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La randonnée de deux feignasses. [+Photos]

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Hache
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Sam 14 Juil - 17:00
La randonnée de deux feignasses.

[07/07/2018 – 09/07/2018]

Jour 1 :

Je suis Fromage et ce matin-là, je cuisine. Je cuis du riz, des pâtes, des patates et des œufs parce que avec Canard, nous avons décidé de faire une randonnée de quatre jours aux alentours de Batère, dans les Pyrénées françaises.
Je vais chez Canard, notre point de rendez-vous habituel et on se dépêche, un peu trop, car nos parents nous exaspèrent. Dans la précipitation, nous finissons avec quinze kilos chacun. C'est beaucoup trop mais il est hors de question pour nous de l'avouer alors nous décidons que c'est bon comme ça.
Je me rends compte que j'ai oublié mon eau ainsi que mes chaussures de marche. Canard me donne de l'eau et me prête les chaussures de sa grande sœur qui fait heureusement la même pointure que moi. Elles sont très jolies en plus. Elles montent aux chevilles et ressemblent à des bottines marrons.

Le père de Canard nous conduit au refuge de Batère où nous commençons finalement notre marche. Nous partons le plus vite possible. Nous sommes à cran depuis un moment déjà et nous avons vraiment besoin de cette randonnée pour nous détendre, nous faire penser à autre chose. J'avais accumulé du stresse et de l'énervement et seule la randonnée me permet de les évacuer.
Notre marche débute par de la descente ! C'est parfait pour moi, j'aime beaucoup ça car c'est plus simple que la montée. Mais très vite, le poids des sacs à dos se fait ressentir et les jambes se mettent vite à trembler.
On s'arrête vite pour manger car comme d'habitude, nous avons commencé tard. Nous dînons donc avec du pain, du brie et des œufs durs.
Nous reprenons notre route et cette fois, c'est de la montée. Je galère et clampine bien que la montée ne soit pas raide, mettant la patience de Canard à rude épreuve. La végétation de la forêt que nous traversons m'impressionne. Il y a beaucoup de rivière.
Canard n'est pas rassurée à cause des nuages qui annoncent l'arrivé d'un orage.

On arrive enfin à une intersection où il y a beaucoup de ruches d'abeilles. J'ai faim mais nous ne nous arrêtons pas car l'orage approche de plus en plus avec son grondement que mes oreilles trouvent agréable. Pressés, nous décidons de suivre une route en terre plutôt que le sentier de randonnée pour économiser du temps. Je suis à la traîne et Canard essaie de m'encourager à accélérer en m'expliquant que dans la haute montagne, les « chances » de se faire foudroyer sont plus élevées. Je la désespère en lui avouant que ça me plairait de voir un éclair tomber juste à côté de nous.
Canard commence à stresser quand soudainement, nous arrivons à la fin du chemin. Elle pensait qu'on n'était qu'à la moitié mais en réalité, nous sommes allés bien plus vite que tout ses espoirs avaient imaginé. Nous reprenons alors le sentier balisé qui traverse une forêt et des rivières dont l'une d'elle possède un pont à moitié cassé avec un poteau tombé. Canard dit qu'elle n'a pas confiance en l'homme en le voyant. C'est vrai qu'il n'est pas très rassurant mais nous le passons sans problème. Nous cherchons un abris abandonné mais passons, sans le voir, le sentier y menant. Lorsqu'on s'en rend compte, nous faisons demi-tour. En voulant traverser une rivière via les cailloux pour ne pas tremper mes pieds, je glisse et me rattrape à des orties en pleine poignée. Ma main gauche rougie puis une vive douleur apparaît en même temps que des boutons blancs. La douleur augmente d'un coup et est telle une brûlure. J'ai d'un coup l'impression d'avoir ma main au-dessus d'une flamme sans pouvoir l'enlever. J'essaie d'oublier la douleur et on continue. On trouve alors, vers le pont fait par l'homme, le sentier non indiqué par la carte qui mène à l’abri. Ce dernier est moins craignos, moins sordide qu'il en a l'air bien qu'il fasse très très sombre dedans. Après une longue réflexions, nous décidons de planter la tente dedans.
On avait regardé aux alentours sans trouver d'endroit où planter la tente. Une tente dans une maison semble conceptuelle mais nous sommes alors à la fois protégés du vent, de la pluie, de l'orage et des insectes.
Ma douleur à la main s’atténue bien que je ressente des picotements désagréables.
On galère à allumer le feu dans l'abri et on fini par enfumer la montagne. On veut de la lumière pour manger à l'intérieur car dehors, il pleut. On finit par manger à moitié dans le noir des patates et du fromage (donnant un goût de raclette), des tomates et des œufs (et du saucisson pour Canard qui boit aussi du vin qu'elle a emmené me faisant donc porter la moitié du poids vu que nos sacs sont équilibrés.)
Après que la pluie soit passée, nous nous sommes installés dehors, sur un rocher, et avons discuté tranquillement et profité de la vue et des bruits de la nature, gazouillements d'oiseaux, vent sur les fougères et arbres.
La nuit est tombée. Au loin, nous apercevons une ombre. Nous avions l'impression de voir un géant danser avec une lampe. Nous prenons la sage décision d'aller se coucher.



Jour 2 :

N'ayant pas l'heure, ni lumière, nous nous sommes naturellement levés à 10H37 soit après douze heure de sommeil. Afin de vérifier la théorie qui dit qu'on a plus chaud dans un sac de couchage si on dors nu, c'est ce que j'ai fait et je peux donc confirmer que ça ne change rien. On n'a pas plus chaud, ni plus froid.
Vu l'heure, on se dépêche de ranger nos affaires, de déjeuner et de se préparer puis on part.

On se dirige vers la rivière repérée par Canard qui est sur le chemin qu'on doit prendre. Elle s'obstine à vouloir la traverser via les pierres et galère énormément tandis que je décide de traverser pieds nu dans l'eau, ce qui est bien plus simple. Sans difficulté, j'arrive premier de l'autre coté. Nous remplissons nos bouteilles et y mettons nos pastilles purificatrices. Nous devons donc attendre une heure avant de pouvoir boire.
On suit le chemin vers le Cincreus mais les nuages au-dessus du pic de Gallinas se font très menaçant de plus, des chevaux nous barrent la route. Ces animaux étaient d'abord trois et ont avancé alors on les a suivis mais ils ont été jusqu'à d'autres chevaux. Lorsque je me suis approché, l'un d'eux me regardait en tapant du sabot, nous avons donc pris la sage décision de faire demi-tour.



Nous retournons sur la route de terre de la veille et on la suit. Nous cherchons les balises vertes afin de les suivre et elles nous emmènent jusque dans une forêt mais elles sont bien vite encore plus dures à suivre que les balises jaunes et ne voulant pas nous perdre (encore une fois) nous rebroussons chemin et continuons sur la route. Il y a beaucoup de mas et l'un d'eux, qui s'est attiré notre curiosité, était abandonné et avait pleins de trucs, machins, chouettes, bidules et choses cassés dont une porte de camionnette qu'on apercevra plus tard sur le chemin, on présume.

Juste avant de rejoindre la route reliant Batère à Corsavy, nous apercevons une voiture et le conducteur accepte gentiment de nous déposer dans le village de cent-cinquante habitant à l'année. Je vais sonner à la porte d'une connaissance mais elle n'est pas là. On hausse les épaules et allons à la tour de Corsavy en me suivant parce que je connais le chemin. Je ne me déçois pas et parvient à nous amener à bon port. Une pote vivant dans le village nous parle d'un endroit cool où planter notre tente, on lui donne rendez-vous pour qu'elle puisse nous montrer le chemin.
Durant notre lambinage, une famille catalane vient par un chemin qui semble plus court pour monter à la tour. Le petite garçon de la famille avait une queue-de-rat en 2018.
Ensuite, nous descendons au centre de Corsavy par le chemin plus court bien que plus dur à voir et à emprunter. Nous faisons un tour vite-fait dans le village où nous remplissons nos bouteilles à une fontaines et où nous attendons des nouvelles de notre pote qui nous avait donné rendez-vous à la chapelle.


Finalement, on apprend qu'on ne parle pas du même endroit et nous devons descendre tout le village pour rejoindre notre pote avant de suivre une route menant à la chapelle rénovée du 11e siècle Sant Martì. Elle est grande et un peu glauque, surtout à cause des trois vielles pierres tombales qu'il y avait juste à coté. Nous suivons un chemin de terre qui se trouve à la gauche du bâtiment et arrivons dans un grand champ de blé récolté. La vue est très belle, on peut voir les montagnes, des gorges et même la mer et la ville d'Argelès-sur-mer où Canard regrette de ne pas être pour voir Francis Cabrel aux déferlantes de ce soir-là.
Notre pote nous laisse nous installer. Nous essayons de lire mais c'est un vrai champ de bataille contre les moustiques. Nous déclarons forfait et fuyons nous abriter dans la tente où il y a trop peu de lumière. On y soupe du riz, des poids-carottes et du gruyère.

Il fait enfin nuit noire vers 23H30. Nous nous préparons pour notre méfait et prenons nos affaires de bains ; soit serviettes, savon et rechanges. Puis, nous nous dirigeons vers la piscine municipale en plein air (et gratuite de jour) de Corsavy. Elle n'est pas en libre accès et nous ne pouvions donc pas y aller quand elle était ouverte car nous n'avions ni maillot de bain, ni hygiène irréprochable .
Une fois là-bas, on escalade très facilement le petit portail. On reste discret et on se lave avec la douche avant de plonger et de nager dans la piscine, nus.
Canard a froid et écourte donc sa séance de natation de minuit tandis que je me régale et profite à fond du calme, de la nuit et de l'eau. Cette baignade est vraiment agréable !
Nous nous rhabillons et nous rentrons nous coucher.

Jour 3 :

On se lève tôt, vers 8H30. Canard sort de la tente en la qualifiant de four tandis que je reste quelques minutes profitant de la chaleur que j'affectionne tant.
Enfin, nous nous préparons et nous nous en allons plutôt vite. On a pas d'idée ou de programme pour aujourd'hui ni même demain.
Nous nous dirigeons à l’extrémité du village sur la route qui le relis à Batère. Nous grimpons tout en faisant du stop. Quatre voitures nous snobent, elles passent sans s'arrêter. Une cinquième s'arrête, il s'agit d'un couple d'anglais qui nous monte gentiment à Batère. Juste avant, nous hésitions sur quoi faire et nous avons pris cet arrêt comme un signe du destin.

Une fois en haut, nous descendons pour rejoindre le camp hippie de la première randonnée. Le chemin est plus long que dans nos souvenirs.
Au final, nous sommes très déçus. Nous arrivons dans le camp qui est toujours là mais il n'y a pas signe de vie sauf des chiens et un enfant qui nous donnera quand même de l'eau.
On se pose, déçus et on réfléchis sur quoi faire. On opte pour aller à Arles-sur-tech à pied. On marche et nous ferons une pause pour manger des carottes, du maïs et des nouilles crues.

Une fois à Arles, nous déambulons dans le village à la recherche de la route menant à Amélie-les-bains pour pouvoir faire du stop. Nous mettons un peu de temps mais nous sommes pris par un homme qui nous y amène.
Une fois là-bas, nous descendons à la rivière mais je ne veux pas m'y baigner, dégoûté par les déchets qui jonchent le sol et l'odeur poissonneuse de l'eau.
Canard ne se sent pas bien. Elle a vraiment mal aux épaules. Nous sommes démoralisés par un énième orage et nous ne voyons aucun endroit où planter notre tente.
Nous décidons donc de clore notre randonnée ici, avec un jour d'avance.
Nous rentrons chez nous en stop.



Et c'est ainsi que pris fin la (plus courte que prévue) randonnée de deux feignasses.

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[center][i]One Shot : http://communautesadique.forumactif.fr/t6770-l-amour-donne-des-roues
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