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[MJH] Balade nocturne.

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Lameufàlahache
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Sam 21 Oct - 17:01
Il fait nuit. Minuit est passé. Je marche dans les rues de la ville. Seuls les bruits des mes pas résonnent dans les ruelles vides et sombres. Mes pieds son trempés à cause des nombreuses flaques d'eau rencontrées sur mon chemin. Avec la fraîcheur nocturne, elles témoignent de cette fin de mois d'octobre. Je souffle dans mes mains endolories pour les réchauffer, en vain.

Je sursaute. Un chat errant prend la fuite en faisant tomber le couvercle d'une poubelle dont le contenue l'a certainement nourris et l'empoisonnera si des gens agacé y ont mis de la mort au rat pour lui ou les SDF. Il a eu plus peur de moi que l'inverse. Sa méfiance envers l'homme est la preuve des maltraitances qu'il a déjà vécu.

Je continue mon chemin, embêté par le bruit de mes pas de plus en plus humides et glacés.
Je râle, il recommence à neiger. Pas une neige de Noël, blanche et pure mais cette neige fondante inutile et laide se transformant en boue et flaques qui vous gèlent jusqu'à l'os.
Mon ventre hurle de famine. Je n'ai rien mangé depuis hier. Non par manque de moyen mais plutôt par négligence envers ma propre personne.
Contrairement à ce pauvre homme devant lequel je m'arrête. Il a l'air si pitoyable. Ses vêtements sont sales et abîmés comme ses mains tuées par l'assaut répété du froid mordant. Cet homme sent les ordures et l'alcool mais surtout... Il est mort. Mort endormit par le froid ? Mort car lâchement abandonné par son foie ? Mort empoisonné par la mort au rat des poubelles ? Mort de l'indifférence ! Personne ne sait, et ne veux savoir, qu'il est là. Que son cadavre jonche un tas de cartons disloqué par l'humidité et enroulé dans une couverture trouvée à la décharge.
Les services publiques le ramasseront quand son odeur miasmatique, devenue trop forte, dérangera les riverains ou quand une femme criera, soi-disant indignée.
Alors qu'arrivera-t-il à son corps s'il n'a personne pour payer l'enterrement ? Et si on retrouve une quelconque famille, sera-t-elle dans l'obligation de payer des funérailles excessivement chères alors qu'ils sont déjà dans le besoin pour un homme méconnaissable ?

Je passe mon chemin et vais vomir un peu plus loin, tremblant face à cette vision de la mort. Une honte m’envahit. Je n'ai rien fait pour l'aider. Les autres non plus. Comme eux, j'étais indifférent à son sort jusqu'à ce qu'il m'apparaisse, qu'il soit à ma vue.
Dans un mois, je l'aurais probablement oublier. J'espère et j'en ai honte.

J'arrive en face de la bouche de métro et la pénètre. Je vagabonde au hasard, alors autant aller plus loin. Je m'enfonce dans le sol par ces escaliers boueux et glissant. Foutue neige !
J’aperçois d’ailleurs une vielle dame glisser et tomber. Son manteau de fourrur est foutu, elle en rachètera un sans penser à la soixantaine de visons dépecer, parfois à vif, pour sa superficialité. Elle a l'air de s'être fait mal mais les passants ne s'arrêtent pas, trop pressé par on-ne-sait-quoi. Elle possédait un sac en peau de crocodile mais un jeune encapuchonné l'a ramassé et s'est enfuit en courant, me bousculant au passage. Personne n'a réagit. Je le voulais mais la surprise m'en a empêché, je crois.
La vielle dame finit par se relever seule. J'étais trop loin pour l'aider, je crois.
Elle part en criant comme une porcine qu'on égorge. Elle en a également l'allure avec sa face bouffie et oisive.

J'avance dans ce long couloir assombris par les lampes manquantes, volées ou brisées. Tout sent l'urine et même l'excrément. Des gens font leur besoin ici, comme des chiens. Ce n'est pas rare, je l'ai déjà vu.
Une dame maigre et tout en ride vient me faire la manche. Elle me parle d'un bébé qu'elle attend mais son corps si maigre peut-il accueillir un fœtus ? Mon regard est perdu sur sa dent en or néanmoins, je sens qu'elle fouille mes poches. Elle n'est pas une très bonne pickpocket. Elle n'y trouvera rien car je ne possède rien.
Elle m'insulte puis s'en va.

À peine dix mètres plus loin, un SDF, encore vivant, est allongé dans son vomis. L'homme manchot semble agonisant. Son souffle si bruyant n'a pourtant pas l'air d'interpeller les passants qui l'ignorent.  Cet infortuné n'a même pas droit à un regard. De toute façon, y ferait-il attention ? Je passe sans sourire. Je n'en ai pas envie, c'est une mauvaise soirée.

Je rentre enfin dans ce serpent de métal après avoir supporter ces gens saoul criant ou tentant de chanter. Au moins, ils prennent les transports en commun et pas la voiture, risquant de tuer des innocents à cause de leur bêtises ! Rah ! Une colère monte en moi, je les hais ces gens insouciant ! Ces buveurs de tous les jours ou des vendredis soir ! Ils méritent ce qui leur arrive parfois, accidents, agressions !
Un fois assis, j'ai une place car peu de monde est là à cet heure, je réfléchis.
Comment puis-je penser autant d'horreur ? Suis-je un monstre ou juste le produit de cette société ?

Alors qu'il y a peu de monde, un homme d'une cinquantaine d'année s’assit à coté d'une jeune femme. Celle-ci le dévisage mais n'ose dire quoi que ce soit. Il commence à frotter sa jambe contre elle. D'abord discrètement puis avec de plus en plus d'assurance. La jeune lui demande d'arrêter mais l'homme prétend que c'est un accident mais continue malgré tout. Elle change de place et il la suit et continue. Il commence à lui caresser les cuisses de plus en plus prêt de son entre-jambe. Son regard est paniqué, elle semble si effrayée. Dois-je intervenir ?
Elle descend à l'arrêt et l'homme la suit. Je les regarde et lorsque les portes se ferment, j'entends un cris. Je me lève et regarde par la vitre sale mais ne vois rien.
J'aurais peut-être dû les suivre ? Mais maintenant, il est trop tard. Je me remet à ma place tranquillement et descends au prochain arrêt.

Instinctivement, je suis descendue prêt de chez moi. Il est peut-être temps de rentrer et d'oublier cette balade nocturne déplaisante quoi qu'habituelle. C'est quasiment tout les soirs comme cela.
Sur le chemin je croise une bande de jeune qui s'amusent. Enfin, pas tout à fait. Trois adolescents semblent embêter un garçon de leur âge. Il proteste mais ne parvient pas à se dégager de l'emprise des jeunes qui le filment. Ils disent qu'ils vont l'afficher sur Youtube et tout les réseaux sociaux.
Je passe mon chemin, ce ne sont que des jeunes qui s'amusent, ils ne font rien de mal. Ce n'est pas grave. Enfin, j'apprendrais quelques jours plus tard sur internet que ce jeune, dont la vidéo d'humiliation à fait le buzz, mettra fin à ses jours.

Je rentre chez moi et vais me coucher. Demain, une journée similaire recommencera.

Cette nuit là, dans cette ville ; Deux femmes se firent violer, l'une de vingt-trois ans par un inconnue en pleine rue et l'autre, trente-six ans, par un « ami » dans son propre appartement. Un petit garçon de sept ans se fera abuser par sa tante. Deux adolescents se firent tabasser à mort car ils étaient en couple. Un homme transgenre, agressé, perdra le bébé de six mois qu'il attendait. Cinq SDF dont deux enfants moururent de froid et d'anémie.
Le journal local parlera du président insultant un autre président. Le journal parlera des manifestations contres ces lois injustes dont le peuple ne veut pas. Le journal parlera de cette célébrité qui s'est mariée pour la huitième fois.
Le journal ne parlera pas de la misère, des violences et des discriminations.

Toutes ces horreurs ne viennent pas d'un film du vendredi 13 ou d'Halloween mais de la réalité. De cette réalité trop souvent ignorées sous l'indifférence de tous.
Des histoires à glacer le sang, plein de gens en vivent.

___

Alors, je sais que mon texte est assez étrange pour le thème d'Halloween mais la définition d'horrifique est : "Qui provoque l'horreur, insupportable".
Je tenais à écrire ce texte, vraiment. Parce que je vois trop de SDF et #BalanceTonPorc.
Alors, si les modos jugent que je ne suis pas dans le thème je comprendrais !
Citrouille

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Floraly
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Jeu 26 Oct - 9:28
Hellow !
Le staff a décidé de t'attribuer 10 Citrouille pour ce texte ! =D

(Désolée pour le commentaire constructif, il viendra plus tard, quand j'aurai plus de temps >.<)

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Lameufàlahache
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Jeu 26 Oct - 17:18
Merci !

(Pas de problème voyons !)

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