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[RP XaJi Yolo] Toi, Moi, des Granolas.

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cerisepommepoire
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Localisation : Je sais pas... je peux peut-être vous faire une description ? Il y a des moutons, et... en fait, je crois que je vais pas faire de description O.O
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Lun 16 Mai - 17:55
Alors, avant de lire le texte, il faut quand même vous récapitulez vite fait :

Ce RP était notre premier ensemble, et par ailleurs, le tout premier pour ma mate.
Il était 5 HEURES du mat' quand on a écrit ces conneries.
Je faisais Jiraya, que je connaissais pas des masses non plus.
Qui est-ce qui faisait Xari ? Bah, tiens, tentez de deviner (ce n'est absolument pas parce qu'elle n'assume pas ses bêtises que je ne le dis pas xD) ! Elle est sur TCS et y écrit. Celui qui trouve aura un cookie ! 

Donc

Xari = ?
Jiraya = Moi

Enjoy !

~~~~
TOI, MOI, DES GRANOLAS (RP Yolo)




Jiraya
Je souris. Le petit cri adorable de mon Pikachu résonna dans la pièce, alors qu'il brillait d'une lueur blanchâtre. Et la musique s'enclencha. Tudululum, tutututututututuuuuu, tutututututututuuu, tututu... Nioooon ! "Félicitation ! Votre Pikachu a évolué en Raichu"
"Tadam !", hurlai-je, fier de moi. Depuis le temps que je cherche cette pierre foudre !
Je me rassis correctement en tailleur, me déhanchant légèrement pour trouver une position confortable, et je cliquai sur Y pour prendre mon vélo et me diriger au centre Pokémon. Ah, ce qu'on était bien, chez soi, tranquille dans le canapé ! Pas de vidéos aujourd'hui. Repos. Et Pokémon ! Je n'avais même pas pris la peine de me changer : je n'en voyais pas l'intérêt, en faite. "... vos Pokémons sont en pleine forme ! A bientôt !" A dans dix minutes, ouais. Je vais aller entraîner mon nouveau Pokémon. Enfin, c'est ce que je pensais faire... Dring ! Je sursautais. Quoi ? Je me levais, en soupirant, m'arrachant à cette position que j'avais pris tant de temps à trouver. Mais la curiosité pris le dessus. Je m'approchais de la porte et ma main se posa sur le métal froid de la clenche. Je l'enclenchais... et la première chose que je vis, ce fut deux cercles chocolats, obstrués en leur centre par une perle ébène. Je me figeais un instant, serrant la clenche sous la surprise.
"Xari ?"

Xari
C’était rare que je rentre en France, parce que le trajet était long, et que je n’en voyais pas l’utilité. Mais là, il fallait absolument que j’y retourne. Je n’en pouvais plus d’entendre de l’anglais partout dans les rues, et surtout, le pire ! Il ne me restait plus de Granola, chez moi. Et je ne pouvais pas vivre sans. Alors j’avais managé de pouvoir faire une petite escapade shopping en France, durant mon week-end. En prime, j’avais l’intention de passer voir Jiraya. Il n’habitait pas loin de chez mes parents, alors après avoir emmené ma mère déjeuner et avoir fait toutes mes courses, j’avais décidé de passer chez lui, à l’improviste. Je savais qu’il ne streamait pas ce jour-là, je connaissais un minimum sa programmation, même si forcément, j’avais beaucoup plus de mal à le suivre, depuis qu’il avait déménagé en France.
Il me manquait horriblement, en fait. Parce que les petits nouveaux d’Eclypsia étaient bien sympathiques, mais ils ne remplaceraient jamais Jiraya, Skyyart, Sarens...
Enfin, surtout Jiraya, en fait, parce que lui, c’était mon meilleur ami, et qu’il soit si loin de moi me brisait le cœur. Je me sentais seul, là-bas, en Angleterre, avec tous ces gens que je connaissais à peine, alors que lui, il s’amusait en France à rencontrer plein de Youtubers et de streamers que la distance l’avait toujours empêché de voir IRL.


Voilà, j’étais devant la porte. J’avais un peu peur. J’espérais que je ne dérangeais pas. Et s’il n’était pas là ? Non, je ne devais pas penser à ça. S’il n’était pas là, je n’aurais qu’à revenir le lendemain !
Ma main appuya sur la sonnette. Le silence. Puis quelques bruits dans l’appartement. Yes !


La porte s’ouvrit sur mon ami, qui parut surprit de me voir.


« Xari ? »


Je lui offris un joli sourire. Il restait là à me regarder comme un crétin. Ah, j’aurais peut-être du prévenir, finalement, ça aurait peut-être évité cette scène un peu gênante.

« Tu me laisses entrer quand, même ? » demandai-je, les joues rougies par l’embarras.
« Oui, bien sûr ! » dit mon ami, qui sembla enfin réaliser.

Il s’écarta légèrement et me laissa entrer dans son appartement.

« Tu veux boire un truc ? »
«  Si t’as un verre d’eau, je suis pas contre »

Il partit en direction de la cuisine, alors que je me dirigeai vers ce qui semblait être le salon. Je ne pus m’empêcher de remarquer la Nintendo qui traînait sur la table, encore allumée. Je m’assis sur le canapé et pris la petite console entre mes mains. Voyons voir ce qu’il avait, pour une équipe !


Jiraya
"Tu me laisses entrer quand, même ?", me demanda-t-il, alors que son sourire s'effaçait pour laisser place à un air embarrassé.
"Oui, bien sûr !", fis-je en clignant des yeux, reprenant mes esprits.

Je m'écartais pour le laisser entrer, et un petit sourire se dessina sur mon visage. J'étais content de le voir. Je n'avais pas vraiment eu l'occasion de le revoir depuis que j'ai quitté EC. J'étais heureux qu'il soit venu ! Je ne sais pas ce qu'il fait là, mais bon, il fait ce qu'il veut. Bon, il avait du faire du voyage. Il veut peut-être quelque chose à manger, ou bien encore un truc à boire ?

"Tu veux boire un truc ?", lui demandai-je donc.
"Si t’as un verre d’eau, je suis pas contre."

Ok, un verre d'eau pour le p'tit Xari ! Je me dirigeai vers la cuisine, saisissant un verre d'eau de l'armoire pour le remplir... bah, d'eau. Je m'en servi aussi un, puis je retournai dans mon salon. Il avait pris ma Nintendo, et examinait l'écran avec attention. Je me penchais au dessus de son épaule. Il regardait mes Pokémons. Quels étaient-t-ils ? Bah, déjà, il y avait mon Steelix. Dark_Funeral. Bah oui, c'est un métalleux notre Fufu ! Ensuite, il avait un Lucario. Sarens. J'aimais bien Lucario, il allait bien avec Sarens. Et Dach, ce petit Charmina. Pourquoi ? J'en sais rien. Et Skyyart s'est transformé en Carchacrok dans mon jeu. Après, il y avait Bboy. C'était mon Raichu ! Juste comme ça, j'avais envie. Et mon starter. Mon Pingoleon. Mon Xari. Je rougissais un peu. Pourquoi lui en Pingoleon ? Car quand j'ai eu mon starter, c'est à lui que j'ai pensé en premier parmi tout les streamers. Je secouais ma tête, et lui donna un léger coup à l'épaule pour attirer son attention. Il tourna ses yeux vers moi et je lui tendis le verre d'eau, qu'il accepta avec un sourire. Puis je m'assis à côté de lui, et porta le verre à mes lèvres, pour faire glisser l'eau fraiche à ma bouche. Et puis on se mit à discuter, d'un peu tout, d'un peu rien. Il m'a confié être venu en France car il n'avait plus de Granolas. Quel con... ensuite, on s'est mit à parler de nos vidéos. Et la conversation finit sur les génies. Je rigolais un peu tout en parlant à Xari de la "haine" que nourrissait Bboy en son égard. Sa manière de le traiter de taupe, sa manière de faire semblant de le détester en le traitant de taupe à tout bout de champ. _Dring !_ Je sursautais, surpris. Hein ? Qui est-ce ? Je me levais à la va-vite, et me dirigea de nouveau vers la porte, curieux. Et je l'ouvris. Et là...


Xari
Oh, il avait donné mon nom à son starter ? J’étais touché. Normalement, il avait plutôt tendance à l’appeler Sarens... Je grinçai des dents en voyant le nom Bboy s’afficher sur le petit écran de la console. Toujours partout, celui-là.

Je sentis une légère pression sur mon épaule et me retournai vers Jiraya, qui me tendait un verre d’eau. Tiens, il était un peu rouge. Il avait chaud ? Je lui adressai un petit sourire pour le remercier. Il s’était assis près de moi. On discutait de tout et de rien. Il s’était doucement esclaffé lorsqu’il avait appris pour les Granola. Qu’il ne se fiche pas de moi, il était pareil avec les cassoulets, quand il était encore en Angleterre... Cette pensée me rendit nostalgique. Toutes les soirées là-bas ressemblaient à celle-ci. Et ça me manquait. Terriblement.
La conversation bascula ensuite sur nos vidéos. Il avait tout un tas de chose à me raconter, et moi aussi, avec les nouvelles règles imposées par Eclypsia...
Et puis... Il aborda le sujet des génies. Je les appréciais plutôt, ils étaient tous vraiment gentils, mais... C’étaient plutôt les amis de Jiraya. Moi, je n’étais que le bouche-trou quand il manquait quelqu’un pour avoir le nombre complet, ou quand ils avaient besoin d’un bouc émissaire à traiter de taupe... Surtout pour Bboy. C’était le pire, à me traiter tout le temps de taupe et de faire semblant qu’il me détestait. J’avais beau savoir que c’était pour rire, cela me blessait quand même. Surtout quand les autres se mettaient à surenchérir par dessus. Surout quand Jiraya le faisait.
Dring ! Ah, encore une visite impromptue ? Enfin, c’était ce que le visage de Jiraya laissait deviner. Je n’étais donc pas le seul à débarquer à l’improviste chez lui...
En tout cas, ma présence ne semblait pas lui faire tant plaisir que ça, puisqu’il ne prit même pas la peine de me faire un signe avant d’aller ouvrir.

« Bboy ! » s’écria la voix surprise et joyeuse de mon ami.
Ah merde. Pas lui...
« Xari ! Xari ! Viens voir qui est là ! »
On aurait dit un petit enfant qui venait de recevoir un cadeau de Noël. Je ne pouvais pas empêcher une lueur amusée d’éclairer mon visage. Je me levai et me dirigeai vers l’entrée. Je vins à la rencontre de Bboy qui me salua froidement, avant de se retourner vers Jiraya.
Bah... Merci pour l’accueil, moi aussi je suis content de te voir, Bboy...
Mon hôte le dévisageait, intrigué.
La situation était étrange. Mais je ne m’attendais pas à la phrase suivante.
« Jiraya, est-ce que je peux te parler ? »
Il me lança un petit regard en coin.
« Seul à seul ? »


Jiraya
"Bboy !", fis joyeusement en reconnaissant l'encapuchonné. Celui-ci me sourit, et je lui rendis en étirant mes lèvres jusqu'aux oreilles. "Xari ! Xari ! Viens voir qui est là !" J'étais sûr que ça lui ferait plaisir. Je sais qu'ils ne se haïssent pas vraiment, au fond. Et puis, Xari ne doit pas le voir souvent, puisqu'il ne vient pas souvent en France.

Je vis le brun arriver, et ils se saluèrent brièvement. Moi je ne prêtais pas trop attention à l'animosité qui régnait entre les deux. Je dévisageai le corbeau (Bboy) d'un air interrogateur. Puis il se tourna vers moi.

"Jiraya, est-ce que je peux te parler ?"

Je sursautais, surpris. Il jeta un regard à Xari, puis il ajouta :

"Seul à seul ?"

Curieux, j’acquiesçais. Il me fit signe de le suivre, et me guida dans mon propre appartement, slalomant entre les meubles. Puis il m'emmena sur mon balcon, fermant la porte derrière nous. Nous étions seuls.
Puis il tourna ses yeux charbons vers moi, et me fixaient. Je sentais son regard me brûler la peau, et pour la première fois, je trouvais la compagnie de Bboy assez gênante.

"Euh... Bboy ?
-Hmmm...", grommela-t-il en me fixant. Puis un sourire étira ses lèvres. "Alors comment ça se passe, les vidéos, pour toi, en ce moment ?
-Ben... bien, et toi ?", fis-je, surpris.
"Génial frérot ! Au faite..." Je sentis son regard me dévisager de partout. "Jiraya... j'ai un truc important à te dire..."

Je le regardais, surpris. L'atmosphère s'alourdissait. Ses yeux me brûlaient la peau, et mon coeur se serrait. J'attendais, le sang battant à mes tempes. Puis ses lèvres mouvaient pour prononcer ces mots auxquels je m'attendais le moins.

"Je t'aime, Jiraya..."

Ses mots ont eu pour moi l'effet d'une claque, et je reculais légèrement. Bboy m-... m'aimait ?

"Bboy...", soufflais-je.

Mais avant que plus de mots puissent sortir des mes lèvres entre-ouvertes, et s'approcha, les scellant ensemble. Mes joues prirent une teinte écarlate. Sous le choc, il me fallut quelques minutes pour me rendre compte de ce qu'il se passait... Non ! Non ! Je le détachais brusquement de moi, haletant, et son air abattu me frappa le visage. Non... je ne voulais pas... je ne voulais pas le blesser... aïe, comment je fais ?

"B-Bboy...
-T'en fais pas, j'ai compris...", articula-t-il. Ces larmes dans sa voix..
"Bboy... moi aussi, je t'aime... mais pas comme toi...", fis-je, dépité. Je n'aimais pas voir mon frérot comme ça. "Tu es juste un ami. Sans plus.
-Je sais...", murmura-t-il. "Désolé, Jiji..."

Puis je le vis me contourner et rentrer dans la maison. Il allait probablement rentrer chez lui. Moi, je fixais le ciel, perdu, comme un enfant abandonné par sa mère.


Xari
Je me sentais de trop... Jiraya avait suivi Bboy, sans même m’adresser un regard, comme si je n’existais pas. Je les suivis du regard, jusqu’à les voir arriver au balcon.
J’étais un peu jaloux, que Bboy débarque comme une fleur, et que me fasse jeter comme ça, comme une vieille chaussette.
Et j’étais atrocement curieux, aussi.
Je me dirigeai vers une pièce non loin du balcon, avant d’ouvrir la fenêtre. Alors, mon cher Bboy, qu’est-ce que je n’ai pas le droit de savoir.

« Jiraya... j'ai un truc important à te dire... »
Ouais ouais, allez, dis-le lui, que je ne perde pas mon temps à attendre, penché à cette fenêtre comme un malotru pour essayer de comprendre une conversation de laquelle on m’a exclue.
« Je t'aime, Jiraya... »
HEIN ! QUOI !
Je reculai brusquement.

Qu’est-ce que j’ai raté ? Qu’est-ce que je fais là ? J’ai l’impression que je ne suis pas à ma place. Comment j’ai pu rater ça ? Bboy... Jiraya... Ensemble ? Mais...
ça y était, je sentais mon cœur se serrer. Jiraya ne m’en avait jamais parlé... Je n’étais pas censé être son meilleur ami ? Celui à qui il pouvait tout confier... ? Pourquoi ne lui avait-il pas parlé de ça ? Je me dirigeai machinalement vers l’entrée et pris mes clefs avant de sortir. Il faisait bon dehors, mais cela ne suffisait pas à me remonter le moral.

Je m’étais mis à marcher sans but dans les rues de la ville. Une envie de pleurer grandissante s’emparait de moi. Non, je ne devais pas pleurer. C’était ridicule...
Jiraya avait sa vie, ici en France, avec ses amis, sa famille, ses vidéos...
Et moi,je vivais en Angleterre, loin de tout, loin de lui...
On vivait dans deux mondes séparés, la distance était trop difficile à combler. Il aurait beau me parler de ce qu’il lui arrivait, je ne pourrais jamais comprendre... Je ne faisais plus partie de son monde...

Merde. Une larme roulait le long de sa joue. Il ne réussit pas à retenir les suivantes. Pourquoi ? Pourquoi jiji me tournait-il le dos ? Je ne valais plus rien, à ses yeux ? J’avais bien vu, quand Bboy était arrivé. Il avait arrêté de me regarder, n’ayant plus que de l’attention pour le corbeau.

Je finis par s’asseoir sur un banc, à l’écart. Pourquoi est-ce que j’étais venu ? Il était évident que je n’avais plus rien à voir avec Jiraya. Je devais être ridicule, en plus, à m’être enfui pour pleurer...
Mon téléphone se mit à sonner. Je le laissai sonner, de longue minute. Je pensais savoir qui c’était, mais je n’avais pas envie de répondre. Pour dire quoi, de toute façon... ?


Mais il était vraiment insistant. Tellement même que j’avais fini par répondre. J’avais décroché et approché l’appareil de mon oreille.
«  Ah enfin ! T’es passé où ? Bboy est reparti, et je t’ai cherché partout ! »
Oh... Bboy était reparti ? Je pensais qu’ils allaient passer leur nuit à... Enfin...
« Xari? »
Merde, merde, merde ! Il fallait que je réponde ! Comment cacher les tremblements de ma voix ? Comment justifier le fait que je sois parti ?
« O...Oui, pardon... Ma mère a appelé, et comme je rentre pas souvent elle m’a demandé de rentrer, et... Tu étais en pleine conversation alors... »
« C’est pas une raison ! Je te vois aussi peu souvent qu’elle tu aurais au moins pu me dire au revoir ! »
Ah ? Il tenait quand même un peu à moi ? Cette pensée me réchauffa un peu le cœur. Mais... La vérité me rattrapa bien vite. Je n’avais plus rien à faire là.
« Désolé... ça... ça m’avait l’air important... »
J’étais tellement triste. En plus, il devait sûrement m’en vouloir. J’écartai mon téléphone de mon oreille et m’apprêtai à raccrocher. J’allais peut-être rentrer en Angleterre plus tôt, finalement...


Jiraya
Une épaisse brume entourait mon cerveau, m'empêchant de réfléchir correctement. Presque machinalement, je rentrais à l'intérieur. Je me sentais bizarre. J'avais l'impression d'avoir fait du mal à Bboy... Je ne veux pas ! C'est mon ami, mon frère... mais je ne l'aime pas. Ou, tout du moins, pas comme il m'aime. Mon corps ne cherchait que du réconfort. Je voulais que l'on me dise que je n'y étais pour rien, que l'on me l'assure. Je voulais qu'on apaise mon âme. D'instinct, je me mis à chercher l'autre homme qui avait débarqué chez moi. Il n'était plus là. Je me mis donc à chercher dans mon appartement. La salle de bain. La chambre. La cuisine. Même le balcon. Aucune trace de lui. J'étais légèrement inquiet. Où était-il allé ? Pourquoi était-il parti ? Je saisis mon portable, et chercha parmi mes contacts le numéro de mon ami. Là ! Je le contactais donc, et emmena le téléphone à mon oreille. Une sonnerie... deux sonneries... trop de sonneries. Et aucune réponse. Je recommençais donc, de plus en plus inquiet pour mon ami. Son image se grava dans ma tête, tandis que je tentais de l'appeler sans cesse. Il lui fallut pas mal de temps, avant qu'il ne décroche. Je retins mon cri de joie, et lâchai :

"Ah enfin ! T'es passé où ? Bboy est reparti, et je t'ai cherché partout !" Pas de réponse. Je m'inquiète de plus en plus. "Xari ?
-O... Oui, pardon..." Mon coeur se serrait à son ton de voix. Il avait l'air tellement bizarre... Ca me rappelait tant celui de Bboy avant de partir de chez moi, les larmes aux yeux. Ce ton de voix qui te fait l'effet d'une claque à la figure. Et où tu as toujours l'impression que c'est ta faute. C'est tellement horrible à entendre. "Ma mère m'a appelé, et comme je rentre pas souvent, elle m'a demandé de rentrer, et... Tu étais en pleine conversation alors..." Je soupirais.
"C'est pas une raison ! Je te vois aussi peu souvent qu'elle, tu aurais pu me dire au revoir !
-Désolé... ça... ça m'avait l'air important..." Oh, Xari... S'il te plait, arrête avec ce ton de voix. Je ne le supporte pas.
"La conversation ?", demandai-je. "Oh, eh bien..." Je pouvais bien lui dire. C'est mon meilleur ami après tout. Et pourquoi l'aurais-je cherché partout, sinon ? Je voulais juste du réconfort... "Je crois que j'ai fais une bêtise. Une très grosse bêtise..." Il se taisait. Légèrement gêné, je repris : "Bboy est venu m'annoncer qu'il m'aimait... mais je ne l'aime pas... je... je crois que je l'ai blessé en le refusant. Xari ?"
Il ne répondait pas. Je m'inquiétais légèrement.
"Xari ?"


Xari
« La conversation ? »
Je suspendis mon geste, remettant mon téléphone près de mon oreille. Oui, la conversation, crétin, celle dont vous m’avez écartée !
« Oh, eh bien... »
Quoi, tu n’oses pas m’avouer que tu es gay ? Pas à moi, Jiji, je croyais que j’étais ton meilleur ami... Celui à qui tu pouvais tout dire, tu sais ?
« Je crois que j’ai fait une bêtise, une très grosse bêtise... »
Ah oui ? C’était quoi la grosse bêtise pour toi ? Sortir avec Bboy ? Ne pas m’en parler ? Sortir avec un homme ? HEIN ! Vas-y, dis-moi !
Je me taisais. C’était à lui de continuer. Pas à moi. Il allait me le dire, de toute façon. Il mit quelques secondes avant de continuer.
« Bboy est venu m'annoncer qu'il m'aimait... mais je ne l'aime pas... je... je crois que je l'ai blessé en le refusant. »
Mon téléphone faillit m’échapper des mains. Il... Il l’avait repoussé ? Mais... Je... Je croyais que...
« Xari ? »
Son ton inquiet me mettait mal à l’aise. J’avais vraiment fait n’importe quoi. Je pensais que si Bboy avait fait sa déclaration, c’était parce qu’il était sûr de lui, et que Jiraya allait répondre à ses sentiments, mais...
« Xari ? »
Oups, il fallait que je réponde. Je sentis mon esprit s’affoler, toute trace de colère envolée. J’avais surréagi, comme un abruti, et maintenant, Jiraya avait besoin d’un ami et je l’avais laissé tomber. C’était moi, l’imbécile dans l’histoire.
« Ne bouge pas, je reviens. »
Les mots étaient sortis tout seul de ma bouche. Je n’avais pas pensé aux conséquences de mes paroles. Comme par exemple, le fait que j’étais encore rouge d’avoir pleuré. Je trouverais bien en mensonge qui ferait passer ça pour quelque chose de banal.
« D’accord, je t’attends. »

Je m’attendais à ce qu’il raccroche, mais il ne le fit pas. Il devait être sacrément dérouté, et il avait de quoi. J’avais envie de courir jusque chez lui et de le serrer dans mes bras, en lui disant que Bboy était un abruti et qu’il avait eu bien raison de lui briser le coeur. Mais je ne le fis pas parce que, petit un, si j’allais lentement les rougeurs sur mes joues dues aux pleurs allaient s’estomper et petit deux, Bboy n’était pas si horrible que ça, finalement.

Je traversai à nouveau la ville, avant d’entrer à nouveau dans l’immeuble où habitant Jiraya. Voilà. J’étais à nouveau devant sa porte. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine. Comment est-ce que j’allais le retrouver ?
J’appuyai sur la sonnette, pour la deuxième fois de la journée.


Jiraya
"Ne bouge pas, je reviens." Je soupirai de soulagement. Je ne voulais pas l'embêter, mais j'avais vraiment besoin de compagnie. Vraiment. Ça me vrillait le coeur de savoir que j'avais rejeté mon frérot comme ça. Je ne l'aimais pas. Cette phrase l'avait fait tant souffrir. Moi aussi, je souffrais. Souffrais de faire souffrir mon frère. Mon ami.
"D'accord, je t'attends."

Je restais dans la même position, l'oreille au portable, jusqu'à ce qu'il raccroche enfin. Je trébuchais un peu jusqu'à mon canapé, et je m'assis, retirant la Nintendo pour éviter de l'écraser. Je m'allongeais dessus, et fixais mon plafond. J'étais si triste. Triste de ne pas partager les sentiments de Bboy. Mais c'est ce genre de truc qu'on ne contrôle pas. Mon coeur va vers quelqu'un d'autre. Mais ce quelqu'un, je me suis aveuglé pour ne plus le voir comme tel. Mes sentiments ont fini par se taire. Je somnolais légèrement. Je n'arrivais pas à réfléchir. Mon esprit s'embrumait. Je sentis une larme couler, puis deux. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Il s'est passé trop de chose aujourd'hui. Trop pour moi. Je repense à l'arrivée de Xari, à ma joie de revoir mon meilleur ami. Puis l'arrivée de Bboy me revient en mémoire. Sa déclaration. Mon refus. Son ton larmoyant, sa tristesse. Puis il est parti. Je m'en veux tellement de l'avoir rendu comme ça. C'est mon frérot, avec Fufu. Puis, il y a eu la disparition de Xari. Mon stress en le cherchant. Et mon inquiétude alors qu'il ne répondait pas. Puis il a répondu. Ce ton. Ce ton déchirant, semblable à celui de Bboy, lorsque je l'avais repoussé. _Ding !_ Je sursautai. Ah, ça devait sans doute être Xari... Je n'avais pas vraiment envie de me lever. J'essuyais mes larmes d'un revers de la main, et lui fis :

"C'est ouvert."

Peu après, j'entendis la porte s'ouvrir, et je me redressais tant bien que mal, m'asseyant sur le canapé comme je le pouvais. Je le vis me rejoindre, et je souris en le voyant. Lui aussi me sourit, tout en s'asseyant à côté de moi. Mais je ne pus m'empêcher de remarquer les rougeurs sur ses joues. Comme les miennes aussi, d'ailleurs, mais bon...

"Tu as froid ?", demandai-je. "T'es rouge.
-Ah ? Oh, oui, j'ai un peu froid..." Mensonge. Je le sais. Ça s'entend à sa voix. Pourquoi me ment-il ? Il ne le fais pas confiance ? Peut-être une alergie et que ça l'embête de m'en parler ? Peut-être a t-il croisé une fille dont il était amoureux en chemin ? Peut-être était-ce pour ça qu'il m'avait quitté en trombe, car il avait un rendez-vous avec une fille ? Pourquoi me le cacher ? Il ne me fait plus confiance ? Je vis ses orbites bruns se tourner vers moi, alors que je le fixais d'un air triste. Je ne savais pas quoi dire. L'ambiance était lourde. Trop lourde pour que je reste comme ça encore longtemps.


Xari
« C’est ouvert. »
Oh... Cette voix... Tellement triste... Rien qu’à l’entendre, j’ai envie de le prendre dans mes bras et de le serrer contre moi de toutes mes forces... Je ne pensais pas que repousser Bboy lui ferait si mal.
J’entre dans le petit appartement. Pourquoi n’est-il pas venu m’ouvrir. J’entendis du mouvement au salon, et le retrouvai là, assis sur son canapé. Il eut un sourire venant éclaircir sa mine triste en me voyant. Je ne pus m’empêcher de lui sourire en retour en m’asseyant près de lui. Il avait l’air tellement triste... Je luttai de toutes mes forces contre l’envie de le prendre dans mes bras... Pourquoi est-ce que c’était si difficile ?

« Tu as froid ? T’es rouge »
MERDE ! C’était quoi ce que j’avais choisi comme excuse finalement ? J’eus un petit coup de stress et essayai de répondre le plus calmement possible :
« Ah ? Oh, oui, j’ai un peu froid... »
Il se tait. J’espère qu’il m’a cru. Probablement que non.
Lui aussi a les joues rouges. Mais moi, j’ai eu le tact de ne pas le lui faire remarquer. Enfin, oui, d’accord, lui, il avait une raison.
Il était drôlement silencieux, alors je me tournai vers lui. Il me fixait, un air atrocement triste accroché au visage. Non, Xari, ne le prend pas dans tes bras, ce serait trop bizarre. Pourquoi, en fait ? Je sentis mon cœur battre plus fort dans ma poitrine. C’était vrai, après-tout, un câlin, c’était amical, c’était réconfortant ? Ce n’était pas ce dont il avait besoin ?


« C’est cool que tu aies pu revenir... »
ça me fit plaisir qu’il apprécie ma présence, mais je sentais la gêne dans sa voix. Comme quand on ne sait pas quoi dire à une personne qu’on connaît à peine, parce qu’on n’en sait pas assez sur elle pour lui faire la conversation. L’ambiance était étrangement tendue. Je m’en voulais un peu. J’étais revenu pour le réconforter, pas pour qu’on se plonge tout les deux dans un silence étrange...

Il avait détourné les yeux et regardait droit devant lui. Nous étions assis côte à côte dans ce petit canapé. Je levai doucement le bras et allai poser ma main dans son dos, le caressant doucement.
« Tu veux me raconter ? »


Jiraya
"C'est cool que tu aies pu revenir...", lâchais-je, pour briser le silence.

Mais ce dernier semblait si pesant qu'il commençait presque à être suffocant. Je me sentais vraiment mal à l'aise. Cette tension était presque insoutenable. Mais je n'osais pas tenter de le briser à nouveau. Si étrange, si désagréable. J'aimais bien le calme. Mais pas celui-là. Pas quand cette tension est générée entre mon meilleur ami et moi. Pour un peu, je me serais mis à pleurer. C'est tellement stressant. J'ai presque l'impression d'entendre le bruit du silence pesant siffler mes oreilles. Un frisson parcourut mon corps.
Je ne fixais plus mon ami. Je ne cherchais plus de réconfort auprès de lui. Je fixais le vide. Fixais quelque chose d'invisible, les yeux en vague. Puis je tressaillis de nouveau en sentant un contact sur mon dos, et je me tournais vers Xari, alors que celui-ci me dis :

"Tu veux me raconter ?"

Lui raconter quoi ? La façon dont j'ai repoussé Bboy ? La manière dont je lui ai brisé le coeur ? Je me détournai en soupirant tristement. C'était rien de particulier, au fond, mais je n'avais pas vraiment l'impression que Xari m'ai fait une demande.

"Eh bien...", toussotai-je, éclaircissant ma voix enrouée.
"Bboy m'a invité sur le balcon. Et il m'a demandé comment se passait mes vidéos..."
Je fixais le plafond, essayant de me souvenir de tout ce qu'il s'est passé.
"Ensuite, il... il a déclaré qu'il m'aimait. Puis il m'a..."
Je jetai un vif coup d’œil à Xari. Bon, je peux bien lui dire.
"Il m'a embrassé..."
Je marquais une petite pause. Il ne m'avait toujours pas interrompu.
"Juste après, je lui ai dit que je ne l'aimais pas... enfin, si, en amitié seulement. Il... il avait l'air tellement triste, Xari..."
Ma voix se transforma en murmure.
"Je m'en veux... C'est ma faute... mais je ne l'aime pas. Mais ça me fait tellement mal de le faire souffrir, Xari..."

Je repris mon souffle, puis je le fixais, attendant quelconque réaction de sa part.


Xari
Il avait semblé hésiter quelques secondes, mais il avait fini par tout me déballer. Il avait semblé entre la gêne et la tristesse durant tout son récit. Ainsi donc, Bboy l’avait embrassé. Il en avait de la chance. Hein ? Quoi ? Mais à quoi je pensais moi ? Je secouai doucement la tête mais il ne semblait pas avoir remarqué.
« Je m'en veux... C'est ma faute... mais je ne l'aime pas. Mais ça me fait tellement mal de le faire souffrir, Xari... »
Il n’avait pas dite cette phrase. Il l’avait murmurée. Rien qu’à son timbre de voix, je pouvais sentir à quel point il se sentait mal. A nouveau, mon envie de le prendre dans mes bras me submergea. Mais il ne fallait pas que je pense à ça. Je commençais à me trouver bizarre, depuis que je l’avais revu. Allez, il fallait que je lui dise quelque chose de rassurant. Qu’est-ce qu’il avait dit, déjà ? Ah, oui. Il pensais que c’était de sa faute...
Je me tournai vers lui pour lui répondre. Je remarquai qu’il me fixait et faillis détourner les yeux tellement il avait l’air triste.
« Jiji, oui, il est triste. Mais ce n’est pas de ta faute s’il est tombé amoureux de toi. Tu as été sincère avec lui, c’était la meilleure chose à faire, tu ne penses pas ? »
J’attendais une réponse de sa part, toujours mes yeux fixés dans ceux marrons de mon ami. Mais c’était tout juste s’il m’avait écouté, me semblait-il.

« Nan, mec. J’aurais du lui dire que je l’aimais aussi. Comme ça j’aurais pas perdu son amitié.
- Jiji...
- Je vais l’appeler, d’ailleurs, et lui dire que je l’aime aussi. »
Il se leva et me passa devant, comme un somnambule. Il n’était plus lui même. Je me levai et lui attrapai le poignet.
« Jiraya ! Tu ne l’aimes pas, ce serait mentir de lui dire ça. Arrête »
Il me regarda, comme un enfant perdu qui ne comprend pas ce qu’il a fait faux. Mon cœur se serra. Je ne l’avais jamais vu dans cet état-là. Il avait si peur de perdre Bboy ? Il baissa la tête et je l’entendis sangloter, doucement. Toujours ma main sur son poignet, je l’attirai doucement à moi et l’enlaçai pour le consoler. J’étais plus petit que lui, alors il déposa sa tête sur mon épaule, trempant mon T-shirt de ses larmes, alors que je passais mes mains dans son dos pour le serrer contre moi.

Nous restâmes ainsi de longue minutes. Je fermai les yeux doucement, respirant son odeur. Elle m’avait tellement manquée, durant tout ce temps où on ne s’était pas revu. Il avait finit par m’entourer lui aussi de ses bras.
Je savais qu’il faisait ça parce qu’il était triste, mais moi...
Je sentis mes joues s’empourprer.
Pourquoi est-ce que j’avais tellement envie que cette étreinte ne s’arrête jamais ?


Jiraya
"Jiji, oui, il est triste. Mais ce n’est pas de ta faute s’il est tombé amoureux de toi. Tu as été sincère avec lui, c’était la meilleure chose à faire, tu ne penses pas ?", dit-il en tournant ses yeux chocolat vers moi.

Mais ses paroles étaient des bribes de mots incompréhensible, pour moi. Je ne sais pas trop ce qu'il m'arrive. Je sens mon stress grimper en flèche. Et s'il ne veut plus me voir ? Si je ne pouvais plus voir mon frérot ? S'il n'était plus mon frérot ? Pourquoi ai-je fais ça ? Pourquoi ?

"Nan, mec. J'aurais du lui dire que je l'aimais aussi. Comme ça, j'aurais pas perdu son amitié.", fis-je comme pour moi-même. Je ne me sentais pas très bien. Seule la perte de Bboy m'obsédait, si bien que je ne me rendais pas compte de ce que je disais.
-Jiji...
-Je vais l'appeler, d'ailleurs, et lui dire que je l'aime aussi."

Tel un zombie, je me lève. L'image des yeux larmoyants de Bboy est gravée dans ma tête. Puis je me mets à avancer vers mon portable, posé sur ma table de cuisine. Mais une pression sur mon poignet me fait m'arrêter. Je tournai lentement mes yeux dépités vers mon ami. Il s'était levé, et m'avait retenu.

"Jiraya ! Tu ne l'aimes pas, ce serait lui mentir de lui dire ça. Arrête."

Je restais quelque instants à analyser la phrase. Oui, c'était un mensonge. Un mensonge juste pour voir mon frérot me sourire. Je ne voulais pas qu'il me rejette. Mais en même temps, c'était tellement pire de lui mentir. Lui promettre quelque chose que je ne pourrais tenir. Que faire ? Qu'ai-je fait ? Pourquoi ne l'aimais-je pas, tout simplement ? Pourquoi mon coeur allait vers quelqu'un d'autre ? Je baissais la tête. Je n'ai pas pu résisté. Tout ce stress accumulé en moi devait s'échapper. Il s'échappait à présent, sous forme de sanglots à fendre le coeur, et d'eau salée coulant le long de mes joues pour finir leur course sur le sol. Il me tira doucement vers lui, et je sentis ses bras m'étreindre. D'instinct, je posais la tête sur son épaule, alors que mes larmes terminaient désormais leur course sur son t-shirt. Les soubresauts de mes épaules se calmèrent légèrement à ce contact.
Après quelques minutes à rester comme ça, j'avais fini par joindre les mains dans son dos, bercé par sa respiration régulière. Le torrent de larmes s'étaient taris, et je somnolais légèrement sur son épaule. L'enlacer comme ça avait réveillé tout un tas de sentiment en moi, des sentiments dont je m'étais aveuglé jusque là. Mais je me sentais si bien, ici. Malheureusement, je ne pouvais rester éternellement dans ses bras. Et je devais le déranger plus qu'autre chose. Je me détachais donc, et je le dévisageais. Quelque chose m'intrigua alors : ses joues rouges.

"Xari ?", fis-je, d'une voix enrouée par les sanglots. Il me fixa, toujours aussi carmin, et je repris : "Pourquoi t'es rouge comme une tomate ?"

J'avais posé la question tel un enfant curieux, qui demanderait à sa mère jusqu'où va l'infini. Ses joues prirent une couleur plus vive encore, et il balbutia quelque chose d'incompréhensible. C'était... trop mignon. Je rougis à mon tour, et secoua légèrement la tête pour effacer ce carmin. Un petit sourire niais s'affichait sur mon visage alors qu'il cherchait encore ses mots maladroitement. Il était si mignon. Si beau. Il était... il était celui qui avait prit mon coeur.

"Tu sais, Xari...", lâchai-je d'un ton rêveur, le coupant dans sa phrase à peine construite. Je le fixais, et je lui souris timidement. "Il y a bien une raison pour laquelle je ne peux pas aimer Bboy..."
Après quelques secondes, je me rendais compte de se que je venais de dire, et mes joues prirent une même teinte écarlate, tandis qu'il me fixait d'un air interrogateur. Génial. Je lui répond quoi maintenant ?
"En faite...", articulais-je, prudent sur ce que j'allais dire. "Mon coeur est... déjà pris."


Xari
Il finit par se séparer de moi. Je le relâchai, à regret. Il recula un peu et me regarda. Quoi ? J’avais du chocolat sur le bord des lèvres ?
« Xari ? » m’interpella-t-il d’une voix rauque. Je le fixai en attendant sa question.
« Pourquoi t’es rouge comme une tomate »
Qui ça ? Moi ? Oh merde...

Je me sentis rougir d’avantage en entendant sa question. Oups, grillé... Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir lui répondre ?
« Fais... chaud... et... le vent... et je... enfin... »
J’étais entrain de dire n’importe quoi, mais il n’essayait pas de m’arrêter aussi ! J’espérais secrètement qu’il me dise de laisser tomber...
« Tu sais, Xari... »
Hein ? Quoi ? C’est bon, je peux arrêter de dire n’importe quoi ? Je relevai mes yeux vers lui pour les plonger dans ceux marron de mon ami. Je remarquai une légère rougeur sur ses joues. Ah bah voilà. Je pouvais toujours lui dire que c’était une maladie contagieuse.
Il me fit un petit sourire et poursuivit, ses yeux toujours fixés sur moi.
« Il y a bien une raison pour laquelle je ne peux pas aimer Bboy... »
Ah ? Tu as enfin réalisé que c’était un gros abruti ? Mais... Pourquoi tu me regardes si sérieusement tout à coup ?
Je vis ses joues rougir encore plus. La maladie, mes chers. La rougitude aiguë.
Son ton sérieux et timide, que je ne peux pas m’empêcher de trouver adorable en passant, m’intrigue vraiment. J’attends sagement qu’il continue, en essayant de calmer mes pensées farfelues.
« En fait, mon cœur est déjà pris »

Il avait toujours ses yeux plongés dans les sien. Je n’arrivais pas à m’en détacher, en fait. Je penchai doucement la tête sur le côté. Alors il était amoureux ? Cette pensée me serra le cœur. Pourquoi ? Au fond de moi, je le savais, mais je ne voulais pas l’admettre. Parce que c’était absurde.
« Et par qui ? » le demandai-je calmement.
Il détourna le regard et se mit à fixer ses chaussures. Il ne voulait pas me le dire ?
« Je suis ton meilleur ami, Jiji, tu peux me le dire, tu sais... »
Il releva les yeux. Il semblait triste. Je ne comprenais pas. Il aimait quelqu’un de décédé ? J’avais fait une boulette ? Je m’en voulais un peu, mon intention n’était pas de lui faire du mal.
« Si tu ne veux pas me le dire, c’est pas grave. » ajoutai-je un peu précipitamment.
« Si. Si je veux te le dire » répondit-il immédiatement. « Mais c’est pas facile. »
J’avais vraiment de la peine. Qu’est-ce qui s’était passé pour qu’il semble si triste d’en parler ? Je sentis une main légèrement tremblante se glisser dans la mienne et je la pressai doucement pour lui donner du courage. Tant pis, quelle que soit la personne qu’il aime, et même si ça me brisait le cœur, je ne le laisserais pas tomber. C’était ça, être un meilleur ami, non ?

Il m’avait dit qu’il voulait me le dire, mais ses paroles ne venaient pas. Il regardait toujours mes yeux, comme s’il cherchait ses mots. J’attendais, sagement, patiemment.
« Oh, j’en peux plus » murmura-t-il simplement.
Je n’eus pas le temps d’essayer de comprendre le sens de ce qu’il venait de dire qu’il lâcha ma main pour venir poser les deux siennes de chaque côté de ma mâchoire. Il avança son visage vers moi et posa ses lèvres tièdes sur les miennes. Je faillis reculer de surprise, mais la douceur du geste me retint. C’était inattendu.

Ma main qui avait tenu la sienne et que je n’avais pas bougé d’un pouce depuis qu’il l’avait retirée alla doucement glisser dans son dos, rejoignant sa cousine qui était déjà entrain de l’attirer plus contre moi. Nos deux corps se retrouvèrent totalement plaqués l’un contre l’autre, alors que je répondais à son baiser, tendrement. J’écartai légèrement mes lèvres, laissant sa langue entrer à l’intérieur de ma bouche et valser sensuellement avec la mienne. Je sentais mon corps se réchauffer sous ses baisers. Il sépara nos lèvre et fit glisser son nez jusqu’à mon oreille, m’arrachant un petit frisson.
« Je t’aime, Xari... » chuchota-t-il doucement.
Je passai ma main dans ses cheveux pour atteindre sa nuque, le serrant un peu plus contre moi.
« Moi aussi, je t’aime. »
Je l’entendis rire légèrement de bonheur, serré contre moi.



Je ne remercierai jamais assez les Granolas de m’avoir permis de me trouver à cet endroit, dans les bras de l’homme dont je suis tombé amoureux.


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Niais.

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Nyal27
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Lun 16 Mai - 18:37
Niainiainiais.
Voilà.
C'mignon.
C'mignon mais je trouve que la relation entre le titre et le texte n'est pas vraiment accentuée. Et c'est triste, parce que c'est vraiment sympa mais on a entendu parler des granolas pendant deux pov' lignes alors bon, ça casse un peu le truc :c
Mais c'mignon.

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Tomber donne l'impression de voler...
...Jusqu'à ce que tu heurtes le sol.


   Va donc jeter un coup d'oeil à mes fictions ici !    




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cerisepommepoire
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Lun 16 Mai - 18:43
On a choisi le titre un peu avant de le poster. J'ai proposé ça, c'tait drôle, on a gardé x)

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princesse kw3
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Lun 16 Mai - 20:23
C'est trop... KAWAI !!!!
BLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBLBL

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Silen
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Mar 17 Mai - 12:45
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