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La belle et le marginal.

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Lameufàlahache
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Mar 13 Fév - 12:21
La belle et le marginal.

La jeune femme soupira comme pour extraire tous ses soucis qui lui pourrissaient l'esprit tel des vers. Elle se sentait emplie d'une solitude putride car son cœur pleurait que jamais personne ne la comprendrait. Elle se dirigeait à pas lent vers la fontaine avec dans ses bras anormalement musclé pour une femme, le linge sale de deux personnes ; le sien et celui de son malheur.
La jeune mariée se nommait maintenant Gray Stella.
Sur son chemin, Stella s'arrêta net regardant, blasée, le spectacle pathétique qui s'offrait aux yeux des villageois en quête de distraction pour oublier le labeur du quotidien.
Trois femmes caquetaient autour du berger du village. Elles semblaient s'indigner qu'un homme fasse son linge lui-même. Elles lui disaient qu'il devrait trouver une fille à épouser. Celui-ci semblait ignorer leur conseil stupide. Néanmoins, son visage rond et expressif montrait contre lui que ces remarques avaient l'effet du supplice de la goutte d'eau. Il avait à supporter ce genre de chose chaque fois qu'il mettait les pieds au centre du village. On comprenait alors aisément qu'il n'y passe que rarement. Ou alors était-ce parce qu'il y allait peu qu'il se faisait humilié par les villageois ? Les plus vieux ainsi que son surnom, « le marginal » semblaient aller dans ce sens. Dans ce cas, pourquoi fuyait-il le monde ?

Stella sortis de sa rêvasserie lorsqu'il somma aux femmes de le laisser tranquille les traitant de commères. Celles-ci s'en indignèrent avant de partir en gloussant. L'homme repris sa tâche soudain gêné par Stella, assez contente du départ de ses aînées, qui vint s’asseoir à ses cotés pour effectuer les mêmes gestes répétitifs. Elle le regarda vraiment pour la première fois en commençant pas ses mains abîmées par les tâches fermières et ménagères alors que le reste de son corps respirait la jeunesse voire l'enfance. Il ne semblait pas se soucier de son apparence portant des vêtements de laines, celle qu'il produisait, amples et non teints ainsi qu'ayant ses cheveux noir en pagaille tombant dans ses grands yeux en amende marron.
Stella éprouvait l'irrésistible envie de briser la glace avec cet homme esseulé mais elle ne savait comment s'y prendre. Aussi, sa curiosité naturelle voulait trouver la réponse à sa question.
-Pourquoi fuyez-vous les gens ? Demanda-t-elle se disant qu'elle n'avait rien à perdre à jouer la carte du directe.
Il se retourna vers elle rapidement, complètement pris au dépourvus. Son geste avait été tellement brusque qu'il s'était presque retrouvé à l'eau manquant de tomber par pur maladresse.
Le marginal tenta de répondre mais sa voix restait bloquée dans sa gorge comme si elle était aussi timide que lui.
La jeune femme resta patiente, continuant ce qu'elle devait faire.
-Comme ça ! Finit-il par souffler péniblement après s'être un peu calmé.
Elle le regarda, une moue ennuyée sur le visage ce qui le fit rougir et détourner le regard. Il ne semblait pas prêt à satisfaire cette curiosité malvenue.
Pour couper court à la gêne créée dont le seul bruit consistait au frottement des habits sur la planche en bois, Stella lui demanda son nom. À part le marginal voire le berger, jamais personne ne le nommait. Lui, cet orphelin depuis quatre ans. Cet être à demi étranger de part le sang de sa mère, une marchande d'un lointain pays aux épices. Depuis, il s'occupait seul de la ferme héritée par son père. La laine de ses moutons était connue jusqu'au château du seigneur. Il avait, en tant que berger, une bonne renommé faisant qu'il ne manquait jamais de rien même lors des disettes hivernales où il aidait alors les villageois qui ne semblaient pourtant pas reconnaissant. Une amnésie malsaine régnait contre lui. Comme s'il eut un si grand péché sur le dos qu'il fut impardonnable.
-Je m'appelle Louis.


Louis était à la fontaine et s'occupait de son linge qu'il avait accumulé depuis trop longtemps raréfiant ses visites. Tous ces gens, il ne les aimait pas. Sauf une ; la belle Stella. À chacune de ses sorties au centre, il l'admirait comme une œuvre d'art. Il n'était pas le seul. En réalité, tous les hommes de ce coin perdu la convoitaient. Quelle mauvaise surprise Louis avait eu lorsqu'il était arrivé au centre après un isolement de trois semaines. Elle était mariée maintenant ! Et pas à n'importe qui. Son compagnon pour la vie n'était autre que le récolteur d'impôt ! Un homme fier, le plus détesté par le berger avant même que la jalousie s'en rajoute.
À cause de sa maudite timidité, Louis n'avais jamais osé lui déclarer sa flamme et voilà qu'il s'était fait devancé par le cultivé, riche et fort Gray Kier. Il était lettré et avait des contactes avec le seigneur et les chevaliers, dont il faisait parti avant de finir boiteux. Il était le seul du village à savoir manier le sabre. Et pour toutes ces qualités, il était vénéré par l'ensemble des villageois. C'est qu'il leur en fallait peu à ces bouseux ! Le père de Stella n'aurait pus rêver meilleur parti pour sa fille et avait donc du accorder la main de celle-ci facilement.
De toute façon à par elle, aucune autre femme n'était à la hauteur de cet homme. Malgré sa corpulence un peu garçonne, la beauté de Stella restait inégalée dans le village. Ses long cheveux châtain entretenu ainsi que ses yeux bleu océan embellissaient sa peau blanche et parfaite. Ses joues et lèvres rosées jalousaient les filles qui n'osaient, depuis son mariage, plus dire mauvais mots sur elle. Aussi, les rumeurs couraient qu'elle était une bonne cuisinière et qu'elle accomplissait toujours parfaitement les tâches ménagères. Sauf, paraissait-il, en couture où elle était médiocre.
Mais l'un des points les plus important pour Kier était les hanches de la jeune femme qui semblaient parfaites pour enfanter.

Louis sortis de ses pensées lorsque les piaillements des femmes devinrent insupportable à ses oreilles.
-Laissez-moi tranquille, commères ! Cria-t-il dans leur direction reprenant son activité en ignorant complètements leur départ.
Par contre, l'arrivé de celle qu'il aimait en secret ne passa pas inaperçu.
Trop timide, il n'osait pas lui parler. Lorsque Stella entama la conversation, il fut tellement pris de court qu'il ne pouvait que bégayer ridiculement après avoir presque fini à l'eau. Louis eut du mal à souffler sa réponse. Le berger n'avait pas non plus tellement envie d'exprimer ses sentiments sur les habitants. Chacun possèdait ses secrets. Le sien était lié au prêtre de l'église, bâtiment le plus important du lieu, et donc à ses feu parents même si lui-même ignorait le lien avec ceux-ci.
Finalement, elle changea de sujet et de file en aiguille, ils apprirent un peu à se connaître. Ils s'entendaient si merveilleusement bien.
Malheureusement, le mari interrompus leur discussion rythmée par de petits rires. Il les observait depuis peu mais leur complicité évidente le fit grincer des dents, lui qui n'avait pu avoir un seul échange courtois avec sa belle depuis leur mariage.
Kier s'approcha d'eux et n'eut même pas besoin de dire le moindre mots, ordonnant à sa femme de rentrer juste avec son regard gris et froid. Sa prestance renforcée par sa corpulence impressionnante faisait figure d'autorité suffisante.
Stella s'était levée, impressionnée par cet homme. Elle se refusait néanmoins à partir juste comme ça, portée par sa fougue.
-Rentre donc au lieu de te faire charmer par le marginal ! Dit-il d'une grosse voix se faisant finalement obéir.
Louis se leva en grognant n'impressionnant guère personne. À peine plus petit que Stella, il n'arrivait qu'à la poitrine de son rival. Aussi, sa taille maigrichonne contrastait avec les larges épaules de cet homme d'arme.
Les deux hommes se défiaient du regard mais le berger baissa ses yeux le premier avant d’attraper son linge et de partir, honteux. Il n'avait rien à gagner à une confrontation.

Louis retournait fréquemment au village afin de voir Stella, de loin. Seulement, elle lui apparaissait malheureuse et battue. Les hématomes présents sur son corps ne laissaient peu de doutes. Et les commères le confirmèrent un jour.
-Elle ne veut pas faire ses devoirs d'épouse alors il la bat, dit l'une d'elle.
-Ma foi, c'est bien naturel. Mais savez-vous qu'elle rend les coups ? Fit une autre.
-Dieu, cela explique donc les blessures de monsieur Kier ! Termina la dernière.
Il était vrai que ce dernier avait des griffures et morsures sur les bras et le visage. Cela ne suffit pas à calmer Louis qui s'énervait de se sentir impuissant face aux douleurs de celle qu'il aimait. Il passa sa colère en criant sur ces femmes qui semblaient trouver normal qu'on puisse se faire frapper par son mari, celui qui est sensé vous chérir et vous protéger.
Les femmes le grondèrent d'agir comme un enfant. Elles lui dirent qu'il était ignorant des vraies relations. Puis, elles partirent, le laissant seul avec ses grognements.

Stella arriva au centre du village, arborant un œil au beurre noir. Le berger se cacha comme à son habitude au coin d'une maison mais sa bien-aimée semblait encore plus déprimée que d'habitude. Il inspira donc profondément, rassemblant son courage et alla vers elle. En le voyant, les yeux de la jeune s’illuminèrent et un sourire, assez triste, se dessina sur ses lèvres.
Ils étaient tout deux gênés alors Louis n'aborda rien de ce qui tracassait Stella la laissant dans son mutisme fier. Mais il avait en tête de la faire sourire alors il l'invita jouer avec les enfants comme lui-même le faisait si souvent, en cachette des adultes.
Le berger était un bon amis des enfants du villages qui n'étaient après tout pas beaucoup plus jeunes que lui. Il n'y avait pourtant pas de césure entre les années qui s'écoulent alors quand était-il censé arrêter de jouer ?
Tous les sept avaient les vêtements salis de boue. Stella riait et avait complètement oublié sa misère jusqu'à l'arrivé de son mari. Sa mâchoire carrée grinçante constatait sa colère. Les enfants avaient détallé, impressionné et peureux, dans les jupons de leur mères attirées par l'agitation.
-Tu me fait honte ! Criait Kier, tu as déjà quinze ans, tu es une femme, j'attends donc que tu te comporte comme tel !
Stella soutenait son regard dur avec impertinence. Néanmoins, elle obtempéra lorsqu'il lui ordonna de rentrer. Elle voulait éviter un scandale au village ainsi qu'un conflit si douloureux à supporter tant physiquement que moralement.
Seulement, avant qu'elle ne soit partie, Louis prit sa défense en défiant Kier le traitant de rustre.
Ce dernier rit légèrement, nullement impressionné mais piqué dans son estime. Il se retourna donc vers les femmes en bombant le torse et dit, méprisant :
-Vous ne devriez pas laisser vos enfants jouer avec un pédéraste.
Il venait, sans aucuns remords, de rappeler ces rumeurs au village en entier.
Les femmes s'indignèrent et ordonnèrent à leur descendance de ne plus s'approcher du marginal. Celui-ci était tétanisé et ne pus soutenir le regard interrogatif de Stella alors il pris la fuite conspué par les femmes et enfants, traîtres à cause de la punition qu'ils risquaient.


Louis ne retournait plus au village. Ce jour-là, Stella avait passé une si bonne après-midi qu'elle avait pus supporter ses ennuies plus facilement. Comme si une douceur c'était rajouté dans son quotidien devenus si soudainement plus féroce.
Mais le berger lui manquait tellement. Alors, oubliant les représailles futures, elle avait marché jusqu'à sa ferme. Ce n'était pas si loin bien qu'en-dehors du village.
La jeune femme s'accouda à un arbre en souriant lorsqu'elle l’aperçut. Il était dans son champ entouré de ses moutons et de son cheval de trait. Assis sur un vieux tronc renversé, il soignait un bébé mouton s'étant égratigné la patte. Il s'en occupait avec tant de passion et de douceur que c'en était attendrissant.
Louis, se sentant observé, se retourna pour apercevoir sa belle. Il l'invita à venir sur son terrain, rouge de timidité mais ravis de voir qu'elle ne le fuyait pas. Elle ne se fit pas prier et escalada donc la petite barrière en bois pour s’asseoir à ses cotés. À peine l'eut-elle fait que des larmes, trop longtemps refoulées et intériorisées, se mirent à couler sur ses joues sous le regard surpris et désolé du berger. Timidement, il lui toucha l'épaule en lui ouvrant les bras. Elle se blottit contre lui, non mécontente d'avoir enfin un peu de réconforts. Elle ne pouvait partager ses douleurs avec personnes mais ses épaules n'étaient pas assez robuste pour tout endurer. Elle fit donc de Louis son confident lui avouant tout, juste après s'en être remise. Il l'écouta calmement, sans l'interrompre, lui caressant tendrement la chevelure.
Quand elle eut terminé son récit, un silence suivit. Louis ne savait quoi dire pour la consoler. À ce moment, Goultard le cheval de trait, s'approcha d'eux caressant la femme du museau.
D'une voix mélancolique, Louis raconta ce jour où l'animal était revenu, fidèle, avec la charrette dérobée des laines, ne contenant que le cadavres des parents du berger partis le matin même vendre leur production sur les marchés de la ville voisine.
Stella l'avait écouté raconter cet événement que tous connaissaient. Louis enchaîna, se vantant que sa laine était la meilleure de la région mais que maintenant, il avait trop peur d'aller la vendre en ville alors que plus jeune, il avait tant supplié ses parents pour les accompagner. Grâce à sa peur, des marchands des tous les coins du royaume passaient au village. Alors qu'il était un marginal en ces lieux, il était très réputé ailleurs.
-Mon lit est en effet le meilleur de la région, vous pourriez en témoigner, fit-il avant de remarquer l'air interrogatif de Stella et de comprendre l’ambiguïté de ses mots.
Il rougit et fit de grand gestes ridicules avec ses mains tentant de rattraper sa maladresse.
-Il y a méprise, je ne voulait pas dit cela !
Il tomba en arrière, rouge tomate lorsque Stella susurra à son oreille que ce serait avec plaisir.
Ses mots lui faisaient à nouveau ressentir toute ces sensations. Était-ce encore une épreuve de Dieu ? Quel serait sa punition cette fois ?
Leurs échanges furent interrompus à l'arrivé d'enfants prêt à jouer des mauvais tour aux montons du berger qui les chassa gentiment. Stella rentra chez elle ne voulant pas que son mari ne remarque son absence.
-Tutoyez-moi, je vous prie, lâcha-t-elle en se retournant souriante.
-Toi aussi, répondit-il lui rendant sa joie.


Louis s'occupait de son champ tranquillement, un sourire béat aux lèvres en pensant à sa belle, quand des enfants du village arrivèrent, paniqué.
-Marginal, venez vite au village ! C'est la femme de monseigneur Gray !
Ils partirent en courant sans même attendre de réponse. Le berger les suivit, maintenant préoccupé.
Lorsqu'il arriva au village, il s’arrêta net, observant pour tenter de comprendre. Il n'y avait aucune trace de Stella. Seuls le médecin et Kier semblaient se disputer devant la maison du premier, qui servait aussi de salle de repos.
-Cette pauvre enfant est presque morte, brute !
Louis était abasourdi par tout ce qu'il entendait. Les villageois, rassemblé en cercle autour des deux hommes, chuchotaient entre eux et bien qu'ils ne semblaient pas s'entendre sur si Kier avait raison ou tord, tous savaient qu'il avait battu Stella presque à mort.
-Qu'avez-vous fait, truand ? Hurla-il, hors de lui.
Le berger s'était avancé pour crier sur son ennemi, soutenant son regard. La colère submergeait le jeune homme malgré son visage décomposé trahissant plutôt son inquiétude.
L'ancien chevalier voulu répondre mais les parents de la blessée s'en mêlèrent, atteint par le courage contagieux. Ils sommaient à l'homme de cesser de blesser leur précieuse fille unique mais furent remis à leur place par leur gendre les faisant chanter grâce à la douaire qu'il leur avait donné.
-Stella m'appartient, j'ai donc droit d'en faire ce que je souhaite, finit-il par lâcher coupant court au débat.
-Un mariage est la promesse que deux êtres s’aimeront jusqu'à la mort. Ce n'est pas l'asservissement de l'un par l'autre ! Louis continuait de défier Kier du regard.
À ce moment, Stella sorti de l'habitation du médecin. Le prêtre, un homme maigrichon et âgé à la courte barbe blanche, était à ses cotés, la soutenant, vite rejoint par le médecin. Son mari voulus s'approcher d'elle mais le berger l'en empêcha, le poussant afin de continuer à le défier. Kier, énervé de cette vaine offensive, l'attrapa par son vêtement et le souleva à sa hauteur. Le prêtre ordonna à l'homme de le lâcher. Il obtempéra en grognant.
-Arrêtez, mon père, de protéger ce fot-en-cul !
-Vous le savez. Ses défunt parents me l'ont fait promettre, avoua le prêtre.
Les villageois ne connaissaient rien de cette histoire de promesse mais avaient des doutes quand à la protection apportée par le vieillard.
-Et c'est l'unique raison pour laquelle il est encore en vie ! Pesta Kier les regardant à tour de rôle avec médisance.
Louis ne prêtait pas du tout attentions aux murmures vilains en son dos. Un coup d’œil vers Stella rejoint par ses parents désolés fini de le convaincre de continuer ses défits contre Kier envers qui sa haine augmentait.
-Vous m'avez déjà pris Pierre, je ne vous laisserai pas Stella ! Hurla-t-il de tout son cœur. Son âme expiait cette colère et peine accumulée.
Des hoquètements et exclamations de surprises accompagnèrent ces aveux. Tous connaissaient cette histoire et cet hiver où un jeune homme, accusé d'homosexualité par Kier, fut condamné à mort. Le marginal avait alors été montré du doigt comme l'amant mais Kier, contraint en secret par le prêtre, avait démentis. Depuis ce jour, il avait fuit le village, tenant tous ses habitants pour responsable. Et il ne se privait pas, en ce jour, de cracher sa colère à tous.

Son ennemis, qu'il n'haïssait que plus, se mettant le village à dos, Kier choisi alors d'en profiter pour en finir avec ces deux histoires, ces deux romances liées au marginal. Cette fois, son châtiment passerait outre la protection du prêtre.
-Je vous propose un duel, marginal, dit-il hautainement mais calmement.
Un sourire amer grandissait son visage carré. Il avait repris ses esprits et sa sournoiserie pouvait s'exprimer. Quand il eut l'attention de son ennemis, il lui proposa donc un marché ; Un combat d'épée à mort où la vainqueur gagne la main de Stella.
-N'acceptes pas, Louis ! Cria la belle qui n'eut droit qu'à un regard compatissant de la part du berger.
Évidemment, tous voyaient la gueule du loup grande ouverte avec ses dents acérées. Kier ne voyait là qu'un simple moyen d'éliminer définitivement cet écœurant marginal. Malgré les protestations futiles de Stella et du prêtre, le berger s'y jeta tête la première.
Kier claqua des doigts en demandant à ce qu'on donne une épée au marginal.

Louis attrapa l'épée donnée par le médecin. Il faillit la lâcher ne s'attendant pas à ce que ça soit si lourd.
Un cercle assez large se forma autour des deux adversaires. Plus personne ne parlait. Les duels d'hommes méritaient un respect total.
Ils se faisaient face, Kier fier et Louis, incertain. Le plus jeune avait sauté sur cette folle occasion, la seule qu'il n'aurait jamais d'aider Stella. S'il gagnait elle serait libre et il préférait mourir plutôt que de la perdre.
Il ne put s'empêcher de repenser à ce jour où il l'avait perdu. Il avait détourné son regard, elle aussi, et maintenant il avait peur de revivre cela. Tout était de la faute de cet homme en face de lui. Louis le regarda, mauvais, les sourcils froncés. Néanmoins, son visage s’adouci bien vite. La haine avait beau embrumer son cœur, il ne se voyait pas prendre une vie et de toute façon, il n'était pas fou au point de croire avoir la moindre chance. Il allait devoir aviser et ruser pour gagner. Si un berger arrivait à désarmer un homme d'arme, son honneur serait tellement bafouillé que c'en serait une victoire.
Kier invita son adversaire à attaquer. Louis souleva l'épée et fonça dans le tas. Kier esquiva et contre-attaqua mais le berger para tombant lourdement au sol sous les yeux de son ennemi qui s'en amusa, le laissant se relever.
Il tenta une autre attaque visant les jambes mais son aîné la para d'un simple geste de poignet, ne bougeant pas, donnant un coup de poing en pleine face de son autre main. Louis recula de deux pas avant de retenter des offensives qui échouèrent toutes lamentablement.
Cela n'avait duré que quelques minutes mais déjà, le jeune était épuisé.


Kier sourit. Ce combat était bien trop simple, il n'y avait aucun piment. Il se décida à passer sérieusement à l'attaque lui aussi, ayant déjà bien assez ridiculisé le marginal.
Il fonça sur son adversaire donnant un coup transversale que le berger esquiva sans trop de difficulté. Il avait oublié de prendre en compte sa blessure de guerre. Encore dans la force de l'âge, il n'avait nullement besoin d'une canne néanmoins, il n'était déjà plus ce qu'il était. Dans le passé, il avait protégé et servis le seigneur, combattant sur de multiples champs de bataille, remportant victoire sur victoire. Sa seule défaite lui avait coûté les ligaments de sa jambe droite.
Chacune de ses offensives échouaient grâce à la bonne santé de son adversaire et chacune des offensives de Louis échouaient à cause des techniques. Mais que pouvait la fougue de la jeunesse fasse à la ruse de l'expérience ?
Alors que Louis fonça une nouvelle fois tête baissée, incapable d'élaborer la moindre stratégie dans un pétrin lui étant inconnu, Kier lui fit un simple croche pied pour le déséquilibrer avant de lui donner un violent coup de lame déchirant donc la peau du dos du berger qui cria de douleur, tombant à genoux. L'ancien chevalier voulus donner à son cadet un second coup mais celui-ci se releva vite et attaqua. Malheureusement, d'un geste précis et souple du poignet, Kier désarma Louis, envoyant l'épée voler plus loin.
Le plus vieux se mit à rire tout en donnant, du plat de la lame pour faire durer son plaisir, une multitude de coups au berger. L'épée lourde utilisée en massue brisait les cotes, fouettait et étourdissait complètement sa victime empêchant toute réaction de sa part. Les coups continuèrent, même une fois Louis en boule sur le sol tentant de se protéger le visage.
Quand Kier se fatigua, il dévisagea son ennemi. Celui-ci était allongé sur le dos, blessé et en sang et regardait, terrifié, l'homme dans les yeux.

Louis souffrait tellement. Il était allongé au sol et aucun de ses muscles ne voulaient bien réagir. Tout son corps était engourdis tentant d'oublier la douleur mais cette dernière était si vive qu'il peinait à penser à autre chose.
Pourtant, son adversaire, qu'il n'avait pas réussi à toucher une seule et unique fois, le regardait de haut, si fier. Il avait peur de mourir maintenant qu'il était à la merci de cet homme impitoyable.
Kier leva son épée au dessus de lui, prêt à l’abattre.
Stella s'interposa entre celui qu'elle aurait du aimer et celui qu'elle aimait vraiment. Son mari s’arrêta net tandis que sa femme s'agenouilla auprès du blessé. Ses parents n'avaient eut le temps d'empêcher leur fille de réagir et maintenant ils regardaient, impuissant.
-J'ai droit de te tuer pour adultère, catin ! Cria Kier.
Vu l'attention non cachée qu'elle portait au marginal, il n'y avait aucun doute sur leur sentiments partagés.
-Faites-le ! Tant que je serais à ses cotés, même l'enfer me semblera paradis, répondit-elle sans peur, défiant comme toujours son mari.
L'homme voulait réagir mais très vite, les villageois sortirent de leur mutisme de simple spectateur pour enfin agir. Ils étaient maintenant attendris par ce couple comme si l'amour se propageait. Un amour pur et beau qui contaminait les personnes alentours avec sa joie et sa douceur.
Une romantique atmosphère illuminait la place comme les rayons du soleil réchauffant les cœurs.
Kier soupira et lâcha son épée, abandonnant son combat. Un abandon étant une défaite, il avait perdu face à un marginal.
-Tu n'as pas besoin de prestige ou de savoir manier les armes pour gagner la sympathie du peuple ou le cœur d'une dame, dit Kier en partant en direction de sa maison, les épaules droite et le menton levé, tournant donc le dos à son adversaire qui recevait d'ores et déjà les soins du médecins.
Il avait perdu ce combat, pas son honneur.
Louis le regarda partir, heureux. Stella sentis un énorme poids partir de ses épaules comme elle retrouvait sa liberté.
Les deux amants se regardèrent dans les yeux et s'embrassèrent profitant enfin de leurs sentiments et liberté d'aimer.


_______________

Voilà. Désolé pour les fautes que j'ai très certainement laissé passer.
Néanmoins, notons que je ne suis pas en retard (je suis même en avance d'un jour mais c'est pour que les gens aient le temps de lire).
Comme l'indique le titre, je me suis vite fait inspiré des disney, surtout La belle et la bête.
Bonne journée.

___________________________________________________


[center][i]One Shot : http://communautesadique.forumactif.fr/t6770-l-amour-donne-des-roues
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Floraly
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Lun 2 Avr - 16:32
Hello !

J'ai un peu de retard sur la St-Valentin pour ma part, je suis bien loin de la date à laquelle tu as posté cet OS ! Mais bon, la romance, ça fait plaisir toute l'année !

Je remarque que ton héroïne s'appelle Stella ! Je dois t'avouer que, ayant lu ta nouvelle "enquête d'amour", je me suis demandé si tu avais repris le personnage ou si tu affectionnais juste ce prénom, et je t'avoue qu'avec ce début, je suis partagée ! Parce que c'est clairement un autre univers et elle semble différente, mais il y a quand même des ressemblances avec la Stella de l'autre histoire... Du coup, quelle était ton idée ?

Autre ressemblance avec "Enquête amoureuse", je vois que tu as repris le principe des points de vue croisés. Enfin, là tu nous fais trois points de vue entre Stella, Louis et Kier. J'avoue que j'ai vraiment du mal avec les textes qui sont agrémentés de couleurs en général. J'ai lu trop de textes sous forme de dialogues dans lesquels chaque personnage avait une couleur et ça m'embrouillait en plus de me casser les yeux. xD
Non, plus sérieusement, je ne suis pas vraiment fan de l'utilisation de couleurs dans un texte. Enfin, dans celui-ci ce n'est pas si dérangeant que ça, mais je pense que tu aurais pu faire sans et que ça aurait gardé tout son sens !

Quoiqu'il en soit, pour parler un peu plus des points de vue de la manière dont tu les as faits, je t'avoue que ça fait un peu "RP". Autant dans "Enquête amoureuse" j'aimais bien ça parce que ça marchait bien avec le côté policier de l'enquête et que les personnages ne se connaissaient pas du tout, autant là je suis un peu moins fan du système.
Attention, ton OS est très bien comme ça, je ne dis pas le contraire ! C'est juste que sur un texte aussi court, peut-être que de se concentrer sur un seul personnage ça aurait permis de le rendre plus attachant ou de ballotter un peu moins le lecteur entre différentes perspectives. Ou ce que j'aurais trouvé encore mieux, ça aurait été de laisser tomber les points de vue internes et de faire quelque chose d'omniscient où tu passes d'un personnage à l'autre de manière subtile dans ton texte sans faire des points de vue séparés...
Enfin, je ne sais pas ce que tu penses de cette histoire de perspectives et pourquoi tu as choisi de le faire par points de vue comme tu l'as fait, peut-être que tu cherchais à faire un effet et que c'est ce que tu voulais, mais je t'avoue que ce système ne me convainc pas plus que ça personnellement !

Autrement, il y a des petits couacs du côté de l'orthographe et de la syntaxe aussi. Je sais que tu as mis que tu devais avoir laissé passer des fautes, mais il y en a vraiment beaucoup et il y a des phrases dont on comprend le sens mais qui ne sont pas vraiment correctes. J'ai l'impression que c'est surtout au début du texte, ce qui est étrange parce que pour ma part, je suis toujours plus concentrée au début de ma relecture !
Quoiqu'il en soit, il y a des petites erreurs qui restent quand même assez gênantes à la lecture, je pense que tu gagnerais soit à faire corriger tes textes par quelqu'un, soit à attendre quelques heures ou quelques jours avant de te relire et de te corriger, histoire d'avoir un peu de recul et d'être plus frais ! Surtout qu'avec ce texte, tu étais en avance sur la St-Valentin, tu aurais pu laisser le texte reposer une nuit et le relire un coup avant de le poster ?

Bon, maintenant que j'ai fait le point sur le côté technique du texte, je vais m'attarder plus sur l'histoire !

J'aime beaucoup comme tes histoires ont toujours des personnages aux caractères forts, c'est des battants et ils sont toujours sacrément badass ! C'est quelque chose que tu sembles aimer faire, j'ai l'impression que c'est ta marque de fabrique ! Quoiqu'il en soit, n'oublie pas de leur créer un univers pour qu'ils puissent s'exprimer pleinement. Quand tu écris ce genre d'OS, j'ai l'impression que tu as souvent tendance à raconter les choses telles qu'elles te viennent, mais tu ne crées par vraiment d'univers ou d'atmosphère autour de tes personnages, ce qui fait qu'on se retrouve devant des faits et des événements qui se passent mais j'ai pas l'impression de réussir à vraiment entrer dans l'histoire.
Tu as des idées qui sont clairement cools et un bon niveau d'écriture, mais je pense vraiment que tu gagnerais à t'arrêter plus sur des descriptions, sur des états psychologiques, sur certaines discussions, plutôt que de juste dire "après une charmante discussion" et de passer à la suite. C'est le genre de chose, de scène, qui permet de créer l'univers de tes personnages, de leur donner une personnalité, de les rendre attachants. Et pour moi, c'est une des choses les plus importantes dans un texte. (Je suis très attachée aux personnages dans un texte, mais ça n'engage que moi)

Je vais te donner un conseil que m'avait donné Mich. Strogoff à une époque et qui m'avait été très précieux. Elle m'avait dit "Ne dit pas que le ciel est magnifique, mais décris ce ciel magnifique. Fais sentir qu'il est magnifique". Ce n'était pas exactement dans ces termes, mais je crois que ce conseil a débloqué pas mal de choses en moi. Pour rendre un univers extraordinaire, un personnage beau, un endroit effrayant, il ne suffit pas de dire qu'il sont extraordinaire, beau ou effrayant. Il faut le faire sentir par des descriptions, des situations, des réactions ou réflexions des personnages. J'ai un peu l'impression de te faire la morale en mode "c'est ce qu'il faut faire" et je suis désolée parce que je ne veux pas du tout faire de la prescription ou quoi, mais je pense que c'est quelque chose qui pourrait vraiment ajouter une grande qualité à tes textes ! Ça pourrait vraiment faire honneur aux messages que ton texte veut porter et aux personnages que tu crées.
Attention, je ne dis clairement pas que tes textes sont mauvais parce qu'ils n'ont pas ça ou que tu dois impérativement appliquer tout ce que je dis, loin de moi cette idée ! Je te suggère juste de garder ça dans un petit coin de ta tête la prochaine fois que tu écriras =D

Enfin, je me souviens avoir beaucoup aimé ton texte "Le lutin du Père Noël", parce que tu l'avais écrit à la première personne et on se retrouvait dans la tête du personnage et il y avait beaucoup plus ce côté immersif (c'était peut-être la magie de Noël aussi ~) !

Enfin, je vais arrêter de te baratiner avec mes histoires ! J'espère que mes conseils et expériences te seront utiles ! Et si non, envoie-moi paître et j'irai brouter de l'herbe en me disant qu'il faut que j'étale moins ma vie ! xD

Hâte de lire tes prochains écrits et de savoir si je retrouverai une Stella !

Bye !

Ps : J'ai une question qui me trotte dans la tête depuis un moment mais je n'osais pas vraiment la poser... Du coup, je le fais là mais si c'est une question qui t'embête ou quoi, ignore-moi et je modifierai mon message pour l'enlever après ta réponse...
J'ai remarqué que tu utilisais le masculin lorsque tu parlais de toi dans ton dernier "compte rendu" de randonnée et comme j'étais habituée à te désigner avec des pronoms féminins, je me demandais ce que tu voulais que j'utilise ?

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Lameufàlahache
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Lun 2 Avr - 17:12
Pour commencer, merci pour ton commentaire, il est vraiment constructif et me fait très plaisir !

Pour mes Ocs, j'ai une palette de plusieurs OCs que j'utilise dans pleins d'univers différent. Cette Stella est donc celle d'une autre univers que la Stella de "Enquête amoureuse". Elles sont donc les mêmes et différentes. (Je suis peut-être bizarre mais j'aime bien).

Pour le choix des points de vues, j'ai choisis au début de l'histoire d'avoir un narrateur interne et de croiser les pdv. Mais c'était un choix purement arbitraire et c'est vrai qu'un point de vue omniscient aurait peut-être été plus approprié.
Pour les couleurs, elles n'ont pas d'intérêt, je trouvait juste ça joli.

J'ai relus ce texte plusieurs fois et j'ai même appliqué ton conseil de le laisser reposer (tes conseils ne tombent pas de l'oreille d'un sourd !)
Mais j'ai essayé d'adopter des phrases plus complexes que celles dont j'ai l'habitude et au final, en plus de ne pas avoir réussis, la grammaire et la syntaxe m'ont causé encore plus de problèmes !

Comme tu as dit le comprendre, il s'agit d'un UA (Univers Alternatif) dans lequel évoluent deux de mes Ocs récurant (Louis et Stella). Et je t'avoue que je n'ai pas vraiment pris le temps de bien le développer. Tu as raison quand tu me fait le reproche d'avoir une atmosphère et un univers pauvre car c'est clairement le gros défaut de ce texte. J'avais juste envie de raconter une histoire et je n'ai pas du tout pris le temps de la développer correctement.
"Tu as des idées qui sont clairement cools et un bon niveau d'écriture" Oh la la, tu va me faire rougir et prendre la grosse tête ! Embarassed
Plus sérieusement, tu as parfaitement raison. Je ne veux pas me vanter mais je pense être capable de créer une histoire avec une atmosphère unique et un univers développé !
Merci pour tes précieux conseils (et celui de notre chère Mich. ) qui vont m'aider à beaucoup m’améliorer.
Compte sur moi pour ne plus négliger cet aspect dans mes prochaines nouvelles !

Merci infiniment !
(Et continue tes commentaires comme tu les fait, ils aident vraiment en plus de booster la motivation !)

PS:Pour répondre à ta question, en fait c'est simple (ou pas ^^') : Je me genre moi-même au masculin mais je veux que les autres continuent de me genrer au féminin. En fait, je suis en questionnement sur mon genre mais qu'on dise "Il" ou "Elle" revient au même pour moi. Je n'aime juste vraiment pas qu'on dise de moi que je suis "une femme". Mais une "fille" (ou même un "garçon/homme" c'est OK.)
Bref, je pense être agenre mais je ne sais pas moi-même. (Et j'aime pas "iel" car je trouve ça très moche mais c'est certainement car je ne suis pas habitué à l'inclusif mais si les gens me demandent de dire "iel" je le ferai, évidemment).

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