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La randonnée d'un boulet solitaire. [+ Photos]

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Hache
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Lun 13 Aoû - 15:12
La randonnée d'un boulet solitaire.

[27/07/2018 – 28/07/2018]

Jour 1 :

Je pars en randonnée tout seul ! Je suis Fromage et il est temps que je fasse mes preuves et prouve à tous que je suis capable de ne pas décéder ou me perdre en faisant une randonnée sans personne pour me guider et m'aider. Lors de ma deuxième randonnée, nous, avec Maman et Canard, avions été du Perthus à Banyuls-sur-mer en trois jours. Cette fois-ci je compte faire l'inverse et aller, en trois jours, de Banyuls au Perthus.
Je n'ai pas choisi un chemin difficile. Je l'ai déjà fait une fois, et même deux fois pour le chemin de la Tanyarède, en bref, j'ai peu de chance de me perdre. En plus, je n'ai qu'à suivre le Gr10 ! Même Roronoa Zoro en serait capable !
Le problème étant que je ne sais pas exactement où commence le Gr10 néanmoins, j'ai la technologie de mon coté grâce à un téléphone intelligent. Une fois à Banyuls-sur-mer, j'utilise le logiciel « Google Maps » et l'aide d'un site de randonnée pour trouver l'entrée sans trop de difficultés.
Sauvé, j’éteins mon portable pour économiser sa batterie et je commence enfin ma petite aventure.

J'avance à mon rythme. Il y a énormément de montées mais on a une vue sublime sur le village du bord de mer. Le soleil brillant de ces jours de canicules se reflète sur l'eau. La brise légère n'est pas suffisante pour me rafraîchir mais armé de ma casquette, aucun coup de chaud ne peut m'atteindre.
Mes souvenirs du lieux sont très traîtres. Ils sont tellement effacé que je pense à chaque pas n'être plus loin de mon objectif ; Le refuge de Tommy. Alors qu'en réalité, j'en suis assez loin. Tout ce dont je me souviens est que le chemin descendait énormément (Monte pour moi en l’occurrence) et qu'il n'y avait qu'une source d'eau avant d'arriver au refuge.
Justement, je trouve la dite source. Je ne sais pas si elle est potable car je peux voir des genres de poussières bouger dedans. Je croise alors un runner arrivant de l'autre sens. Il s'agit de la sixième personne que je croise, toutes venant de là où je vais. L'homme m'indique que les autres sources sont sèches comme je m'y attendais. Je prie donc pour qu'il y ait des réserves d'eau au refuge. Il tente ensuite de m'expliquer les chemins et environs que je connais déjà très très bien. Il ne semble pas vouloir comprendre que je sais déjà tout ce qu'il tente de me raconter (je n'ai pas que ça à faire alors je termine ses phrases pour qu'il me laisse tranquille). Il me lâche enfin et on s'en va chacun de notre coté.

Vers midi, je m'arrête pour dîner. Cela fait une heure et demi que je marche et je commence déjà à me sentir plus apaisé. Mon repas consiste en des pâtes préparées le matin même, des tomates cerises ainsi que des mûres cueillies sur le chemin.
Je continue et un mal de ventre se manifeste. Les suspects sont l'eau et les mûres. J'essaie de l'ignorer mais cela se rajoute aux nombreux faux-espoirs d'arriver à ma destination du jour qui se multiplient. Heureusement, les vues très belles me font du bien. Les parois rocheuses et gracieuses des montagnes sont si proches et faciles à admirer. Tout le paysage est gorgé de soleil. Il y a tant de vie dans cette nature entre les papillons volant au grès du vent, les abeilles butinant tant de jolies fleurs et les lézards si rapides sans oublier tout ces insectes que je ne saurais nommer. Les chants omniprésent des oiseaux m'apaisent. Je profite également du calme et de la solitude pour pouvoir marcher à mon rythme et prendre des pauses quand bon me semble. Tout est tellement plus simple.

Enfin, j'arrive au refuge de Tommy ! Je m'installe et suis heureux de constater qu'il y a des réserves d'eau. Je met un mot dans le nouveau carnet apporté par l'homme ayant construit ce lieux. Il donne des nouvelles, nous parle des réserves qu'il a rempli avec ses petits-enfants et nous montre via des photos le refuges sous la neige de cette année.
Pendant que je me prélasse au soleil, un homme arrive. Il a fait tout le Gr10 et  en est à son quarante-et-unième jours (je m'étonne qu'il ne continue pas jusqu'à Banyuls, fin de la randonnée, alors qu'il ne lui reste que trois heures de marches). L'homme me demande s'il y a de la place pour dormir ici, je lui explique que non parce qu'il n'y a de place que pour une personne et que je n'ai pas de tente et compte donc dormir sur place. Il s'en va chercher un terrain plus plat, il en trouvera un vers la croix où des scouts ont élus domicile pour la nuit.
Plus tard, alors que je lis, un autre homme arrive. Il est en route depuis quatre jours et veut, comme moi, regarder l'éclipse d'ici. Nous parlons ensemble de randonnées et nous nous donnons des petits trucs et astuces. Il me montre une de ses découvertes, la nourriture en poudre « Feed » qui est légère, nutritive et bourrative. Tandis qu'il en bois, j'utilise le réchaud du refuge pour me chauffer de l'eau et manger de la semoule chaude.
En attendant la tombée de la nuit, je lis, me balade aux alentours et profite de la vue sur les Albères, Banyuls, Argeles et autres villages alentours. J'admire également la couché du soleil et sa tendance à roser les nuages.

Au moment de la tant parlée et attendue éclipse, nous sommes très déçu. La lune est juste rouge avec Mars, une toute petite étoile orange en dessous. En plus, les nuages cachent presque le tout.
Sur cette déception, l'homme et moi allons nous coucher vers 22H30. Lui dort dans sa tente, moi dans le refuge.

Juste avant que je me couche, un gros insecte non identifié attaque mon cou. Je l'attrape et l'envoie au loin sans parvenir à retrouver son corps. Je fais pour mettre mon sac de couchage sur ma tête mais une araignée atterris dans mes cheveux. Je l'enlève. Couché, je repense à l'énorme scarabée que j'ai enfermé sous le cul d'une bouteille de vin. Je peux aussi voir des poussières et araignées tomber du plafond sur mon duvet dans lequel je suis.
J'ai du mal à m'endormir à cause de cette accumulation mais des bruits de pas et de grattements se font entendre. Je crains pour mon sac et le met donc dans un sac poubelle pour empêcher les souris de le ronger. Avec ma lampe torche, je me bat toute la nuit contre pleins de choses mais vers minuit, l'ombre d'une bête énorme ( soit, un rat soit, une très très grosse souris) qui se trouve à moins d'un mètre de mon visage me fait perdre complètement mon sang froid. Dégoutté et effrayé, je prend toutes mes affaires et vais dormir dehors, à la belle étoile.



Jour 2 :

Il est six heures du matin, le soleil se lève enfin mettant fin à mon calvaire de la nuit où je me sentais comme un chien. L'homme est partis depuis peu. Le levé du soleil était malheureusement à moitié caché par les nuages.
Je déjeune et range mes affaires très lentement. J'ai le temps, beaucoup trop de temps. Je pars enfin une heure plus tard.
Je n'ai jamais commencé une randonnée aussi tôt. Ça change des fois où, avec mes amies, je me lève vers midi.

Je marche doucement vers le refuge de la Tanyarède, mon objectif de la journée, tout en admirant les montagnes. Je me dis que si j'y arrive avant treize heure, je continuerai directement vers le Perthus sans y dormir.
Il est si tôt mais je dois déjà passer ma marche à zigzaguer pour rester loin des vaches et de leurs cornes si pointues. Les décors de montagnes me font penser à ceux du « Seigneur des anneaux ». Un nuage me fonce dessus. On dirait un fantôme prêt à nous emporter vers l'autre monde. Ces fantômes semblent courir à travers les arbres et éviter les obstacles. C'est fascinant.

Dés que j'arrive au refuge, j'allume mon portable et constate qu'il n'est que onze heure. Maintenant certain de continuer, je décide quand même de me reposer. C'est que marcher alors qu'on a très mal dormis et pas assez est épuisant. Dans le refuge, je fais un feu et utilise une boite de conserve de thon  que j'ai récupéré comme gamelle (c'est économique) pour me faire de la soupe avec des nouilles cassée dedans. Je manque donc ma soupe de poireaux aux vermicelles. C'est un plat bon, nutritif, léger, facile à transporter, qui se conserve et pas cher. En bref, un repas de randonneur idéal. Parfait !

Je reprends ma marche. Je dois d'abord passer par le tant redouté Pic du Néolous culminant à 1241 mètres. Je déteste tant les montées et les vaches ne facilitent rien. J'y vais à mon rythme mais cela reste si difficile. La canicule me pèse, je transpire tellement que des lacs de transpirations se forment dans mes bourrelets se transformant en cascade lorsque je me relève.
Une fois en haut, l'endroit ne me semble pas familier du tout. J'ai l'impression qu'il a complètement changé alors que je n'arrive pas à me souvenir de comment c'était. C'est pourtant la troisième fois que j'y monte.
Je redescends et j'arrive facilement au Chalet des Albères. Je ne vois aucune indication pour aller au Perthus néanmoins, un panneau m'indique le Village de Laroques-des-Albères qui est très proche de chez moi. J'hésite me méfiant des balises jaunes. La dernière fois que je les ai suivi, elles m'ont menées à l'hélicoptère les fourbes !
Mais en même temps, il n'est que quatorze heure et le panneau indique que le village est à deux heures.
Je prends la décision de ne pas suivre mon instinct mais ma logique et j'y vais.
Bien que ça soit de la descente, le chemin est difficile et dangereux à cause de tous ces cailloux et rochers qui se dérobent sous les pieds. Aussi, comme je m'y attendais, les balises sont mises n'importe comment et les panneaux sont complètement faux.
C'est ainsi qu'au bout de deux heures de descente j'arrive à un panneau qui m'indique que le village est encore à « une heure ». Le panneau dit aussi que monter là d'où je viens prend une heure. J'enrage intérieurement. Ils mettent le même temps pour la descente que la montée sans prendre en compte la difficulté du chemin que j'ai mis deux fois plus de temps à faire alors que je n'ai pas fais de pause et que j'ai même couru à certains moments. Qui sont les incompétents qui se sont occupé de ce chemin ? C'est n'importe quoi !
Je reprends mon calme et mon chemin. Parfois je cours. Je dois avouer que ne pas avoir le temps de réfléchir et descendre aussi vite est assez amusant. Je manquais moins souvent de tomber en courant qu'en marchant.
Au final, j'arrive au village vers dix-sept heure après dix heures de marche dans la même journée.

Et c'est ainsi que prit fin la randonnée d'un boulet solitaire qui a très mal au pied.


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[center][i]One Shot : http://communautesadique.forumactif.fr/t6770-l-amour-donne-des-roues
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