toi t'es niqué, tu connais pas le mien, souris-je.
-Mais moi je ne demande que ça ! s'exclame-t-il.
-Il n'y a qu'à demander ! Je m'appelle Jeremy, me présenté-je.
-Non mais je parlais de me faire niquer, je m'en fous de ton prénom, rit-il, encore une fois fier. »
J'explose de rire et lui sort un ''enculé'' approximatif qu'il comprend tout de même puisqu'il réplique :
« Bah oui, c'est ce que j'ai dis. »
Je peine un peu à me reprendre sur ce coup là mais y parvient tant bien que mal.
« Tu peux pas nier que là, c'est toi qui me drague, dis-je.
-Je te fais du rentre dedans, corrige-t-il.
-Faudrait savoir, je croyais que c'était toi l'enculé ! Et je refuse qu'un fil de fer comme toi me domine. »
Je ne sais pas vraiment à partir de quel moment on a basculé dans le vulgaire et ce jeu plutôt étrange mais par contre, je suis certain que ça m'éclate et que j'aime ça.
« Donc tu entrevoies la possibilité qu'on ait une relation sexuelle, conclut-il. Ça fait plaisir à entendre, je suis flatté de te plaire Jeremy. »
Pour le coup, je ne trouve pas quoi rétorquer. Je l'avoue, il m'a eut. Je me contente alors de me taire, le regardant dans les yeux. Il a son air fier et insolent accroché à son visage d'enfant un peu précoce vu sa pilosité.
Pendant de longues minutes, aucun de nous deux ne prononce un seul mot. Et aucun de nous deux ne décroche le regard de celui de l'autre. Je vois finalement Arnaud se relever et passer à côté de la table. Au début, il me semble qu'il s'en va, mais il se penche sur moi, ses deux bras incroyablement fins – surtout face aux miens – de chaque côté de mon corps, appuyés sur mes accoudoirs. Il se baisse encore alors que mon cœur accélère sans que je ne m'en rende vraiment compte, concentré sur son visage s'approchant de plus en plus du mien. Il murmure un ''qui ne dit mot consent'' avant de sceller nos lèvres. Je retiens ma respiration, encore une fois. Il s'écarte rapidement pour me regarder une fois de plus dans les yeux. Je décèle une lueur d'excitation innocente et de fierté au fond de ses pupilles qui m'agace et m'attendrit à la fois. Pris d'une impulsion, je pose ma main sur sa nuque et l'embrasse à mon tour, juste pour ressentir encore un peu cette chaleur si agréable contre ma bouche et dans mon ventre. Il répond à mon baiser avec entrain, passant ses mains dans mes cheveux. En temps normal, j'aurai grogné et protesté avec mon humeur foudroyante habituelle mais sa bouche sur la mienne, ses dents s'attaquant à ma lèvre et ses yeux émeraudes me fixant m'en empêchent.
Il se sépare une fois de plus et prend ma main dans la sienne. Je ne m'en dégage pas et resserre même l'étreinte.
« Et si on partait de là ? propose-t-il. »
C'est bien la première fois qu'un mec me propose une telle chose. Je comprends qu'il veut m'emmener autre part – sûrement chez lui – et je me sens bizarrement totalement emballé. Je dépose un billet sur la table, me lève et nous partons une fois qu'il a écrasé sa cigarette dans le cendrier et récupéré sa veste qu'il avait déposé sur sa chaise. Quand nous sortons, il se penche sur mon oreille pour me susurrer une phrase complétant sa proposition :
« J'ai bien envie de t'entendre chanter... »
J'ignore si la soirée a dérapé ou si c'est seulement la suite logique de notre rencontre et de notre discussion mais encore une fois, je suis certain que j'adore ça.
Arnaud m’entraîne dans les rues en courant comme un gamin qu’on aurait pris à voler des bonbons et moi je le suis comme si j’étais son complice, un large sourire étirant mes lèvres. L’adrénaline fait pulser mon cœur dans mes veines, c’est comme une immense bouffée d’air frais qu’il me procure par sa simple présence et sa légère influence sur moi.
Nous arrivons à bout de souffle devant son immeuble. Il me tient toujours la main, je ne le lâche pas. La porte ouverte, il se dépêche de monter les escaliers qui nous séparent de son domicile, grimpant les marches quatre à quatre. Je peine presque à le suivre malgré mon entraînement. Cependant, il s’arrête un instant devant la porte de son chez lui, hésitant soudainement. Comme si la situation venait de lui éclater à la figure. Il doit trouver ça absurde, et je le rejoins sur ce point là. Mais j’ai pas envie de me poser de questions. Pas maintenant du moins. Il me plaît, pourquoi aller chercher plus loin ? Il est évident que, dès le début de notre conversation, quelque chose d’indescriptible nous attirait chez l’autre pour que ça fonctionne aussi bien. Comme un coup de foudre. Peut être que c’est ça, peut être que ça ne l’est pas. Toujours est-il qu’il reste bloqué devant cette porte… Il se mord la lèvre inférieure, il tremble légèrement… Lui se pose trop de questions visiblement. Je pose ma main libre sur son épaule.
« Arnaud ? Ça va ? m’inquiété-je. »
Il se tourne vers moi en silence, les yeux baissés.
« Est-ce que c’est vraiment ce que tu veux Jeremy ? Passé cette porte, indique-t-il en la montrant du doigt, on ne pourra plus faire machine arrière.
-Puisqu’elle est déjà en marche, pourquoi l’arrêter ? lui réponds-je en jouant avec les mots comme il a déjà su poétiquement le faire dans la soirée. »
Il redresse la tête, m’adresse un sourire franc puis se jette presque sur moi pour m’embrasser avec la fougue d’un ado qui vit son premier amour. Je passe mes doigts dans ses cheveux emmêlés alors qu’il me tire vers la porte d’entrée. Il s’écarte un instant pour ouvrir la porte avant de dévorer de nouveau mes lèvres. À peine nous rentrons qu’il me plaque contre la porte en la refermant. Ses lèvres se déposent sur ma joue, ma mâchoire et mon cou. Il s’attarde à chaque endroit qui me fait soupirer d’aise… J’attrape fermement ses hanches et le pousse. Il me lance un regard interrogatif que je discerne très bien malgré l’obscurité ambiante. Je le jette contre le mur en veillant à ne pas le blesser et murmure à son oreille :
« J’avais dit quoi à propos de la domination ? »
Je sens un sourire contre ma joue. Je souris également, mes mains de nouveau sur ses hanches, et pars à la conquête de son cou. Il gémit discrètement en passant de nouveau ses mains dans mes cheveux pour m’encourager à continuer. Je colle mon corps au sien, mes mains quittant ses hanches pour enlever sa veste, l’écartant du mur un instant. Je m’occupe ensuite de son t-shirt avec un certain empressement. Quand nos bouches ne sont pas collées, elles restent proches pour que nos souffles s’entremêlent toujours à défaut de notre salive. À moitié dénudé, il pose ses mains sur ma poitrine pour me repousser.
« On sera mieux dans ma chambre, se justifie-t-il. »
Je souris et me laisse entraîner dans la pièce adaptée.
Après nos ébats, nous reprenons notre souffle dans un silence presque de trop après notre partie de jambe en l’air. Il se blottit contre moi, l’air innocent, un peu perdu… Je remets une mèche de ses cheveux et l’enlace.
« Arnaud ? »
Il lève les yeux vers moi. J’y remarque de la peur.
« Ça va ? m’inquiété-je. »
Il pose sa tête contre mon épaule et emmêle ses jambes aux miennes. Je me sens lourd, épuisé, tout est retombé, l’atmosphère est calme, apaisante, alors que quelques instants avant, nous étions en train de faire l’amour sans aucune gêne ni retenue. Il me serre contre lui.
« Dis moi que tu seras encore là demain matin, m’implore-t-il d’une pette voix.
-Si tu continues à me tenir comme ça, c’est sûr que je ne risque pas de m’envoler, remarqué-je, tenant le ton de l’humour. »
Il sourit franchement avant de relever la tête. Nos yeux se croisent encore, mais je ne me lasserai jamais d’en observer chaque détail. Il rit doucement.
« Quoi ?
-Ce qu’on vient de faire m’a confirmé ce que je pensais déjà, me déclare-t-il.
-Qu’est-ce que tu pensais déjà ? demandé-je en souriant moi aussi. »
Il étire le cou pour m’embrasser.
« Je pensais, et je pense d’ailleurs, que tu as vraiment une très jolie voix, m’avoue-t-il. »
Je ris et lève les yeux au ciel face à la naïveté de ces mots qui m’attendrit, à vrai dire. Il se cale de nouveau contre moi et ferme les yeux.
« Bonne nuit Jerem’, me dt-il.
-Bonn nuit Arnaud. »
Un sourire angélique étire ses lèvres et je le sens s’endormir.
Moi, je n’arrive pas à dormir tout de suite. Je passe un temps fou à chercher le sommeil pour que finalement ce soit lui qui m’attrape sans que je ne m’en rende compte. Je me glisse alors dans un sommeil lourd sur la dernière pensée que ce coup de foudre – car je ne peux pas l’appeler autrement – était vraiment inespéré…

Ce matin n’a en apparence rien de neuf comparé aux anciens. Brume dans le crâne, paupières qui collent et yeux qui brûlent à la lumière filtrée par la persienne. Drôle choix de volets pour un parisien quand on y pense… Seulement, quand je regarde autour de moi, rien n’est pareil : les draps froissés recouvrent un corps nu. Arnaud. Je souris en regardant son visage endormi en face du mien sans oser bouger par peur de le réveiller mais surtout par flemme. Je me sens bien, là, dans ce lit, dans la chaleur. Je n’ai certainement pas envie de bouger de sitôt. Même le soleil tapant dans ma rétine ne me fera pas changer d’avis.
Le temps s’écoule mais, pour une fois, je ne le vois pas passer. Il ouvre ses yeux verts, me regarde un moment, perdu dans les vapes du réveil, puis me sourit.
« Bonjour Jeremy, bien dormi ? me salue sa voix rauque du matin. »
Je me redresse pour m’étirer, faisant craquer ma colonne vertébrale et mes épaules.
« Ça faisait longtemps que je n’avais pas aussi bien dormi, j’avoue… Et toi ? lui demandé-je en retour.
-Bien, très bien… »
Il m’imite et se masse le dos. Je ris légèrement.
« J’y suis allé trop fort hier soir ? m’amusé-je.
-Non, je pense que je suis plutôt trop vieux pour ça, rit-il en retour. »
Je fronce les sourcils.
« Tu n’es pas si vieux que ça ! m’exclamé-je.
-Quarante-deux ans, ça commence à faire quand même. Je m’approche dangereusement de la cinquantaine là… se plaint-il en se relevant sans aucune pudeur. »
Je me lève aussi d’un bond sous la surprise.
« Eh oui, continue-t-il devant mon regard étonné, je suis une milf. »
J’éclate de rire malgré moi.
« Dix ans d’écart, ça va, ajouté-je un instant plus tard en remarquant sa moue vexée et un peu boudeuse. Je te pensais juste plus jeune…
-Ouais bah ça va, n’en rajoute pas trop, dit-il, un sourire en coin. »
Il enfile un boxer et un t-shirt gris alors que je me contente seulement de mon sous-vêtement. Je le suis ensuite jusqu’au séjour où il me fait asseoir au bar de sa cuisine. Il passe de l’autre côté pour préparer du café.
« Tu manges quelque chose habituellement au petit-déjeuner ? m’interroge-t-il.
-Non, je prends juste un café généralement, réponds-je.
-Parfait ! »
Il me sourit avant d’attraper un bol, du lait et… un paquet de céréales. Je me mets à rire de nouveau.
« Quoi ? Pourquoi tu te moques ? s’insurge-t-il face à mon hilarité en versant ses céréales dans son bol de lait.
-Je ne me moque pas, ça me fait juste marrer. Je découvre certaines choses sur toi, c’est tout, lui expliqué-je en reprenant mon calme sans perdre mon sourire.
-Ouais c’est ça… ironise-t-il en me laissant un faux regard suspicieux et un brin provocateur. »
Il me sert ma tasse de café pour se faire la sienne et commence à manger ses céréales. Il lâche au bout d’un petit temps de silence :
« Ça ne te dérange pas ?
-De quoi ? demandé-je en essuyant d’un revers de la main le café sur mes lèvres.
-Mon âge, notre différence… Tiens, prends ça, me conseille-t-il en me tendant une serviette. Ce sera moins dégueulasse.
-Mais pourquoi ça me dérangerait ? Ça change rien, hein, à part que maintenant, je suis sûr que tu vas crever avant moi ! J’espère que t’as une assurance vie que je puisse la toucher.
-Enfoiré ! m’insulte-t-il pour rire. Alors de un, ce n’est même pas sûr que je c-… meurs avant toi… Et puis de deux, je suis forcé de constater que, selon tes dires, tu te projettes déjà dans l’avenir ? Eh beh, tu vas vite mon chaton…
-Mon chaton ? m’insurgé-je. Peut être que je vais trop vite pour ta vieille tête ?
-Je trouve que ça te va bien, me répond-il en haussant les épaules, clairement joueur. Et puis là, tu ne peux pas démentir que tu me dragues…
-Et c’est toi qui m’appelle chaton ! m’exclamé-je en levant les yeux au ciel. »
Nous rions ensemble tout en continuant notre petit-déjeuner. J’en apprends beaucoup sur lui et il en apprend au moins autant sur moi : nos boulots respectifs – bien que je connaisse déjà le sien, nos passions, nos points communs, nos avis sur certaines choses. Je dois dire que ça me surprend qu’on s’entende aussi bien alors qu’on est les deux exacts opposés. Mais ma surprise se calme quand je vois son excité et joyeux, un peu fou dans un sens. Il m’attendrit un peu trop dans ses propos, dans son attitude, dans tout ce qu’il est et dégage à m’en rendre assez niais. Mais de toute façon, je n’y peux rien, il m’a déjà charmé d’un coup de foudre électrisant qui ne me laisse définitivement pas indemne…

J'avoue que je l'aime pas mal ce texte ❤️
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à le lire que j'en ai pris à l'écrire !
PS : l'Arnaud qui complexe sur son âge plus avancé que celui de Jeremy je trouve ça ckqbdliheqfliqb ❤️

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Lun 25 Sep - 18:14
hey !

Ça me chiffonne un peu de te demander ça mais... Le lemon est plus ou moins interdit sur le forum, du a des evenements passes que je ne me chargerais de t'expliquer que si tu en vois la nécessité. Je pense que, comme ton texte est basé sur ça, tu va être dans l'obligation de le supprimer, sauf si tu vois la possibilité d'enlever cette scène pour l'envoyer aux demandeurs. Il est très bien, et je pense que tu devrais le poster sur Wattpad et donner le lien ensuite "Vos sites", car wattpad est bien plus laxiste a ce sujet que forumactif. Merci de ta compréhension,

l’équipe du staff qui te nem fort <3

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Mer 27 Sep - 14:30
AH MERDE PTN JE ME SENS CON J'AVAIS OUBLIE PARDON XD
(PS : tous mes textes sont déjà sur wattpad mais personne de TCS ne m'y lit)

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Mer 27 Sep - 19:53
Je peux le mettre dans la corbeille sans regrets donc?

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Jeu 28 Sep - 17:12
Je l'ai modifié

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